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sera pas devenu plus capable de prévoir en complète sûreté le temps du lendemain. Si, pratiquement, il a besoin d’un tel renseignement, il devra se résoudre à observer pendant de longues années, au même endroit et à établir des moyennes, ce qui lui fournira, non des assurances, mais des probabilités, ou bien, faisant appel à une méthode empirique, il organisera un service télégraphique qui lavertira suffisamment à l’avance de l’approche d’un météore de trajectoire habituelle connue. Au point de vue scientifique strict, toute sa science ne lui aura permis que d'expliquer les événements après qu'ils se seront accomplis.
Les îles de corail fournissent un nouvel exemple bien fait pour rabattre l’orgueil humain si prompt à s’exciter lorsqu'il s’agit de science. Aucun sujet n’est plus simple et en même temps aucun n’est plus compliqué de sorte que les principes étant établis, les conséquences quien découlent et qui sont des combinaisons diverses de ces principes, sont tellement nombreuses que la seule loi finale à laquelle on est amené, permettant de tout condenser en une formule unique est qu’il n’y a pas de loi. Toutes les explications qui auraient été données, — explications raisonnables, bien entendu, — étaient excellentes à cette seule condition de n'être pas exclusives. Chacun a raison pourvu qu’il consente à ne pas vouloir avoir toujours raison et à soi tout seul.
Les espèces coralligènes se divisent en polypes, hydraires et bryozoaires. Les coraux sont des cœlentérés, animaux constitués par un sac muni d’une ouverture unique entourée de tentacules et sécrétant un squelette calcaire. Ils se reproduisent au moyen de larves mobiles qui se fixent sur un support quelconque que désormais elles ne quittent plus et par bourgeonnement de sorte que le squelette sécrété par chaque individu fait corps avec les squelettes deses voisins. L'ensemble appelé polypier forme une masse calcaire plus ou moins massive ou rameuse qui persiste après la mort de chaque individu, sur laquelle de nouveaux individus viennent sans cesse se fixer et qui par conséquent, s’augmente indéfiniment. Sa composition chimique est de 93 à 98 pour 100 de carbonate de
-chaux, 0,3 à 0,8 pour 100 d’acide phosphorique, de silice, magnésie,
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fluor, oxyde de fer. Certaines espèces contiennent même de l'argent, du cuivre ou du plomb. Le carbonate de chaux s’y trouve à l'état d’aragonite, variété beaucoup moins résistante que la calcite à l’action dissolvante de l’eau de mer.
Les hydraires, genre auquel appartiennent les millépores, ont un squelette dépourvu de cloisons internes. Les bryozoaires sont de petits organismes vivant en colonies, sécrétant un squelette, mais ayant deux ouvertures distinctes à leur cavité stomacale. On les trouve à toutes les profondeurs; on en a récolté à 5 714 mètres; leur dispersion géographique est assez irrégulière et, à l'exception des récifs de la Floride, les régions abondantes en coraux sont au contraire pauvres en bryozoaires.
Les coraux se divisent en deux grandes catégories, les coraux isolés et les coraux groupés. Les premiers ont une aire de dispersion considérable et vivent dans les mers chaudes aussi bien que dans les mers troides, depuis la surface jusque dans les plus grandes profondeurs ; on en a en effet trouvé par 5 500 mètres.
Les espèces coralligènes les plus importantes sont les porites, les madrépores, les astræidés et les méandrines. Leurs conditions de vie sont rigoureusement déterminées, bien que quelques espèces, soient plus délicates que lesautres, les plus rustiques étant les Porites après eux les madrépores et en dernier lieu les astrœidés et les fungiés. C’est pourquoi chaque région corallienne manifeste un facies spécial dû à la prédominance de telle ou telle espèce, selon la stabilité plus ou moins grande des conditions ambiantes. La plupart des coraux aiment la lumière et manifestent même de l’héliotropisme ; d’autres, plus rares, préfèrent l'ombre.
