L'ŒUF CHEZ LES VERS
Diversité de mœurs et d 'habitat des Vers. — Les Vers plais. — Le Ver solitaire et ses proglottis sexués. Œufs. Migration de l’embryon. — Cysticerques et leur destinée. — Hétérœcie de divers Ténias. — Le tournis du mouton et le Cœnure. — Le Bothriocépliale. — Adaptation au milieu. — Les Trématodes. — La Douve du Canard et ses migrations multiples. — Sporocystes et Cercaires.
— Formation de l’ovule des Trématodes. — Ootvpe. — Dimorphisme sexuel. — Les Tuvbellariés. — Scissiparité et œufs des Planaires. — Les Vers cylindriques. — L’Écliinorhynque. — La Trichine spiralée et ses migrations. — Les Pilaires et les Mermis.
— Le Pilaire de Médine. — Migrations du Gordius aquatique. — Fécondité de certains Vers. — Anguillules du blé niellé. — Reviviscence des Anguillules et des Rotifères. — Les Annélides. — La Sangsue et son cocon. — Nids et œufs des Nephelis. des Clepsines. — Le Ver de terre et son bat. — Scissiparité du Ver de terre, des Naïs. — Œufs des Vers tubicoles et des Vers errants. — Larves et métamorphoses.
Nous désignons vulgairement sous le nom de Vers des animaux à corps allongé, mou, contractile, à mouvements lents et rampants. Le Ver de terre nous est le mieux connu et résume, dans notre idée, les propriétés et les caractères qu’à tort ou à raison nous attribuons ordinairement à cette catégorie d’animaux. Ainsi le Ver est pour nous l’emblème de la faiblesse, du dénûnient et de l’assujettissement. 11 est vrai que l’existence d’un pauvre Ver de terre n’est guère enviable. Il possède tant d’ennemis qu’on le dirait créé à seule fin de servir de pâture aux autres. On le disait même il n’y a pas très longtemps, comme on