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L’ŒUF CHEZ LES VERS

pensait aussi que le blé et la pomme étaient destinés à ne pas laisser mourir l’homme de faim et la verdure du paysage à ne pas lui fatiguer les yeux!

Mais la division des Vers est une des plus vastes et comprend une infinité de formes qui échappent le plus souvent à l’attention journalière par la petitesse de leur taille ou par leur genre de vie dans un milieu caché, h* plus souvent à l’intérieur d’autres animaux : ce sont les Vers parasites. La mer en héberge encore un grand nombre, et les Annélides, au lieu de montrer l’abjecte passivité, à notre avis, du Ver de terre, montrent au contraire une grande initiative offensive et défensive, se parent de belles livrées et font preuve d’une grande habileté d’industrie. L’antipathie que nous éprouvons à l’égard du pauvre paria se change alors peut-être en pitié pour lui et en admiration pour ses congénères marins, plus favorisés par la nature.

Les Vers les plus simples d’organisation sont les Vers plats, qui vivent pour la plupart à l’état de parasite à l’intérieur des organes d’animaux plus élevés. Leur corps plat est tantôt arrondi, tantôt rubané et composé d’un grand nombre d’articles, disposés en chaîne et représentant chacun un individu. Le ruban peut acquérir jusqu’à vingt mètres de longueur.

Presque tous sont hermaphrodites, se reproduisent par des œufs, se multiplient par gemmation et par scissiparité en donnant souvent des exemples très curieux de génération alternante.

Le premier que nous choisirons sera le Ténia ou Ver solitaire (Tœnia solium ), qui habite l’intestin de l’homme (fig. 95). Ce nom est incorrect pour deux raisons : d’abord le Ver est souvent accompagné de plusieurs autres, et ensuite chaque Ver est une réunion d’un grand nombre d’individus placés bout à bout.

C’est un ruban plat, parfois long de plus de 10 mètres, très fin à l’extrémité antérieure, élargi à l’extrémité pos-

térieure. Il est comme articulé et détache successive ment, à l’extrémité plus large qui représente la queue, des segments déjà indiqués qui vivent d’une manière indépendante et sont animés de mouvements assez rapi-

Fig. 93. — Ténia et. Bothriocépliale.

a. Ténia ou ver solitaire, b. La tôle. c. Crochets, d. L'n proglottis. e. Œul f. Embryon avec ses six crochets, y. Deux jiroglol lis du Bothriocéphale. i. Larve ciliée du même.

des. Au fur et à mesure que les segments se détachent, le Ver, en s'allongeant, en produit de nouveaux vers la région céphalique. C’est une multiplication par scissiparité transversale. La région céphalique, la [tins mince, (ist terminée par un petit renflement qui est la tête, du

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