Les conditions de vie des espèces corralliennes sont les suivantes; elles sont absolument rigoureuses et toute la théorie des formations coralliennes en découle. Aucun exemple n’est plus capable de montrer toute la simplicité future de la géologie lorsque, dans un avenir prochain, suivant l'évolution fatale des sciences qui se précisent de plus en plus, elle sera enfin débarrassée des vaines dissertations, qui en auront si longtemps arrêté les progrès.
1° La température de l’eau ambiante ne doit jamais s’abaisser
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au-dessous de 20 degrés; elle doit en outre être très régulière car ses variations, même sans abaissement au-dessous de 20 degrés, sont funestes à la plupart des coralligènes.
” 2° La profondeur où vivent normalement les coraux ne dépasse pas 40 mètres. Certains vont encore jusqu’à 50 et même 90 mètres, mais ils se trouvent dans des conditions défavorables et sont devenus incapables de s'associer. Cette condition se rapporte peutêtre à la pénétration de la lumière au sein des eaux, peut-être aussi au mouvement, si rapidement atténué en profondeur, des vagues qui n’apportent plus alors aux animaux une alimentation suffisante. Il est douteux que la quantité d'air dissous joue un rôle. Mais si les causes, là encore, sont à étudier de manière à en posséder une notion plus exacte, ce qui est la tâche d’un naturaliste physicien, leur ensemble est parfaitement établi, — pas au-dessous de 40 mètres.
Grâce à la faculté que possèdent beaucoup d'espèces de sécréter un mucus qui leur permet de demeurer humides, les coraux peuvent demeurer à l’air pendant l'intervalle de deux marées. Mais ils ne peuvent supporter une plus longue sécheresse et c’est pourquoi leur limite supérieure d’habitat s’arrête à la zone où s’exerce le jeu régulier des marées.
3° L'eau ambiante doit être salée et parfaitement limpide. Toute atténuation de la salure de l’eau et tout mélange de vase, de troubles, est une cause de mort immédiate. On a supposé que la turbidité de l’eau ne nuisait pas directement aux coraux, mais indirectement en supprimant le plantkon qui leur sert de nourriture. Dans ce cas encore il est à souhaiter qu'une étude directe indique par deux chiffres, résultats d'expériences, les salures maximum et minimum ainsi que le poids maximum de sédiments par litre d’eau, tolérés par l'animal.
Ces conditions sont indispensables. Partout où elles coexistent toutes trois ensemble, bien entendu puisque chacune d’elles est indispensable, des coraux pourront vivre. Inversement partout où une seule d’entre elles sera absente, aucun corail ne vivra. Cependant, parmi les espèces coralliennes, chaque variété, entre des
limites définies, offre une facilité d'adaptation plus ou moins grande, ce qui explique la prédominance ou l'absence de certaines espèces dans certaines régions, selon que les conditions générales sont très favorables, moyennement favorables oumédioerement favorables.
La condition de température des eaux, à elle seule, cantonne le corail dans la zone tropicale ou sub-tropicale. C’est ainsi qu'on trouve les îles de corail dans le Pacifique dont toutes les iles sont pour ainsi dire coralliennes, dans l’océan Indien qui baigne les Laquedives, les Maldives, Maurice, la Réunion, les Seychelles, enfin dans l'Atlantique, au Brésil, au détroit de la Floride et aux Bermudes.
Comme toujours, on a établi pour les récifs coralliens une classification qui en vaut une autre.
Tout d’abord, deux catégories distinctes : les récifs coralliens qui sont adjacents à la terre etse divisent en récifs frangeants quand ils touchent la terre et en récifs barrières lorsqu'ils en sont éloignés d’une distance qui peut atteindre 80 à 100 kilomètres comme pour la Grande-Barrière située en avant de la côte N.-E. d'Australie.
Les îles coralliennes ou atolls sont isolées au milieu de l’océan.
