‹ L'occultisme et la scienceChapitre 46 sur 57 · SL’ K LES CORRESPONDANCES · texte numérisé non relu

SL’ K LES CORRESPONDANCES

11 a été dit, au cours du présent ouvrage que « les correspondances unissent intimement toutes les portions de l’univers visible et invisible » ; c’est indiquer, par cela même, que ces correspondances sont basées sur la loi d’analogie.

L’utilisation des correspondances existe par suite, sans qu’on s’en rende compte, dans toutes les sciences humaines : c’est ainsi, par exemple que, pour certaines opérations de chimie, on peut se servir indifféremment de potassium ou de sodium ou que, dans certaines mensurations, on peut prendre telle mesure, comme type, de préférence à telle autre.

Mais c’est dans l’hermétisme que ce système de rapports a acquis son plus grand développement, d’abord parce que, dans le principe, il était en quelque sorte le trait d’union au moyen duquel on pouvait passer facilement du visible à l’invisible, de l’ordre matériel à l’Ôrdre métaphysique, ou du grain de sable à Dieu, mais encore parce que, dans la suite, les maîtres qui ont écrit sur ces matières en ont fait une sorte de voile dont ils revêtaient leur pensée, soitqu’ils voulussent qu’elle ne fût saisie que par des lecteurs d’un certain ordre, sans être divulguée dans un public porté à en abuser, soit que — au Moyen Age — la prudence leur commandât de céler à tous, sauf aux initiés, un enseignement dont le plus sûr effet devait être de les conduire à la potence ou au bûcher.

La connaissance des correspondances constitue donc un chapitre tout à fait à part de la science hermétique ce qui fait que, n’ayant pas eu l’occasion d’en parler dans le corps de l’ouvrage, je vais en donner ici une rapide explication qui suffira pour en faire comprendre le mécanisme.

Disons tout d’abord que les séries de correspondances sont innombrables et que leur connaissance un peu approfondie ne

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