‹ L'odyssée de la conscience dans la dernière philosophie de SchellingChapitre 13 sur 39 · II. — Médiation et ironie divine · texte numérisé non relu

II. — Médiation et ironie divine

Le malheur de l'existence est un mal nécessaire. Dieu, désirant s’offrir un monde aurait pu le créer directement. 11 a préféré employer un détour : il suscite d’abord le contraire de l’être, afin que l’altérité vraie s’installe d’elle-même peu à peu aux dépens de la fausse. Cette médiation divine est le plus grand des mystères. Nous avons cité des textes où elle semblait justifiée par la nécessité des moyens termes dans le raisonnement (1). Mais au fond c’est là une idée plus hégélienne que schellingienne (2). « Syllogismus est principium idealismi », dit Hegel dans sa Dissertation de 1801 ; et M. Wahl montre avec finesse le rapport qui existe entre cette « logique de Dieu » et notre raisonnement, entre la médiation théologique et la médiation rationnelle. Chez Schelling cette comparaison n’expliquerait rien. Le Discours logique est une ruse de notre esprit fini, qui supplée comme il peut à l’intuition immédiate du réel. Mais comment Dieu aurait-il besoin d’un aussi misérable expédient ? On peut comprendre pourquoi une catastrophe immémoriale oblige la conscience à parcourir l’un après l’autre les éléments d'un bonheur qu’elle posséda indivis. Mais cette catastrophe est, en Dieu, l’œuvre même de Dieu. Comment Dieu, qui peut tout, a-t-il choisi la médiation, alors qu’il était assez heureux pour pouvoir s’en passer ? Car elle n’est, après tout qu’un pis-aller... D’où vient cette obligation que Dieu s’impose de fermer une blessure qu’il s’est portée à lui-même, de restaurer une béatitude qu’il a dérangée de gaieté de cœur ? Le devenir est ce qui pouvait arriver

(1 ) XI, p. 410 ; cf. XII, p. 116. Voyez p. 78 de notre livre.

(2) Jean Wahl, op. cil., p. 126-127.

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de mieux à une conscience déchue. Mais pourquoi Dieu s’est-il donné une histoire ? Le détour dont il use est d’abord, nous le verrons, un hommage que Dieu rend à ses propres puissances : lui qui pouvait créer le monde directement, il leur fait crédit ; il se borne à susciter — A, puis s’en remet entièrement aux puissances activées. De plus, comme Jacob Bôhme le savait déjà, il y a bien plus de joie dans une création contestée que dans une création sans obstacles et sans effort (1). Dieu lui-même n’est pas insensible à la saveur des œuvres chèrement payées ; il suscitera d’abord un refus pour donner à la création tout son prix. Dieu n’agit ni simplement, ni directement ; mais tandis que la médiation logique n’est que retard et négativité, l’opération divine apparaît comme une conquête vraiment positive et joyeuse. Les prémisses de nos syllogismes, entraînent mécaniquement la conclusion, loin de lui résister ; or le Grund du « Raisonnement divin » ne ressemble pas à la majeure inerte d’un syllogisme ; c’est une individualité qui se refuse a toute concession, à laquelle il faut faire violence ; et pourtant ce principe est bien le Grund, car il n’y aurait pas de conclusion sans victoire. La conclusion n’est donc pas au bout d’une pente que notre esprit descendrait, entraîné, si j’ose dire, par la pesanteur des prémisses ; il faut au contraire l’arracher à des prémisses récalcitrantes, et qui ne cèdent pas de bon cœur. Les prémisses d’un syllogisme n’ont pas de vie propre ; elles ne sont là que pour préparer la conclusion. Mais le sujet (car la première puissance, qui est Grund dans un raisonnement, serais sujet dans un jugement) le sujet ne veut rien entendre du devenir, et il commence par

(1) XIV, p. 351 : «uni die unvermittelte, aberdarum blinde Affirmation seines Seyns in eine durch Négation vermittelte zu verwandeln ».

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s’y opposer de toutes ses forces en accaparant l’existence, en devenant « Eigenwille » ; et ce qui est paradoxal, c’est que le devenir à besoin de cette menace à laquelle il pourrait bien succomber, parce que la conclusion doit s’imposer de haute lutte et parce que le créateur veut se couvrir de gloire. Singulier raisonnement que celui où les deux prémisses se querellent au lieu de coh laborer bien sagement en vue d’une conclusion peu glorieuse — mais assurée. Qu’on se représente plutôt le travail d’une volonté aux prises avec des antithèses indociles qui l’excitent en s’exaltant.

