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Céphalophores, tels que les Clansilies, les Maillots et surtout la Paludine, à qui sa naissance a valu le nom de Paludina vivipara. Swammerdan, au dix-septième siècle, l’avait déjà observée. Il vit en outre que la Paludine est parthénogénétique. Elle habite les eaux douces de nos contrées. Les petites Paludines naissent à la fin du printemps avec leur coquille toute formée, après deux mois de séjour dans la chambre incubatrice. Cette chambre résulte d’une dilatation de l’oviducte et devient assez vaste pour contenir, pendant quelque temps, des œufs non éclos et des jeunes déjà éclos en nombre assez considérable.
Au sortir de l’œuf, tous les Céphalophores sont munis d’une coquille rudimentaire. Chez les Gastéropodes nus, cette coquille disparaît ensuite, tandis qu’elle se développe de plus en plus chez les Conchifères. On suppose <pie la forme spiralée si élégante, construite selon les règles de la géométrie, des coquilles de la plupart des Gastéropodes, est due aux mouvements flagellatoires, ondulatoires des cils dont leur corps est tapissé dans les premières périodes de leur jeune âge. En effet, grand nombre d’embryons éclos possèdent une sorte d'expansion ailée en forme de voile lobé, \evelum , dont les bords sont garnis de longs cils vibrât iles. C’est un organe de locomotion destiné à disparaître avec les progrès de l’âge, au fur et à mesure que le « pied » se développe.
A part la rétrogradation de la coquille primitive chez les Céphalophores nus et la disparition des ailerons du voile, aucune métamorphose n arrête ni modifie la forme première du corps, à l’exception de quelques espèces de Ptéropodes tels que les llyales, les Cléonides. Celles-ci naissent à l’état de larves, muent et se transforment. Quelquefois les larves sont entourées de ceintures de cils vibratiles qui les font ressembler aux larves de certains Annélides.
I/ŒUT DES MOLLUSQUES