‹ L'occultisme et l'amourChapitre 60 sur 87 · L'art cVaiiner, 1. IL · texte numérisé non relu

L'art cVaiiner, 1. IL

une des parties principales de la magie et ce n'était pas la moins cultivée, car c'était celle qui était la mieux payée par la prodigalité des amants ^ »

En somme, les philtres étaient des combinaisons de breuvages, de poudres, d'onguents destinés à angmenter la puissance surnaturelle des sorciers. « On retrouve le plus souvent dans ces compositions, dit Plj'toff -, la ciguë et la valériane, le lierre, la mauve, le cj^près, le serpent, le hibou, le crapaud. Quant aux philtres aphrodisiaques, ils étaient formés de têtes de milans, de queues de loup, do cendres d'images de saints canonisés, de cheveux, etc. Tous ces composés disparates devaient être de plus, en outre des malaxations spéciales, consacrés dans des cérémonies fantastiques. »

Outre ces ingrédients bizarres, il faut le dire, deux substances occupaient uneplace prépondérante dans la fabrication des philtres d'amour : le sperme et le sang des menstrues.

La logique toute spéciale de nos ancêtres les conduisait à des déductions bizarres. C'est ainsi que dans les recherches qu'ils consacrèrent aux philtres et talismans d'amour, ils firent jouer un rôle énorme

1. Saint-Marc Girarclin, Cours de ïiUéralare dvamaticjue, t. TU, p. 337.

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