La médiation divine ne sera donc pas position pure et simple mais, comme dans la dialectique de Hegel, négation d’une négation (1), négation à la deuxième puissance. Les grammairiens enseignent que deux négations s’annulent et valent une affirmation : c’est là une affirmation stérile et stationnaire ; il n’y a rien de plus dans l’affirmation ainsi médiatisée que dans la position immédiate et l’on se demande à ce compte pourquoi Dieu aurait perdu son temps à faire en deux fois ce qu’il pouvait accomplir d’un seul coup. En réalité la deuxième puissance ne refait pas simplement ce que la première a défait : il est incroyable que l’usurpation de celle-ci n’ait servi à rien, que le devenir puisse s’égarer. Le Grund, on le sait, est digéré, mais non aboli. Et les puissances restaurées ne ressemblent pas du tout aux puissances avant la tension. La négation de la négation n’est donc pas un cercle, mais un véritable progrès. Schelling dit même parfois : le mal se dévore lui-même (2), et l’on sait que cette idée toute germanique se retrouve chez nos

(1) VIII, p.. 227, 303, 318; XII, p. 41 (cf. p. 445).

(2) VII, p. 390-391 « ... Der sich selbste aufzehrend und immer vernichtende Widerspruch ». Cf. VIII, p. 230.

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théocrates et même chez les saint-simoniens (1). Pourtant Schelling n’insiste guère sur cette tendance du Grund à s’effacer spontanément. Le Grund se fait prier ; il oppose au principe spirituel qui l'expulsera une résistance énergique où éclate son aversion pour le néant. Mais sa révolte n’aura pas été inutile, car, nous le savons, il n’v a pas que du mauvais dans le mal. Et ainsi un monde positif va s’édifier uniquement sur des négations accumulées : la première puissance nie la deuxième, puis la deuxième supprime cette négation ; • — tant il est vrai que les négations sont créatrices et fécondes. Tel serait, suivant Pascal (2), le rôle du Messie « triomphant de la mort par sa mort ». Jésus n’est-il pas mort, comme dit Saint Paul, ivoc (Là tou Ùocvoctou xaTapyYjcrT] tov t o xpdtTOÇ ë/ovTa toü ôavaTou ? Le devenir de Schelling nous offre, si j’ose dire, le spectacle d’un perpétuel « renversement du pour au contre ». Tout ne doit pas être conservé, et il y a des cas où la destruction est bienfaisante. La dialectique, on le sait de reste (3) a précisément pour fonction d’entretenir, par des négations successives, la mobilité des idées. Tous moment dialectique supprime (àvo cipsx, « tollit », « hebt auf ») les hypothèses qu’un moment antérieur a posées. « Tentandum et experiendum est. » C’est une 7ueipa<mxY), une èpcorrçTixY}. La médiation divine, oscillant entre le Oui et le Non, serait bien de nature dialectique en ce sens.

(1) Exposition de la doctrine de Saint-Simon : lre année, éd. Bouglé- Halévy, p. 211 : « l’antagonisme... se dévorait peu à peu lui-même. » V. la note 101 de cette édition (4e séance, toc. cil.) où l’on cite le texte suivant de Joseph de Maistre (Œuvres complètes, I, p. 282). « Le remède de l’abus naît de l’abus..., le mal arrivé à un certain point s’égorge lui-même... » Karl Marx dira de même : « La grande industrie produit ses propres fossoyeurs. a Chez les socialistes, l’idée vient sûrement de Hegel.

(2) Pensées, fr. 679 et 765 (édition Brunschvicg, tome XIV, p. 115, 213). Sur le renversement du pour au contre : fr. 328 (tome XIII, p. 247- 248). Cf. Hebr. IL 14.

(3) XI, p. 327-330, 3S9 ; XIV, p. 14. Voyez p. 112 de notre livre.

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Dieu, entreprenant de créer un monde, semble faire d’abord tout le contraire ; en B il met sa volonté apparente, il déchaîne le principe intolérant, la puissance hostile aux créatures et à la vie. Ce paradoxe est le mystère le plus étonnant de l’opération divine. Mais, comme dit Frédéric Schlegel, il n’y a rien de grand sans paradoxe : « Paradox ist ailes, was zugleich gut und gross ist. » La théogonie commence par un miracle, je veux dire par une décision irrationnelle, et même absurde. Dieu décide de créer quelque chose alors qu’il pourrait jouir tranquillement de soi-même dans sa majesté solitaire, et cette entreprise nous paraîtrait tout à fait déraisonnable si nous avions le droit de juger Dieu au nom de la raison. C’est folie, en apparence, de susciter pour créer le monde un principe illégitime qu’il faudra ensuite abolir. Cette contradiction peut s’exprimer encore autrement : la première puissance en révolte est le moyen (1), c’est-à-dire le terme ambigu qui n’est posé que pour être nié ; en voulant B comme moyen Dieu veut ce qu’il ne veut pas — car non seulement le « Nichtseynsollendes » est un terme provisoire, mais il contredit à notre conclusion. Dans l’acte de créer, Dieu suspend (2) son être immémorial : la première ride imperceptible qui vient à effleurer les puissances au repos marque, si l’on peut dire, une interruption momentanée de la vie divine. La fausse altérité de B n’est donc autre chose que Dieu suspendu, où si l’on préfère l’Un renversé, « Universum » (3), V univers primordial... Le premier univers, l’univers provisoire mais indispensable

(1) X, p. 258-259. Le moyen est relativement non-être, X, p. 111. Voy. encore VII, p. 436 ; XII, p. 111 ; XIII, p. 182, 285 ; XIV, p. 274.

