‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et litte?raire du Second The?atre Franc?aisChapitre 75 sur 221 · II · texte numérisé non relu

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Sans doute on le critiquera, Hais pour réussir, il espère Dans rhabitude que Ton a D'applaudir le nom de Molière.

Lockroy portait à son chapeau une plume blanche, bleue et rouge qui fit plus d'effet que la pièce. La censure exigea à la seconde la suppression de ce panache aux couleurs proscrites. (Lockroy, Ferville, Yizentini ; M"* Delatlre.)

Lundi 22. — Petit succès avec la Soeur cadette, comédie en un acte, en vers, de MM. Aug. Arnould et N. Fournier, imitation de la Coquette corrigée. (Lockroy, Duparai; M"^' Delatlre, Noblet, Thénard.)

Le 3 mars. — Lk Veuf amoureux S comédie en trois actes, en prose, donna lieu aux scènes les plus singulières. Le premier acte fut écouté avec calme. Le second, qui se passe dans la nuit, étrange imbroglio où diaque acteur ne songe qu'à se cacher et à disparaître comme dans un exercice d'escamotage, fut poursuivi de ricanements et de sifQets; le tapage devint tel, que le régisseur fit baisser le rideau avant la fin du deuxième acte. Après un entr'acte interminable. M"* Astruc et M"" Noblet, poudrées et costumées en Louis XV, entrent en scène. Le public veut recommencer son tapage, mais la jolie prose qu'il entend ne lui donne pas prise. Duparai , en habit à la française, paraît à son tour. Étonnement général ! Gomment une pièce dont l'action a corn-

4« C'était le Veuvage el les Fiançailles^ pièce donnée le S7 octobre 18f 4, que l'on avait réduite à trois actes.

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