I.ES AMAZONES
bassin de l’Euxin et de la Caspienne. Leur point de
départ paraît avoir été la Crimée. — « Bien des siècles avant les guerrières des bords du Thermodon, dit Diodore, les Amazones avaient été très-puissantes. Au temps de leur reine Myrino, elles levèrent une armée de trente millo femmes combattant à pied et de deux mille à cheval pour envahir le pays des Atlantes, le plus policé des peuples africains et qui occupait une contrée riche et remplie de grandes cités L »
L’annaliste, en nous prévenant qu’il emprunte son récit à Denys de Mitylène, auteur fort ancien, perdu pour nous et qui écrivit aussi l’histoire des Argonautes et de Bacchus, affirme que c’est bien à tort qu’on s’imagine qu’il n’exista point d’autres Amazones que celles du Thermodon qui combattirent au siège de Troie. La nation dont il parle était éteinte plusieurs siècles avant la prise de cette ville, les femmes y exerçaient les fonctions publiques, tant dans la vie civile qu’à la guerre, tandis que les hommes, réduits au rôle d’animaux reproducteurs, vaquaient aux travaux domestiques et soignaient les enfants. Afin de n’être pas gênées dans l’exercice de l’arc, elles brûlaient les mamelles aux filles, dès leur enfance.
i Diod., 1. III, 27.
« L’ile qu'habitaient les Amazones était fort grande et s’appelait l’Hespérie ; fertile et nourrissant de nombreux troupeaux, elle s’étendait à l’occident du lac Triton dont le nom est emprunté au fleuve Triton qui y débouche; ce fleuve est proche de l’Ethiopie et d’une très-haute montagne qui domine l’Océan et que les Grecs nomment Atlas. » Ainsi que nous l’avons démontré, le fleuve Triton séparait jadis la presqu’île de Kertch ou Erythie du reste de la Grimée. L’Hespéric ne pouvait dès lors être que la Grimée proprement dite.
Les Amazones, continue Diodore, s’emparèrent d’abord de la ville sacrée de Men, qu’habitaient les Ethiopiens ichtyophages et d’où sortaient des vapeurs enflammées.
Après avoir soumis les Numides et d’autres peuples africains, les Amazones bâtirent, sur le lac Tritonide, une ville qui fut nommée Kheronnesos . Puis elles attaquèrent les Atlantes et vainquirent les habitants de Kerkène, qu’elks traitèrent avec beaucoup de cruauté, passant au fil de l’épée tous les hommes ayant atteint l’âge viril et réduisant en servitude les femmes et les enfants.
Gette ville de Kerkène est la même, sans nul doute, que la Kerkénitis d’Hérodote, voisine de l’isthme de Pérékop et cette cité de Khéronnèse est celle mention-
LES AMAZONES
née par Strabon dans sa description du Bosphore : « En allant vers l’Orient, dit le géographe, on arrive au Kalos Limen, le beau port, et à un grand promontoire où est située une ville de Khéronnésos. Là est. le Part hé nium, temple de la Vierge. Entre la ville et le cap, on trouve les ruines de la vieille cité Khéronnôsc. » Strabon ajoute que, dans cette partie de la côte taflrique, on trouve Te mont Cimmérium et les cités Myrmékium et Nymphœum 1 ; celle-ci avait été bâtie jadis par les Amazones, selon P. Mêla 2 . Khéronnésos était donc située au nord de la presqu’île de Kertch, près du cap d’Iénikalé, dont le nom est probablement une altération de Limen Kalos.
Un passage de Philostrate accuse, avec précision, un détail de la marche des Amazones; elles firent, dit-il, une descente dans une île consacrée à Achille. Or, Strabon, en décrivant l’ile Cimmérienne, rapporte qu’à l'endroit où le Bosphore est le plus rétréci, sur la rive opposée aux villes Myrmékium, Heracléum et Porthmium, il y avait un bourg Achilléum, et un temple consacré à Achille 3 . Les Amazones passèrent donc de la Chersonnèse dans l’ile Fontan, par le détroit d’Iénikalé.
! Strab., VII, p. 308.
s De siln orbii, 1. II, c. 1 3 Strab., 1. XI, p. 494.
Hellanicus nous apprend qu’elles revinrent par le même chemin. Thésée ayant enlevé Antiope, l’une des reines des Amazones, celles-ci traversèrent le Bosphore, sur la glace, pour attaquer Athènes. Il est évident qu’il ne peut être question ici du Bosphore de Thrace, qui ne gèle jamais, mais bien du Bosphore cimmérien où ce fait se produit assez fréquemment. Hérodote dit que les Scythes le traversaient l’hiver en corps d’armée avec leurs chariots l .