Darwin a le premier émis une théorie des récifs coralliens qui a été longtemps admise dans la science. Elle a été aujourdhui singulièrement non pas détruite mais étendue. Darwin n’avait pas tort, mais il n'avait pas seul raison, peut-être même était-il, de tous, celui qui avait le moins souvent raison. Sa théorie, soutenue ensuite par Dana, présente une importance historique et comme, loin d’être fausse, elle est seulement insuffisante, il importe de la faire connaitre.
Un atoll, pour prendre le type le plus complet, le plus pur d’une formation corallienne, a la forme d’un anneau de roche calcaire corallienne caverneuse plus ou moins couvert de végétation s’élevant de quelques mètres à peine au-dessus de l’eau. Il entoure une . lagune intérieure communiquant plus ou moins avec la mer extérieure et est entouré lui-même presque toujours par une plage de sable calcaire fin doucement inclinée, el ensuite par une plateforme ne dépassant pas le niveau des eaux et qui, à une certaine
distance, descend par une pente assez abrupte d’au moins 10 degrés susceptible d’atteindre jusqu’à 63 degrés. Quelquefois, à la place de la lagune centrale ou lagon, se dresse un pâté de montagne ou un simple pic, de nature volcanique, auquel est contiguë la bordure corallienne, à moins qu'entre la montagne et l’anneau ne s’étende une lagune également annulaire.
D’après Darwin — et en cela il se montre excessif — tout récif corallien implique une subsidence du sol et par conséquent une manifestation d’un phénomène touchant à la dynamique interne du globe. Supposons qu’un pic montagneux s'élève au milieu de l'océan ; des larves de corail libres nageuses y abordent ; elles s’y fixent, constituent un polvpier qui, les trois conditions de température, de profondeur et de limpidité étant favorables, va augmenter et finir par entourer le pic d’une ceinture continue. Le récif est frangeant. Admettons maintenant que la montagne éprouve un mouvement de subsidence. Le corail au-dessous de 40 mètres de profondeur cessera de croître mais Le polypier demeurera comme une base solide sur laquelle, au-dessus de 40 mètres et jusqu’à la surface des eaux, les polypes continueront à vivre particulièrement du côté de la haute mer parce que là se fera l'apport maximum de nourriture poussée par la vague. La porüon adjacente à la terre cessera de croître parce que la plate-forme s’étant élargie, les polypes s’y trouveront dans des conditions de vie moins favorables qu’à l'extérieur. Il en résultera une lagune annulaire et on aura un récif barrière. L’enfoncement se continuant, la bordure solide augmentera encore de diamètre et le lagon de largeur tandis qu’au contraire le pic central diminuera de tour et de hauteur. Il finira par disparaitre et l’atoll prendra sa forme typique. On comprend combien sont étroites les relations entre les formations coralliennes et les formations volcaniques, de telle sorte que les îles purement volcaniques comme par exemple Saint-Paul et Amsterdam, auraient des chances d’être coralliennes si elles se trouvaient à une latitude moins basse.
Cette théorie a été longtemps admise dans la science. Depuis ces dernières années, un grand nombre d’observateurs ont été
examiner les atolls dans le monde entier et ont fortement étendu la conception de Darwin et de Dana qui n’avaient d’ailleurs observé que quelques-unes de ces formations. L’un d’eux s’est particulièrement signalé par ses voyages qu'il a résumés avec une extrême précision dans de magnifiques publications accompagnées d’une telle quantité de cartes et de photographies que toutes les pièces du procès sont en quelque sorte mises sous les yeux du lecteur qui n'aurait pas beaucoup à faire pour se persuader qu'il a lui-même réellement vu des îles coralliennes. Il s’agit du Prof. A. Agassiz, du Musée de Zoologie comparée de Cambridge aux États-Unis, qui a étudié sur place les formations coralliennes du détroit de la Floride, des îles Sandwich et des îles Fidji et qui enfin a suivi la campagne de l’A/batross qui, du mois d'août 1899 à mars 1900, s’est rendu de San-Francisco au Japon en explorant successivement les Marquises, les Paumotu, les îles de la Société, de Cook, des Amis, Fidji, Ellice, Gilbert, Marshall, Carolines et Mariannes.