(2) XII, p. 91-92 ; XII, p. 125, 271, 283, 322 ; XIV, p. 350, 532-353.

(3) X, p. 311, 330-331 ; XI, p. 398 ; XII, p. 90-91, 172, 259, 617 ; XIII, p. 304.

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à l’avènement de la création définitive, résulte ainsi de l’opération paradoxale que Schelling appelle uniuersio (« Umkehrung », renversement). Dieu dissimulant ses intentions agit Si à twv èvavTiwv, « per contrarium »; c'est là ce qu’il faut entendre par l'Ironie de Dieu (1).

On sait quel rôle a joué chez Frédéric Schlegel, chez Tieck, chez Solger l’idée de l'ironie, cette bouffonnerie transcendantale où Schlegel croit reconnaître 1 agilité infinie du chaos (2). Pour les romantiques, héritiers sur ce point de l’idéalisme de Fichte, l'ironie manifeste avant tout la liberté, mieux la « licence » hyperbolique d'un esprit qui domine l’univers d'assez haut pour plaisanter des choses sérieuses et confondre dans son dédain superbe le grave et le frivole ; l’ironie n'est en somme qu’une frivolité profonde ou, si l’on préfère, une sorte de sérieux transcendant grâce auquel le moi n’est jamais dupe des objets.

Jlabl ihr’s schon versucht , clen Scherz cils Ernst Z il treiben , Ernst als Spass nnr zu behandeln ?

demande Tieck dans Zerbino. Cette agilité, cette virtuosité merveilleuse d’une pensée qui joue avec la vie et le monde comme avec une féerie, Schelling les réserve à Dieu. Schelling ne plaisante pas avec le réel ; lui qui préfère le malheur de l’existence au malheur de l'abstention, comment ne prendrait-il pas au sérieux cet univers où les Romantiques ne veulent voir que les jeux aimables de leur fantaisie ? Les inquiétudes de Hegel, qui raille assez lourdement la « Schônseligkeit » romanti-

(1) X, p. 259, 331 ; XII, p. 90-92 ; 621-623 ; XIII, p. 272, 304-305, 326 ; XIV, p. 24, 305 ; cf. XIII, p. 402-403 : l’animalité, ironie suprême de la nature.

(2) Cf. entre autres les fragments de YAlhenâum, 1800, I, 2 et III, l.

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que dans l’introduction à son Esthétique, ne se justifieraient donc pas. Les grands caractères, dit cet esprit fort, ignorent l’inconsistance, les rêveries, les contradictions de vos ironistes : Caton ne peut vivre que Romain et républicain (1). Sans doute ; mais Dieu est Dieu et le propre de Dieu est justement de vouloir quelque chose et de pouvoir faire le contraire. Il est Dieu parce qu’il peut, si telle .est sa fantaisie, ne pas agir suivant sa nature (2) ; et cette magnifique rigidité d’àme qui plonge Hegel dans l’admiration n’est que la marque de notre servitude. Il y a pourtant quelque chose de commun entre l'ironie divine selon Schelling et l'ironie romantique ou l'humour de Jean-Paul ; du moment que le spectacle de la nature n’est qu’une belle illusion de mon génie, la donnée matérielle importe relativement peu ; tout est « dans la manière », dans la tournure d’esprit. Les choses ont donc pour ainsi dire deux aspects : un aspect ésotérique qui se révèle à l’ironiste, attentif aux intentions, et un aspect exotérique ; un sens profond et un sens littéral. Tout ce que fait le divin Ironiste ne doit pas être pris à la lettre. Par exemple Dieu fait semblant de créer un monde, mais ce n’est qu’une feinte, car il dissimule ses intentions et il rit des étourdis qui s’y laissent prendre. Dieu meurt sur une croix comme un voleur, mais cela aussi n’est qu’une apparence, une ironie profonde, une humiliation que Dieu accepte librement, afin de déguiser sa volonté ; la création ellemême dit Hamann, est une œuvre d’humilité. Enfin, — et c’est le comble de la dérision — - le Seigneur résolu à créer un monde commence par faire tout le contraire de l’ouvrage qu’il se propose; il affirme — A qui ne doit

(1) Werke, X1 2, p. 82-88.

