NOUS
Cette ligne blanche nous a été souvent très précieuse dans les conditions que nous venons d'indiquer et nous serions heureux de la voir reproduite dans les régions où lé brouillard sévit particulièrement.
Conduite à droite et conduite à gauche.
Les dispositifs de conduite des automobiles varient en général avec la marque : certains constructeurs sortant leurs voitures avec la conduite à gauche, d'autres, au contraire avec la conduite à droite, chose curieuse pour un pays où le code de la route exige que les voitures tiennent leur droite pour se déplacer.
Dans ces conditions la conduite à gauche semble favoriser le conducteur quand il croise : en effet, il voit exactement l'intervalle nécessaire à céder pour croiser la voiture qui vient.
Pour doubler, il semble que placé à gauche de sa voiture l’automobiliste puisse découvrir plus rapidement si la route est libre ou non pour s'engager.
Il semble donc a priori que la conduite à gauche augmentant la visibilité soit un facteur de sécurité.
Tel n’est pas l'avis pourtant d’un commandant de gendarmerie qui a pu établir une longue statistique d’accidents automobiles et en tirer quelques conclusions. Le commandant Serin a pu conclure que la conduite à gauche était à l'origine de beaucoup d’accidents.
En effet prétend-il celui qui conduit à gauche tient généralement mal sa droite, roule au milieu de la chaussée avec tendance à empiéter sur le côté gauche. Pour se diriger, nous avons besoin d'un point de repère. Dans un désert rigoureusement plan et dépourvu du moindre repère, il sera impossible à l’automobiliste de marcher rigoureuse-
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ment droit : il lui manquera un repère... De même sur la route, celui qui roule à droite fixe le côté de la route, et s’en tient éloigné d’une distance à peu près fixe. Réglant sa marche sur l’accotement, l’automobiliste a tendance à rouler en tenant rigoureusement sa droite.
De plus, pour croiser, celui qui conduit à gauche ne se range pas à droite en visant le bord de ia route mais en visant l'espace qu’il juge nécessaire pour que sa voiture n'accroche pas l’autre. Il vise son aile et l’aile de la voiture qui arrive et croise souvent d’extrêmement près.
Celui qui conduit à gauche croise toujours de beaucoup plus près que celui qui conduit à droite : d'où sources d'accidents. En effet, en conduisant à droite pour croiser on se rabat sur sa main en visant pour cela le bord droit de la route et non l'aile de la voiture qui vient.
La protection des yeux.
La protection des yeux est largement assurée par le parebrise. A l'heure actuelle les pare-brise sont incassables, ainsi que toutes les glaces d'une voiture. On frémit encore à la pensée du danger qu'il y a à conduire avec une glace cassable, à la merci d’une pierre ou choc violent avec un obstacle quelconque.
Ces glaces incassables offrent une résistance considérable aux chocs, aux vibrations. à la flexion, à la torsion, à la chaleur et aux variations de température. Si, par un choc très violent, ces glaces arrivent à se briser au lieu de produire comme la glace ordinaire de grands éclats tranchants et acérés, ces glaces se fragmentent en une infinité de petits morceaux sans arêtes vives comparables comme grosseur et structure au sel de cuisine et par conséquent sans danger.