C. Leowitz, astronome de Bohême
A. Mizauld, médecin (Œuvres).
M. de Nostredame (Nostradamus) médecin (Centuries).
M. de Nostredame, le jeune, fils du précédent ( Traité d'astrologie).
H. de Rantzau, écrivain (Œuvres).
R. Lebaillif, sieur de la Rivière, médecin.
C. Ruggieri, Florentin, amené en France par Catherine de Médicis.
Ensuite, nous ne trouvons plus aucun nom digne d’être cité : l’astrologie tombe en pleine décadence, et il faut arriver à l’époque contemporaine pour assistera sa résurrection : mais alors, avec P. Flambart, E. G. de l’Ecole polytechnique, Raphaël et autres, elle devient purement et absolument scientifique.
k. — Les Magistes.
La magie, qui a maintenant abandonné ce nom trop décrié jadis, pour s’appeler hyperphysique, est l’étude et l’application de forces naturelles que la science normale n’a pas encore cataloguées, telles les énergies magnétiques, mentales, psychiques, astrales, etc.
Au cours du Moyen-Age. la magie suivit un double cou-
rant, celui des inagistes proprement dits et celui des sorciers.
Les premiers se confinaient généralement dans la théorie et ont laissé des ouvrages, rédigés dans une écriture symbolique qu’aujourd’hui nous avons quelque peine à déchiffrer, ou, s’ils abordaient la pratique de leur science, au moins s’en cachaient-ils soigneusement, pour ne pas avoir de dangereux démêlés avec les autorités civiles ou religieuses, à moins toutefois qu’ils ne réussissent à se parer de la protection de quelque grand personnage, curieux de leur science — très généralement dans un sens péjoratif, ce qui les menait dans les voies inavouables de la goétie, — mais capable, au besoin, de les protéger.
Les sorciers étaient généralement de pauvres diables dont toute la science consistait dans la préparation d’un onguent et d’un électuaire (1) dont l’usage les transportait — en imagination s’entend, mais avec tout le relief, toutle fini, toute l’ampleur de la réalité — au sabbat démoniaque, ce qui les amenait fatalement à faire connaissance avec la hart ou le fagot.
Je ne vais donner que les noms des principaux, dans cette double catégorie, de ceux qui, à un titre quelconque, méritent de sortir de l’oubli :
Apollonius de Tyanes (ier siècle après J.-C.), philosophe pythagoricien.
Proclus (v® s.), philosophe néoplatonicien.
Asclbpiodote d’Alexandrie (ve s.), disciple du précédent, philosophe et médecin.
Léon III (vu6 s.), pape ( Enchiridion ).
Marthe Brossier (xvie s.), qui joua un certain rôle dans les événements de la Ligue.
Paracelse (xvi6 s.), médecin.
J.-V. André (xviPs.), le principal organisateur des Rose-Croix.
(1) J'en ai donné les formules dans l’Histoire mythique de Shatan ,
1 vol. in-8°, Paris, 1903.