On aperçoit sans peine les déductions qui ressortent de cette légende. Thésée, fils de Neptune, le compagnon du demi-dieu Hercule, le prisonnier de Pluton, fut un des derniers rois de cette Athènes taurique dont nous avons reconnu la situation dans la baie de Soudagh, sur le littoral méridional de la Grimée. Rien de plus naturel, dès qu'on accepte cette donnée, que ce prince se soit trouvé voisin des Amazones et qu’il ait eu occasion de les combattre.
La reine Myrine, après avoir emporté d'assaut la ville de Kerkène, fit passer au fil de l'épée tous les hommes en âge viril et réduisit en esclavage les femmes et les enfants, puis elle fit détruire la ville. La nation des Atlantes fut frappée d'une telle épouvante, que tous les habitants s’empressèrent de faire
1 Hérodote, 1. IV.
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leur soumission. Myrine se montra alors plus humaine, elle reçut les présents magnifiques que lui apportèrent les chefs des tribus et, ayant fait bâtir . une ville nouvelle en place de celle qu’elle avait renversée, elle la peupla des captifs qu’elle avait faits dans ses expéditions, et lui donna son nom. Elle fit plus, elle consentit, sur la demande des princes Atlantes, à attaquer les Gorgones, autre nation d'Amazones, voisine de leur pays. Les Gorgones se défendirent avec courage, mais elles furent vaincues et un grand nombre d’entr’clles périrent dans le combat. Trois mille restèrent prisonnières. Tandis que les Amazones, campées sous les bois, se relâchaient de leur surveillance, les Gorgones captives se concertèrent, et, s’emparant des épées, massacrèrent leurs gardiennes endormies; mais les Amazones, revenant en foule, les accablèrent et les tuèrent jusqu’à la dernière. La nation des Gorgones, accablée par cet échec, se releva pourtant par la suite, sous le règne de Méduse, qui tomba sous le cimeterre de Persée.
« La reine Myrine, continue Diodore, après avoir soumis les Atlantes, passa chez les Egyptiens et fit alliance avec Horus, fils d’ïsis, qui gouvernait le pays. » Nous voici en Golchide, où commandait le régent pour le Pharaon d’Egypte. « Ensuite Myrine entra dans la Syrie. Les Giliciens lui payèrent
tribut. Après avoir franchi le Taurus, elle pénétra, avec son armée, chez les Phrygiens et ne s’arrêta . qu’au bord du Gaïcus. Cette reine jeta sur sa route les fondements de plusieurs cités, Cymes, Pitane, Priène, sur le littoral. Elle fut cependant arrêtée dans le cours de ses conquêtes par une ligue des Thraces et des Scythes. Battues à plusieurs reprises, les Amazones, après avoir perdu leur reine, furent contraintes de revenir dans la Libye. »
La distribution géographique des pays conquis par les Amazones est, comme on voit, parfaitement conforme à la situation que nous leur avons assignée. L’Atlantide, l'Egypte asiatique, la Syrie et la Phrygie présentent les rapports de voisinage sans lesquels la marche des femmes guerrières devient incompréhensible. Il n’est pas présumable, néanmoins, qu’à l’époque fort reculée dont il est question, il y eût déjà, en Asie-Mineure, des Phrygiens et des Giliciens. Mais ce sont là des additions à la légende introduites par les copistes, pour en faciliter l'intelligence. Nous n’avons pas besoin de faire observer que cet assujétissement du peuple Atlante aux Amazones a dû être antérieur à la catastrophe où il périt presqu’entier.
11 y a lieu de croire que les six déesses qui font partie des douze grands dieux de l’Olympe, furent autant de reines Amazones qui régnèrent sur les
Digltized
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deux îles de la Ghersonnèse. Tandis que Minerve Athéné gouvernait au midi l’Acté, Diane la chasseresse nomade errait dans les forêts du centre, Hostia et Vénus résidaient au nord, vers Iénikalé, et Kérès, la grande prêtresse, régnait h Kertch ou Nysa, la ville sainte.
Le règne de Minerve correspond à celui de Zèus qui, en récompense des services qu’elle lui avait rendus, lu combla de faveurs. La nation Amazone dut prendre, durant cette période, un grand développement, et sa puissance s’accrut jusqu’au temps des héros et des demi-dieux. Les traditions font mention d'expéditions importantes. L’autorité se partagea plusieurs fois entre deux reines : Marthésie et Lampéto gouvernèrent ensemble et conquirent diverses contrées; on leur attribuait la fondation de la ville d’Ephèse. La première est sans doute la même que la Marpésie qui, selon Jornandès, soumit les peuples du Caucase et donna à une montagne où elle s’était établie, le nom de Marpésia cautes.
On place, après Marthésie, Orithyie qui fut renommée pour son savoir. Elle fut enlevée par Borée qui en fit son épouse, et la garda sur le mont Niphates, dans un château ‘fort.
