Voir le Moniteur, pp. 354, 355, 357, 313 et
Une curieuse eau-forte coloriée de Waste, « élève de David », représente l’incendie du 20 mars 1818, et est accompagnée d’une légende explicative.
On y voit : le duc de Berry à cheval, venu incognito encourager les travailleurs, suivi d’un seul aide de camp ; le pompier Ponté, qui sauva par son zèle la maison de • Picard, rue Corneille, n° \ ; une écaiilère, le caporal Langlois, le sapeur Lepreux; le vieux régisseur Val ville, sauvé par Pierre Bessière qui joignit deux échelles tenues seulement à force de bras sans cordages : l’artiste septuagénaire eut le courage de se confier à un aussi faible secours 1 ; M me Loyance, attaquée de paralysie, et M llc Loyance, secourues par le maçon Pellégo aidé d’un . étudiant en médecine : un M. Sémonsi offre à Pellége une somme de 300 francs, qu’il refuse; Lévêque, coiffeur, rue Richelieu-Sorbonne, et enfin le dessinateur, M. Waste, témoin oculaire de ce funeste événement 4 * * * * * * .
4. Homme de confiance de Picard depuis la Révolution, le vieux
Valville mourut en avril 4 830, à Sceaux, chez M 11 » Mars qu’il avait élevée comme un bon père, et qui l’entoura do soins et d’égards depuis sa retraite définitive du théâtre.
2. « Le 20 mars 4818, le feu prit pour la seconde fois au théâtre de l’Odéon; le comble, l’intérieur de la salle et la scène furent entière-
ment brûlés. On préserva du feu les loges et les escaliers. Diverses autres parties du bâtiment l’eussent été également si le zèle inconsidéré
de la foule, qui brisa les portes et les boutiques en bois des galeries, et jeta les meubles par les fenêtres, n’eût détruit en partie le bon résultat du pénible travail des sapeurs-pompiers.
a Douze sapeurs furent blessés assez grièvoment dans ce dangereux
incendie qui nécessita, pour son extinction, la manœuvre de vingt et une pompes. » (Manuels Roret, Nouveau manuel complet du sapeurpompier , 1868, p. XLIV.)