On sait maintenant que loin d’être restreintes à des aires d’affaissement, les formations coralliennes correspondent bien plus fréquemment à des aires de soulèvement. On a constaté par des sondages exécutés sur divers atolls et en particulier à celui de Funafuti, dans les îles Salomon, que souvent elles sont déposées à la surface de calcaires stratifiés fossilifères ; d’autres fois on a reconnu l’existence de hautes falaises calcaires avec marques d’érosion par la mer, étagées les unes au-dessus des autres. On a donc été obligé, pour rendre compte des circonstances observées, de donner plus d’ampleur à la théorie.
Partout où les trois conditions de température, de profondeur et de limpidité seront réalisées, se formera un récif corallien. Si par soulèvement volcanique, ce qui est le cas le plus général, entassement de sédiments apportés par les courants ou pour toute autre cause quelle qu’elle soit, existe ou se crée un haut-fond à moins de 40 mètres de la surface, une larve de corail y abordera, se fixera et se développera jusqu'à ce que la masse des polypiers atteigne le niveau de l’eau. Elle s’arrétera alors puisque les animaux ne peuvent supporter le contact de l'air pendant un intervalle plus
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considérable que celui d’une marée. Dès ce moment, l’île prendra une forme et un développement fonction d’un nombre multiple de variables : vent, vagues, courants, solubilité du calcaire dans l’eau, porosité de la masse calcaire, végétation et d’autres encore.
Là, par exemple, où déferleront les vagues, elles apporteront un excès de nourriture ; se renouvelant sans cesse, elles permettront aux polypes d’assimiler plus aisément le carbonate de chaux qu’elles contiennent. Les coraux prospéreront donc surtout du côté où les vagues seront particulièrement violentes. Mais alors elles ne manqueront pas de détacher des blocs de polypier et de les pousser en avant. Ainsi s’édifiera lentement la plage, puis la levée annulaire. Qu’une noix de coco portée par les courants marins y aborde, que des oiseaux de mer sur leurs pattes ou sur leurs plumes y apportent des semences et aussitôt, sous l'influence du climat enchanteur de ces régions, la partie émergée se couvrira de végétation. Du côté protégé, les vagues seront moins puissantes, l’accroissement des coraux sera plus lent et ainsi apparaîtra le premier rudiment du lagon.
Le vent chasse les vagues. S'il souffle d’une manière régulière pendant un temps déterminé, il règlera la direction des vagues et les conséquences qui en résultent. L’anneau prendra une forme irrégulière. Là ne se borne pas l’action du vent. En passant sur la portion sèche de l’ilot et d’abord sur la plate-forme antérieure, il accumule les débris sableux, donne naissance à des plages de sable, parfois même à des dunes quelquefois assez hautes pour se mettre en marche et tuer la végétation sur certains points. Quand le vent devient cyclone, on se figure les effroyables ravages exercés sur ces iles dont l'élévation au-dessus de la mer est au plus de 25 mètres, souvent 5 ou 6 mètres seulement. Arbres, habitations, tout est balayé et la population pour laquelle n’existe absolument aucun refuge est anéantie. Si le vent, plus modéré, se borne à chasser des grains de sable calcaires, la lagune se comblera soit sur toute son étendue si elle est petite, ou seulement d’un côté si elle est vaste.