La puissance croissante des Amazones et leurs incursions fréquentes en Asie irritèrent les princes
d’Egypte et do l'Ethiopie caucasienne ; ils résolurent de les détruire. L’Horus d’Asie, Horns théos , Eurysthée, ordonna à Hercule de lui apporter les armes de la reine des Amazones. Le héros partit à la tête d’une armée montée sur neuf galères et, débarquant à l’improviste dans le pays des Amazones, surprit leur reine Antiope, l’emmena prisonnière avec plusieurs de ses compagnes, et la donna comme esclave à son frère d'armes Thésée, qui l'aima, et eut d’elle un'fils, cet Hippolyte, dont Euripide et Racine ont célébré lu tragique destinée.
Orithyie, outrée de douleur de la perte de sa sœur, jura de la venger et fit demander du secours à Sagillus, roi des Scythes, en invoquant la fraternité originelle qui les unissait. Ce prince lui envoya un corps de cavaliers commandé par son fils Panasogor 1 . Ayant traversé le Bosphore cimmérien, ils entrèrent dans l’Acté ; mais la division s'étant mise parmi eux, ils abandonnèrent les Amazones, et celles-ci furent défaites dans le combat qu’elles livrèrent sous les murs d’Athènes.
La tradition ne mentionne évidemment que les plus célèbres des reines Amazones, car elle donne pour successeur à Orithyie Penthésilée, contemporaine de
1 Dioil., 1. IV, s. vu.
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la guerre de Troie. Arctlnus, poëte antérieur à Homère et auteur d’un poëmc de l’/Ethiopide, raconte que Penthésilée, fille de Mars et reine des Amazones, vint de la Th race au secours du roi Priam. Elle tomba sous les coups d’Achille, et les Troyens lui firent de magnifiques funérailles.
Homère ne parle pas de cette guerrière, mais Virgile la compte parmi les défenseurs de Troie. Après Penthésilée, l’illustration des Amazones déclina avec leur puissance. Leur principale résidence était sur le fleuve Thermodon, que quelques auteurs placent dans la Thracc, mais qui, selon Apollonius de Rhodes, ‘coulait dans l’Asie-Mineure, entre l'Halys et le cap Thémiscyre. Là, les Amazones occupaient trois cités. Elles avaient pour idole une pierre noire, consacrée au dieu Mars, posée sur un autel formé de cailloux, sous un temple découvert où elles venaient prier et sacrifier. Ce temple, selon Apollonius, était dans une île sur la côte de Colchide L De même, les Phrygiens adoraient à Pessinunle une pierre noire qui représentait, pour eux, Déméter ou la terre natale.
Il s'agit ici des Amazones guerrières, mais la Chersonnêse, dans certaines parties, n’en resta pas moins soumise au gouvernement des reines qui. par leur
l Apoll., Argnnaut-, i;U. u.
origine, se rattachaient à la race des dieux. On les appelait Nymphes, Noum-phè, la tribu céleste, ce qui explique le titre d'immortelles que leur donnent les poètes. La ville de Nymphée, sur le Bosphore, passait pour avoir été leur résidence, et on y montre encore, dit P. Mêla, la grotte qu’elles habitaient l . C’est peut-être la même que décrit Homère, lorsqu’il représente Ulysse admis à s’asseoir près de Calypso, sur un banc de mousse. Les détails que donne le poète du genre de vie des Nymphes s’accordent pleinement avec ce que que nous savons de cette singulière société des Amazones. Pendant les sept années qu’Ulysse passe auprès de Calypso, il est le seul homme qui existe dans le pays et, malgré son rang et son mérite, il est traité en inférieur par la déesse. Les exercices guerriers des femmes, lo vœu de chasteté qui leur est imposé,, sont autant de signes par lesquels les Nymphes des temps héroïques se rattachent aux déesses du cycle des dieux et aux Amazones de la période qui le précéda. La vie qu’elles menaient au sein des grottes ne diffère pas de celle de beaucoup d'habitants de la Géorgie qui s’y retirent pendant les grandes chaleurs. Le vin généreux que Calypso fait boire dans une coupe d’or au héros voyageur est le même que l'on récolte dans les excellents vignobles
1 P. Mêla, De situ or bis, 1. TI, c. i.
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de la Grimée, et ses montagnes ont pu fournir l’or de la coupe travaillée par les Cyclopes. On s’aperçoit cependant, dans le récit d’Homère, que l’orgueilleuse fille d’Atlas n'est qu’une vassale du Diespiter de Golchidc, car elle se hâte d’obéir lorsqu'Hermès, le messager des dieux, vient lui enjoindre de laisser partir Ulysse.
