‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du second théâtre françaisChapitre 160 sur 221 · CHAPITRE XY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XY

mieux écouter le second jour. (M"* Marie Laurent ; MM. Randoux, Ballande, Darcourtet Baptiste).

Le l' r octobre, Promettre et tenir, comédie en un acte, en prose, de M. Aug. Jouhaud. L'auteur a bien prouvé que promettre et tenir sont choses différentes : sa faible petite pièce n'avait que le souffle, le public eut l'indulgence de ne pas renverser cette fragilité,

Le 9 octobre, Un valet sans livrée, comédie en un acte, en prose, de MM. Léonce et Moléri, réussit.

Le 20 octobre, Regardez, mais ne touchez pas ! comédie de cape et d'épée en trois journées, en prose, de Théophile Gautier et Bernard Lopez. Un certain don Gaspar sauve la reine d'Espagne emportée par un cheval fougueux. Un drôle s'attribue cette action, sans savoir qu'une vieille loi du pays dit que tout homme qui touche à la reine sera pendu. De là, imbroglio et quiproquo. Succès (L. Monrose, Luguet; M l,e Saint-Hilaire).

Le 28 octobre, L'homme propose et dieu dispose, comédie en trois actes, en prose, de M. Adolphe Gondinet (sous le pseudonyme d'A. Bellamy). Titre bien solennel pour un sujet de vaudeville : c'est l'histoire d'un brave homme d'oncle qui voit tous ses projets troublés par un coquin de neveu. Du naturel, de la gaieté dans les détails, firent obtenir à cette pièce un demi-succès. (Luguet, Lemaire, Desroches, Lachèvre; M"" Alberic, Grassau.)

Le 6 novembre, La couronne de France, comédie en

trois actes, en vers, de Louis Monrose et Hippolyte Lucas.

Pièce assez comique. Vers agréablement tournés pour la

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