CHAPITRE II
IÆH CUAMK^-ÉLYeÊEM
Los anciens ne doutaient nullement de la réalité de l’existence des Champs-Elysées. Denys, le géographe, écrit que, dans l’occident du Pont-Euxin, il y a une île nommée Leu ké, la Blanche, où les âmes des héros mènent une vie heureuse en récompense de leurs vertus. Les Sarmates, qui sont originaires de la Scythie, avoient une tradition toute semblable. On les appelait jjia*apov vrjaéç , lies des Bienheureux. Gomme on les disait voisines des Colonnes d’Hercule, les modernes ont supposé qu’il s'agissait des îles Canaries, débris échappés au naufrage de l’Atlantide. Mais une méprise géographique d'Hérodote prouve que ces lies appartenaient à la colonie égyptienne du Pont- Euxin. Confondant la Libye africaine avec la Libye méotide, l’historien prétend qu'on donnait à l'oasis