‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 3 sur 218 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

hier (aujourd’hui rue Jacob), dans l’espace de terrain occupé par le grand jeu de paume de Momus *, vit alors son projet adopté par un arrêt du Conseil (janvier 1773).

Il devait présenter ses plans au roi vers le commencement du carême, mais il y eut obstacle. Le 5 mai , des lettres patentes, remises au procureur général du Parlement , achevèrent de lui donner tous droits sur les travaux à entreprendre. Sur ces entrefaites , Monsieur de Condé, revenu d’exil, arrêta net les préliminaires du projet Liégeon, pour réclamer vivement en faveur des plans de Peyre et de Wailly, premiers en date.

Les deux architectes du roi allaient enfin reprendre possession d’un travail sur lequel ils avaient les droits les plus incontestables , lorsqu’ils s’en virent encore une fois dépouillés, et par celui dont ils avaient le moins â se défier, par leur beau-frère et ami Moreau , architecte de la Ville et maître-général des Bâtiments.

Ce Moreau , protégé par l’abbé Terray qui venait de réunir à la place de Contrôleur Général des finances celle de Directeur Général des bâtiments de Sa Majesté, fut investi de sa nouvelle mission le 30 juillet 1773, par Lettres Patentes données à Compiègne, registrées au Parlement le 19 août suivant, et dont voici les considérants s :

« Louis XV, etc., etc. L’hôtel dans lequel nos comé-

1. La façade devant ètro rue de Soino et lo derrière du IhéAtre rue Mazarine (voir le Caletu/rier des spectacles pour l’annéo 1772, p. 43).

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