La solubilité du calcaire joue un double rôle : d’une part l’île
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est usée par dissolution dans les eaux météoriques, d’autre part, cette eau douce chargée de calcaire ne retourne pas toute à la mer, Une portion imbibe la roche et soit par évaporation, soit par dépôt chimique de carbonate de chaux, contribue à rendre plus massif le calcaire plus ou moins caverneux constituant la masse de l’île. On voit l'effet du régime pluvial. Favorisant la végétation, il augmentera grâce à celle-ci la solidité de ce qu’on pourrait appeler la croûte de l’île ; il permettra à l’homme en le fournissant d’eau potable, de l’habiter ou bien il lui en interdira le séjour. En ruisselant, l’eau des pluies entraînera dans la lagune des sédiments qui la combleront. Le relief de l’île communiquera des directions déterminées au ruissellement. Ainsi se creuseront des ravins souvent assez profonds et, une fois parvenus à la mer, les ruisseaux toujours chargés de troubles, arrêteront le développement des coraux et pratiqueront dans la barrière des coupures qui serviront comme autant de portes d’entrée aux navires pour pénétrer dans lalagune ou, dans le cas de récifs frangeants, pour aborder la terre. A la Nouvelle-Calédonie, la capitale Nouméa, se trouve en face d’une de
ces ouvertures. Sur les petites îles, s’il existe un village, il ne.
manque jamais de s'élever dans une situation analogue imposée par la facilité donnée aux embarcations de prendre la haute mer ou de se mettre à l'abri contre la terre.
La porosité du massif corallien où l’on trouve de véritables cavernes, est importante. Elle est ordinairement suffisante pour permettre une communication souterraine constante entre la mer et le lagon. La porosité, la dimension et le nombre des coupures existant à travers l’atoll, la direction et la force du vent se combinent pour amener dans la lagune une quantité variable d’eau et il en résulte des courants plus ou moins violents de l’intérieur vers la haute mer du côté sous le vent ou de la mer vers l’intérieur du côté au vent qui rendront facile, difficile ou même impossible, selon les circonstances, le passage des bâtiments par les coupures, c’està-dire les relations entre l’île et le dehors.
L’eau pluviale chargée d’acide carbonique dissout le calcaire ; en imbibant la masse sous-jacente, elle laisse redéposer le carbo-
nate de chaux et produit une cimentation ainsi que des stalactites très fréquentes dans les cavernes.
La compactisation du calcaire s’effectue aussi sous les eaux. Les polypiers sont plus ou moins branchus et irréguliers et leur amas n’est pas sans offrir quelque ressemblance avec un énorme fagot de branchages. Leurs interstices sont en partie comblés par les débris des portions supérieures brisées par les vagues ou par le roulement des galets. Les cavités sont habitées par toute une forme d’animaux supérieurs comme les poissons et surtout d'animaux inférieurs à coquille. Walther prétend qu’en secouant un fragment de polypier, on met au jour un véritable musée zoologique. Ces débris incohérents comblent encore les vides et seront ensuite cimentés par le travail des algues nullipores ainsi que par la réaction chimique connue s’effectuant entre le carbonate d’ammoniaque si abondant au sein des eaux toutes fourmillantes de vie et le sul-
‘ fate de chaux dissous. Sur les plages qui pourtant à cause de leur
blancheur éblouissante absorbent aussi peu que possible la chaleur, le durcissement a surtout lieu par évaporation.
Nous n’avons parlé que des principales variables qui font les îles de corail ; il en est bien d’autres et en particulier la rapidité d’accroissement du polypier, donnée que l’on a essayé de mesurer sans grand espoir de réussir jamais à résoudre ce problème si compliqué. La distribution sur le sol océanique, dans les parages situés en aval des courants venant des îles coralliennes, des particules fines enlevées à l'ile qu’on distingue sous forme de traînées laiteuses se mélangeant lentement aux eaux environnantes et qui se déposent parfois très loin, modifie les fonds marins. Il serait sans utilité d’en citer davantage et de confirmer par une preuve de plus la loi naturelle tant de fois énoncée du concours de mille actions diverses pour constituer un phénomène déterminé. Aucun exemple n’était mieux fait pour la démontrer que l'étude des formations coralliennes. Rien que par ce qui en a été dit, on voit qu’en appréciant dans chaque cas la part de chaque action, on s’explique l’infinie variété de forme, de disposition, de phénomènes quels qu'ils soient dont une ile de corail est le théâtre.
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