L’établissement, que les Amazones avaient conservé en Asie-Mineure, entre le Thermodon et l’Halys,leur fut enlevé probablement h la suite du siège de Troie, où elles vinrent combattre pour la cause de Priam. Hérodote raconte que les Grecs, ayant livré bataille aux Amazones sur les bords du Thermodon, les vainquirent et en emmenèrent un grand nombre prisonnières sur trois vaisseaux. Mais, en pleine mer, elles se révoltèrent et, ayant surpris leurs vainqueurs, les taillèrent en pièces. Ne sachant comment diriger les navires, elles furent poussées par le vent jusqu’au Palus Méotis, h Cremnes, dans le pays des Scythes indépendants. Là, elles prirent terre et se lièrent avec les jeunes gens du pays. Leurs langages étaient cependant différents. Hérodote dit que les Scythes, dans leur idiome, appellent les Amazones Oïorpata ; en copht e,pcita signifie guerrier L
t L. IV. 113.
Los jeunes Scythes, s’étant réunis à la troupe des Amazones, allèrent s’établir avec elles à trois journées au nord du Palus Méotis, et donnèrent ainsi naissance h la nation des Sarmates, où les femmes montent ù cheval et vont à la chasse et à la guerre avec leurs maris.
Une légende des montagnards du Caucase offre de grands rapports avec le récit d’Hérodote : — « A l'époque où les ancêtres des Tcherkesses habitaient encore les rivages de la mer Noire, ils avaient de fréquentes guerres avec les Emmetch , femmes guerrières, qui occupaient les montagnes où sont aujourd'hui les Tcherkesses et les Soanes. Après plusieurs campagnes, le succès était indécis entre les peuplades rivales. Un jour les armées étaient en présence et un combat, décisif allait être livré, lorsque tout à coup la reine des Emmetch, qui était une grande prophélesse, fit demander une entrevue à Thoulmé, prince des Tcherkesses, qui possédait aussi le don de lire dans l’avenir. On dressa entre les armées une tente où les deux chefs se rendirent. L’entretien dura longtemps, dit la légende, puis la reine, à son retour au milieu de ses compagnes, leur déclara qu’elle prenait Thoulmé pour époux et que les hostilités cesseraient à condition que les deux nations imiteraient l’exemple de leurs chefs. A l'instant la paix fut
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conclue ; les Tcherkesses suivirent les Emmetch et vinrent s’établir auprès d’elles dans les montagnes qu’ils occupent aujourd'hui. »
Ce récit explique d’une manière satisfaisante l’émigration des Kerkassi ou Kerkètes qui jadis habitaient la Crimée, suivant la tradition populaire rapportée par le voyageur Pallas. Quant aux Amazones, elles paraissent avoir abandonné le littoral et s’être retirées définitivement dans le Caucase et dans la steppe du Don. C’est 1 A qu’Ammicn Marcellin place leurs hordes qui s’étendaient de la mer Caspienne au Tanaïs. Mêla les met entre les Cimmériens et la Caspienne, audessus des Hyperborées, et le poète Stace s’accorde avec cet auteur lorsqu'il dit que les Scythes, les Golhs et les Amazones sont au nordduMéotis. Au temps de Claudien, elles vivaient sur les sommets neigeux du Caucase. Strabon fournit è leur sujet des détails précieux: Leur demeure, dit-il, est voisine de l'Albanie (le Daghestan) et s’étend depuis le Mermadalis, affluent supérieur du Térek, jusqu’aux monts Kérauniens, aujourd'hui le Bektob et le Péti Hori. « Durant six mois de l’année, les Amazones travaillent aux plantations et au labourage, s'occupent de leurs troupeaux et surtout de chevaux. Elles se brûlent la mamelle droite, dès l’enfance, pour mieux tirer de l’arc. Au prinlemps, elles se rendent sur une monta-
gnequiles sépare des Gargares, leurs voisins. Ceuxci y viennent aussi et ils offrent ensemble des sacrifices aux dieux. Après une cohabitation qui dure deux mois, ils se séparent et, des enfants nés de ce commerce, les Amazones ne gardent que les filles et renvoient les garçons à leurs pères. »
La partie du Caucase désignée par Strabon est précisément celle qu'occupent, depuis un temps trèsreculé, les Soanes ou Tsônes, peuplade réduite aujourd’hui à trente mille âmes et dont la rare beauté est renommée même parmi les peuples de cette région où le type humain a atteint sa perfection. Les auteurs du Bas-Empire leur donnent le nom d’Alazones qui diffère à peine de celui d’Amazones. Strabon dit même positivement que l’on confondait les Amazones avec les Alazones l . On prétendait que le fleuve Halys tenait son appellation des Halizones; or, ce fleuve est voisin du Thermodon au bord duquel habitèrent longtemps les femmes guerrières.
Eschyle qualifie souvent les Amazones, de cygnes, Kufcveiov; cygne se dit swan dans les langues de famille germanique. L’assimilation des Amazones avec cet oiseau naquit, sans doute, de ce col onduleux et long qui caractérise encore les femmes anglaises,
i Str. 1. XII/