CHAPITRE VIII
boulevard ^ Il obtint à TOdéon un succès de larmes et d'argent. (Ligier, Lockroy ; M"' Juliette).
Le 14 septembre, La jeunesse de d*Aleiib£rt, drame en quatre actes, en prose, imité du roman de M. Lacretelle aîné par C. Merville, n'eut qu*une seule représentation. (Ferville, Lockroy ; M"***» Lagardère et Saint- Amant).
Le 29 septembre, Catherine II, comédie-drame en trois actes, en prose, de MM. Aug. Arnould et Lockroy, obtint un très vif succès. (Lockroy, Ferville, Delafosse, Doligny ; M"*' Georges, Juliette).
Le 20 octobre j Alexandre Dumas donne Charles VU CHEZ SES GRANDS VASSAUX, drame en cinq actes, en vers, qui réussit brillamment. Cette pièce n'est, en réalité, malgré sa dénomination de drame, qu'une sorte de tragédie inspirée A' Andromaque .
Harel, qui avait monlé la pièce avec luxe : oiseaux de proie, chiens de chasse véritables, armures authentiques, et donné une prime à l'auteur, ne fut pas récompensé par l'empressement du public.
A la Porte-Saint-Marlin et à la Comédie-Française, où cette œuvre fut reprise en 1837, elle n'attira pas davantage ". Pourtant, elle contient peut-être les plus beaux vers qu'ait écrits Alexandre Dumas. (Ligier, Lockroy, Delafosse; M"®' Georges et Alexandrine Noblet.)
\. Porte-Saint-Martin, Ambigu-Comique (mars 1864) et Gaîlé.
i. Cette pièce est plulôt un travail d'assimilation qu'un drame original. Le récit de la chasse au lion est resté célèbre. Commencée le 7 juillet, elle fut finie le 10 août, à cent vers par jour. (Mémoires d'Alexandre Dumas.)
Le 5 novembre y Mirabeau S drame en cinq époques et sept tableaux, de M, Bohain, obtint un demi-succès. Ce voyage à travers la vie du grand orateur eût paru long sans Frederick, qui fut magni6que dans le rôle principal. On Tacclama quand il vint annoncer que l'auteur désirait
garder l'anonyme. (Éric-Bernard, Doligny, Delaislre, Chilly ; M""' Noblet et Lagardère).
Le 14 novembre^ Le clerc de la Basocde, drame en cinq actes, en prose, de Scribe. Cette pièce, reçue par le comité de lecture du second Théâtre- Français en 1829, avait été arrêtée par la censure qui ne permit pas d'exposer sur la scène le personnage de Jacques Clément, par respect pour le saint ordre auquel il avait appartenu. Après 1830, le théâtre étant libre, Scribe, qui n'aimait rien perdre, tira du même fonds deux pièces : un opéiacomique, et un drame en société avec d'Epagny. Pensant que le Théâtre-Français, qui cependant faisait des recettes pitoyables, leur rapporterait toujours plus que l'Odéon, les deux auteurs portèrent leur drame rue de Richelieu. Harel, furieux de voir échapper un sujet sur lequel il comptait, rassemble les feuillets épars du manuscrit laissé à l'Odéon, et met la pièce immédiatement en répétitions; le vendredi 22 juillet 1831, elle était affichée et allait être jouée : les auteurs l'inteixlirent. Procès ! Harel perdit, l'interdiction de la censure ayant rompu tout contrat. 11 en appela. Pour arrêter tout ce papier timbré inutile, Scribe promit satisfaction à Harel : il thra de son sujet
4 . On donna à la même époque, et sous le menue titre, un drame de Montigny, qui échoua.