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caires et tantôt siliceux et les Ptéropodes dont la coquille est quelquefois calcaire.
Les foraminifères comme les autres Protozaires, le plus simple des cinq types principaux qui divisent le règne animal, sont constitués, par du protoplasma et presque toujours possèdent une coquille calcaire à cavité simple ou divisée en loges communiquant entre elles par des ouvertures pratiquées dans les cloisons de séparation et presque toujours aussi percée d’une multitude de petits trous par où les pseudopodes, simples filaments de protoplasma, se projettent au dehors. Ces êtres ont des dimensions comprises entre 0,2 mm. et 0,7 mm. Leur test peut contenir jusqu’à 26 pour 100 de carbonate de magnésie ; chez les espèces qui résistent le plus à l’eau douce, il diminue d'épaisseur en même temps que s’abaisse la teneur en sel de l’eau, et il finit par se transformer en une mince enveloppe brune chitineuse. Le sarcode prend alors une nuance verte. Du reste, la couleur de celuiei est variable, rose, blanche ou brune dans les eaux riches en diatomées, ce qui implique une faible salure. Dans celui des foraminifères, des radiolaires et des spongiaires, on a trouvé des grains de chlorophylle.
Les foraminifères sont répandus dans les mers du monde entier; ils sont benthiques ou planktoniques ; les premiers sont plus souvent variés comme nombre d’espèces, mais le nombre des individus est restreint, sauf dans les mers peu profondes, tout au contraire des foraminifères planktoniques où une multitude d’individus est répartie entre un petit nombre d'espèces. Les foraminifères benthiques sont plus fréquents dans les eaux peu profondes que dans les dépôts abyssaux; plusieurs se font une enveloppe des sédiments qu'ils trouvent sur le fond. Les foraminifères planktoniques appartiennent pour la plupart aux eaux tropicales ou subtropicales. Dans les eaux polaires, ils disparaissent ou prennent des formes naines. Ils vivent à la surface des eaux, mais y accomplissent des migrations dans le sens vertical jusque par 100 ou 150 brasses de profondeur.
Les dépouilles calcaires des foraminifères planktoniques parmi
VN L'OCÉAN lesquels les Globigérines et les Orbulines sont les plus répandus, tombent sur le fond après la mort de l'animal et, par leur entassement, donnent naissance aux vases à globigérines. Si on désignait sous ce nom toutes les vases renfermant des dépouilles de ces êtres, Murray fait remarquer que ce sédiment serait de beaucoup le plus étendu sur le sol océanique, et c’est pour cela qu'il n’attribue cette dénomination qu'aux vases en contenant au minimum 30 pour 100. Leur aspect est blanc, jaunâtre, grisâtre ou brunâtre selon la nature des sédiments minéraux fins qui y sont mélangés, le grain en est homogène ; séchées elles n'offrent que peu de liant. La teneur en calcaire atteint jusqu'à 97 pour 100. Traitées par un acide étendu, elles laissent un résidu brun, rouge, chocolat, noir, gris ou vert formé de squelettes siliceux de radiolaires, de spongiaires, de diatomées et de minéraux divers en grains d’autant plus fins que la vase est plus profonde. La vase à globigérines est surtout répandue dans l’Atlantique dont le fond en est presque entièrement recouvert, mais elle existe dans tous les océans ; la vie y est bien plus abondante que sur la vase à Radiolaires et sur l'argile rouge. Selon les parages, il y a prédominance de telle ou telle espèce. C’est ainsi qu'entre la Norvège et le Spitzberg, de 700 à 900 mètres de profondeur, le fond de la mer est recouvert par une argile brune passant à un sédiment très riche en biloculines qui descend jusqu’à 3 600 mètres. Cette vase à biloculines contenant de 6 à 55 pour 100 de calcaire et très pauvre en débris siliceux, ressemble à la vase à globigérines, à cette différence près que les biloculines y sont aussi abondantes et les globigérines rares que l'inverse a lieu dans les vases à globigérines.
La distribution des foraminifères sur le sol océanique soulève une question importante. En quelle mesure la nature des débris de ces animaux recueillis dans un fond est-elle en relation avec la distribution de ces mêmes animaux vivant dans les eaux recouvrant immédiatement ces fonds ou peu éloignés d’eux ? Comme la distribution des foraminifères vivants est en corrélation avec les conditions physiques et mécaniques de la surface, tempéra-