‹ L'oeil [electronic resource]Chapitre 45 sur 60 · POINTS ET CONDUITS LACRYMAUX · texte numérisé non relu

POINTS ET CONDUITS LACRYMAUX

Ces organes peuvent être fermés ou paralysés. L'occlusion (les points et conduits lacrymaux dépend soit de Taccumulation de mucosités dans ces parties, de leur obstruc-

tion, soit de l'adhérence des parois cntr'elles , de leur atrésie, de V oblitération des parties. Ces différents états se reconnaissent an moyen du stylet de Mejean ou de la sonde d'Anel. Quand l'occlusion dépend de la présence de mucosités, on parvient à faire passer le stylet; tandis qu'on ne réussit point lorsqu'il y a atrésie.

Pour explorer les canaux lacrymaux , on s'y prend de la manière suivante : ou introduit le stylet perpendiculairement dans le point lacrymal , ce qui doit êfre fait avec précision et promptitude, car, si l'on touche le point lacrymal avant d'y avoir fait pénétrer le stylet, ce point se contracte et rend l'opération impossible pendant plus ou moins longtemps. Une fois le stylet introduit dans l'ouverture, on le conduit horizontalement «i c'est à la paupière inférieure, et obliquement de haut en bas et de dehors en dedans si cest à la supérieure qu'on opère; en même temps, pour faciliter le passage de la sonde par le conduit lacrymal, on donne h celui-ci une direction plus uniforme en tirant modérément en dehors la peau de la paupière: on parvient de cotte manière dans le sac lacrymal toutes les fois qu'il n"y a pas atrésie des points ou conduit» lacrymaux. Lorsque celle-ci existe, ce qui a lieu quelquefois h la suite de lésions mécaniques, de brûlures, etc., elle constitue un mal incurable, qui est de peu d'importance lorsqu'il n'affecte que l'un despoints ou des conduits lacrymaux, mais qui donne lieu à nn larmoiement inévitable lorsqu'il affecte les deux points ou conduits lacrymaux d'un même côté.

Dans les cas d'obstruction, après avoir rouvert la voie par le stylet , on tâche de la tenir libre en ramenant à leur état naturel les conduits ordinairement affectés d irritation chronique; en conséquence, on enploie les collyres détersifs et astringents, les solutions de sublimé , de sulfate de zinc, de pierre divine.

L'atmie et la paralysie des points lacrymaux sont tantôt la suite d'ophthalmics violentes, do paralysies des muscles de la face : tantôt et le plus souvent elles sont amenées par le relâchement général, propre h la décrépitude, tantôt, enfin, elles sont occasionnées par l'introduction trop souvent répétée d'un stylet ou de l'extrémité d'une seringue dans les points lacrymaux , ou par la présence trop prolongée d'un stylet ou d'un sélon dans ces mêmes parties; circonstances qui avaient lieu plus fréquemment autrefois que de nos jours , où de nouvelles méthodes ont en partie remplacé celles anciennement usitées pour la guérison de la tumeur lacrymale.

L'atonie et la paralysie des points lacrymaux se manifestent par la dilatation de ces parties, et par l'absence de toute contraction lorsqu'on les touche; en même temps il y a larmoiement lorsque les deux points sont affectés, rougeur de la conjonctive avoisinante, sécheresse de la narine correspondante.

On emploie, pour remédier à cette incommodité, les solutions astringentes de sulfate de zinc, de pierre divine, d'acétate de plomb , dont on instillequelques gouttes dans l'œil plusieurs fois par jour ; les frictions spiritueuses sur les paupières avec l'eau-de-vie, l'eau de Cologne, l'ammoniaque , les huiles essentielles , la teinture de cantharides les douches froides, les révulsifs appliqués h l'apophyse mastoïde.

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