Mâle et femelle (le la Cochenille
L’ŒUF
ou agames. Nous reviendrons plus loin sur les mœurs de ce curieux Insecte.
Les Cigales et les Criquets femelles sont muets, tandis que les mâles font entendre durant les journées chaudes
un susurrement intense dont les sons métalliques remplissent, en été, les immensités de la steppe embrasée dune étrange orchestration.
La femelle de la Géomètre effeuillante est dépourvue 5 . d’ailes et son corps est élargi,
ovale, tandis que le mâle est un beau petit papillon à corps cylindrique. La même différence existe entre l’Orgvie antique mâle et la femelle, Lun étant papillon et l’autre ayant à peine des rudiments d’ailes (fig. 110).
Les Lampyres (fig. 111) ou Vers luisants mâles de nos campagnes sont ailés et promènent à travers les nuits chaudes printanières deux faibles points lumineux, tandis que les femelles, dépourvues d’ailes et méritant le nom d ever luisant par la forme de leur corps, brillent dans la mousse ou
Fig. 111. ■ — Lampyre mâle et femelle.
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sur la feuille de l’arbuste d’un vif éclat phosphorescent. Cette lumière est produite dans un organe particulier de couleur jaunâtre situé à la partie postérieure de l'abdomen. Elle est due probablement à une oxydation, quoique la présence du phosphore n’ait pas encore pu être constatée. Une élévation de température en augmente l’éclat. La femelle est déjà phosphorescente dès son état de larve et on a même pu constater une sorte de phosphorescence dans l’œuf. Les Pyrophores de U Amérique du Sud sont tellement brillants que les indigènes les emploient en guise de lanterne et s’en servent comme de
Le dimorphisme sexuel acquiert son plus grand développement chez certains Coléoptères et surtout chez les Hyménoptères vivant en colonies, notamment à l’époque de la reproduction.
On sait que le Lucane cerf-volant mâle est pourvu de deux énormes mandibules bifurquées dont la ressemblance avec le bois du Cerf lui a valu son nom. Les Staphylins femelles acquièrent, au moment de la ponte, un abdomen monstrueux qui gênerait considérablement leur mouvements s’il n’était relevé et porté sur le dos.
Les différences sexuelles les plus variées s’introduisent
chez les individus nombreux des sociétés de Fourmis, d’Abeilles, de Termites, etc., mais ces différences sont toujours en rapport avec le genre d’occupation de l’individu, soit qu’en vertu du principe de la division du travail, la république animale lui ait assigné les fonctions de travailleur, de soldat ou de reproducteur mâle ou femelle. Nous reviendrons plus loin sur ces merveilleuses associations animales, nous réservant ici de montrer par quelques chiffres l’énorme différence de taille qui, à un moment donné, peut exister entre les différents habitants d’une termitière. La Termite lucifuge, une espèce répandue sur les bords de la Méditerranée, habite des nids construits dans le tronc des arbres, La population se com-
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pose d’un mâle et d’une femelle, de soldats et d’ouvriers.
L’abdomen de la femelle fécondée atteint jusqu’à 30 millimètres de longueur, de sorte qu’il traîne par terre, ce qui n’empêche cependant pas la Termite de faire des mouvements assez vifs (fig. 112).
La femelle d’une espèce de Termite habitant la côte de Guinée atteint une longueur totale de 77 millimètres. Or, tandis que le thorax et la tête réunis n’ont que 7 millimètres, l’abdomen seul atteint 70 millimètres de longueur sur 50 millimètres de largeur. Les ouvriers et
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les soldats n’atteignent, par contre, que 15 millimètres environ de longueur en tout.
Enfin, chez la plupart des Insectes, le dimorphisme porte surtout sur la forme, la composition et le développement des antennes, pattes, cornes et appendices.
Les œufs des Insectes prennent naissance dans un ovaire formé de deux ou de plusieurs tubes ou vésicules ovariques disposés symétriquement et qui se continuent plus loin par un canal ou oviducte souvent garni d’organes accessoires. Les matières constitutives de l’œuf se forment séparément, de telle façon que des cellules vitellines viennent se grouper successivement autour d’une vésicule germinative, puis le tout s’entoure d’une membrane générale ou chorion. Souvent les œufs atteignent déjà dans la vésicule ovarique un degré de développement assez avancé, en distendent la paroi et donnent à l’ovaire l’aspect d’une grappe ; ailleurs ils se mettent à la file les uns des autres dans le tube ovarique et ressemblent à un chapelet de boules où chaque œuf est séparé du suivant par une sorte de tampon ou de coussinet qui disparaît plus loin. Souvent chaque tube de l’ovaire ne produit qu’un seuf œuf, mais chez les Insectes très féconds, ce nombre est. plus considérable et peut aller jusqu’à 100 pour chaume des vésicules ovigères.
Chaque œuf se compose au début d’une vésicule germinative souvent fractionnée et qui disparaît dans la suite, d'un vitellus d’abord incolore, mais qui se colore bientôt en jaune, brun, rouge, bleu, etc., de teintes très variables
suivant les espèces. Enfin, une membrane vitelline mince et un chorion ordinairement très solide remplissent un rôle protecteur plus ou moins nécessaire suivant les chan-
ces de destructionauquel l’œuf est exposé après la ponte. La forme des œufs varie considérablement. Leur sur-
face extérieure est souvent sculptée élégamment de côtes saillantes, de bandelettes, de tubercules, de saillies pointues figurant les dessins les plus variés,