DAYS
le nombre des obstacles augmenter et c'est dans ces conditions surtout qu'il devra savoir stopper rapidement en quelques mètres.
On a songé à comparer le conducteur d’un train à l’'automobiliste. L'un et l'autre se meuvent dans l'espace, mais dans des conditions tellement différentes qu'ils ne peuvent être comparés.
Sur sa machine, qu'elle soit électrique ou à vapeur, le mécanicien règle uniquement la vitesse de son convoi, obéissant à un horaire et à des ordres qui lui sont donnés à intervalles régulicrs au moyen de signaux. Le mécanicien n’a pas à assurer la direction de sa machine,mais simplement à en régler la marche. Son allure est réglementée et contrôlée ; la sécurité est alors liée à l'observation des signaux. La vitesse n'est pas dangereuse, puisqu'elle est étudiée et repose sur des calculs : on sait que telle voie est faite pour supporter tel convoi roulant à une allure donnée et le rôle du mécanicien est simplement de ne pas dépasser cette vitesse.
La voie est là uniforme dans ses qualités de roulage, les obstacles sont prévus et signalés à l'avance ; le mécanicien sait qu'à telle heure, à tel repère du paysage, son attention doit être mise en éveil car il va rencontrer le signal sur lequel il devra régler la marche de son convoi. Le temps ne joue qu'un rôle effacé : pluie et brouillard n’empêchent jamais l’avance.
De plus, les obstacles imprévus sont rares, exceptionnels, rarement de taille à perturber la marche du train qui,lui,ne peut s'arrêter aussi rapidement que l’auto à cause de l'énorme masse qu’il réalise. Le train croise, double d’autres convois sans que sa marche en soit troublée.
On voit donc qu'il n’y a rien de commun entre la conduite d’un train et d’une automobile.
Le mécanicien se tient attentif aux ordres donnés, il exécute un tableau de marche, sa tâche est d’obéir.. obéir aux