(2) X, p. 259 et XIV, p. 305.

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pas être, et il nie +A qu'il voudra finalement poser ; il intériorise l’extérieur, extériorise l'intérieur, révèle le latent ; il fait que les derniers deviennent les premiers et les premiers les derniers (1), il met tout à l’envers, un peu comme Tieck dans V erkehrle Veli , s’amuse à écrire une pièce qui commence par l’épilogue et finit par le prologue. L’opération de Dieu est une simulation continuelle, une ironie dont la sublime fantaisie déjoue toutes nos petites prévisions. Mais les hommes qui persistent, dans leur incurable sottise, à tout prendre au sérieux et à traiter gravement, lourdement des choses frivoles, sont en général déroutés par ces feintes ; ils prennent le moyen pour la fin, parlent solennellement des petites choses, et montrent en toute circonstance qu’ils n’ont pas le sens du paradoxe, c’est-à-dire de l’ironie divine. Voilà sans doute pourquoi la piété est méritoire ; il faut s’habituer à reconnaître le néant de l’être et l’être du néant, à interpréter le monde sous son aspect ésotérique, c’est-à-dire comme un spectacle ou une « figure « ; 7rapày£t. to tou xogixou toutou (2). Et l’on a la sur¬

prise de voir le Dieu de Schelling se rapprocher insensiblement du Deus absconditus de Pascal. « Il n’est pas vrai que tout découvre Dieu, et il n’est pas vrai que tout cache Dieu » (3). La grandeur de Dieu selon Schelling consiste en cela même ; il peut, sans en souffrir, prendre le contre-pied de sa propre volonté, il s’arrange pour être méconnu, et l’on songe à l’émouvante pensée de Pascal : « Jésus-Christ n’a pas voulu être tué sans les formes de la justice, car il est bien plus ignominieux de mourir par justice que par une sédition injuste. » Le Seigneur n’est pas évident ; comme dans la vision du

(1) X, p. 331 et XIV, p. 151.

(2) XI, p. 468.

(3) Pensées, fr. 557 (édition Brunschvicg, tome XIV, p. 7).

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prophète, il n’habite ni la tempête, ni le feu, ni les cataclysmes, mais une brise légère (1) : il vient furtivement et c’est à nous de le trouver. Seul le fort a le droit d’être faible. Dieu est tellement fort, tellement libre qu'il plaisante avec ses propres œuvres ; ainsi il supporte Satan qui déteste la créature (2) ; il faudrait qu’il fût bien pauvre pour agir toujours selon nos prévisions, pour ne jamais s’imposer gratuitement quelque détour. Ainsi pensaient les Grecs (3) si peu respectueux de leurs propres dieux ; les Olympiens se moquent d’euxmêmes (4), rendent Arès et Aphrodite ridicules, et Zeus tout le premier doit se soumettre à l’ironie universelle. Cette ironie de la Grèce s’est en quelque sorte incarnée dans le personnage de Socrate (5) le grand simulateur. Lorsque Socrate affecte l’ignorance, chacun soupçonne qu’il y a là je ne sais quelle coquetterie intellectuelle, que Socrate sait une foule de choses, mais qu’il ne les prend pas au sérieux : la conscience pudique de notre nescience est, pour ainsi dire la signature de la liberté. « Denn der Herr ist der Geist. Wo aber der Geist der Herr ist, da ist die Freiheit ». Comme la sainte volonté ne fait pas tout ce qu’elle peut, ainsi Socrate en sait bien plus qu’il ne dit. Or, qui peut le plus, peut le moins. Puisque Dieu peut tout, il peut a fortiori poser 1’ « universum » où il se montre défiguré. Il ne faut donc pas s’en étonner. C’est le mystère de l’économie divine (6) que cette puissance du paradoxe, cette volonté

(1) XIII, p. 305 ; XIV, p. 325.

(2) 34e leçon de la Philosophie der Offenbarung.

(3) Sur l’ironie grecque ; XIII, p. 438-439 (Pan et Silène), 512 ; XII, p. 658 (sur l’ironie des statues d’Egine). Voy. aussi p. 247, 337.

(4) Philosophie der Kunst, V, p. 394 (Sur Vulcain).

(5) XIII, p. 97-99. Cf. VIII, p. 125.

(6) XII, p. 91 : L’économie » désigne dans ce texte, la « volonté conséquente », par laquelle Dieu veut le mal en vue du bien. Rappelons un autre sens (beaucoup plus fréquent) de l’économie divine : la succession des puissances en Dieu. Voyez p. 5 de notre livre.

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de s’exprimer par litotes et énigmes, ce pouvoir enfin de créer la mort pour que vive la vie.

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