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OMBILICALE

1® Vésicule proprement dite. — Une

coupe de la vésicule ombilicale, pratiquée sur un embryon humain de 8 millimètres (embryon de 28 jours), nous montre que la paroi de la vésicule, épaisse de 200u, se compose d’un épithélium, doublé extérieurement de tissu conjonctivo-vasculaire.

L’épithélium de revêtement est représenté par des cellules polyédriques, hautes de 25 [x et disposées sur un seul plan, comme dans l’intestin. De place en place, cet épithélium se stratifie. 11 constitue des bourgeons qui apparaissent, tout d’abord, vers la 3® semaine de la grossesse, dans le pôle distal de la vésicule. Ces bourgeons pleins s’allongent, puis se creusent d’une cavité. Ce sont maintenant de longs tubes, qui se divisent dichotomiquement. Leur extrémité renflée atteint presque la surface du sac vitellin. Le revêtement de ces tubes est formé de cellules polyédriques, criblées de fines vacuoles.

Le tissu mésodermique, qui sert de soutien à l’épithélium, n’est autre chose que la lame splanchnique du mésoderme. Il est déjà parcouru par de nombreux vaisseaux.

Un peu plus tard (G à 8 semaines), la paroi de la vésicule s’est épaissie ; elle atteint 300 g. L’épithélium superficiel s’est accru. Les dépressions anciennes ont égalemetit augmenté de volume (150 (X de diamètre). Elles plongent, par leur extrémité profonde, dans le tissu inter-annexiel, qui s’est progressivement sub-

Fig. 57. — Coupe totale de la vésicule ombilicale chez un embryon humain de 9 millimètres. La cavité de la vésicule est bordée ; 1° i)ar un épithélium et 2“ par une couche de tissu conjonctif criblée de vaisseaux.

LA VÉSICULE OMBILICALE DANS l’eSPÈCE HUMAINE

stitiié au cœlome externe. Des dépressions nouvelles ont pris naissance. A ce moment, la vésicule est revêtue de glandes, sur toute son étendue. Ces glandes se moulent sur les vaisseaux qui circulent dans leurs interstices. Leur épithélium est devenu très volumineux. Tl s’est chargé de gouttelettes graisseuses et, cà et là, au milieu des cellules glandulaires, on observe des cellules géantes dont le cytoplasme renferme des globules rouges.

C’est Tourneux qui, le premier, a décrit ces curieux diverticules de la vésicule ombilicale (1889). Plus tard,

Spee (1897) a élucidé leur mode de développement et tenté d’établir leur signification.

2° Canal vitellin. — I,e canal vitellin se présente, tout d’abord, avec une lumière étroite, circonscrite par des cellules prismatiques.

Ces cellules, hautes de 20 u et de largeur moitié moindre (9 à 12 g), se continuent, d’une part, avec l’endoderme intestinal et, d’autre part, avec l’épithélium de la vésicule. Elles sont disposées sur un seul rang et reposent sur une paroi mésodermique.

Plus tard, le canal vitellin se transforme en un cordon cellulaire plein. Ce cordon se fragmente, et ses restes épithéliaux se retrouvent parfois, échelonnés de loin en loin, dans l’épaisseur du cordon ombilical.

Fig. 58 — Coupe des parois de la vésicule ombilicale sur un embryon humain de 8 millimètres. L’épithélium est creusé d’excavations; des capillaires nombreux occupent le tissu conjonctif sur lequel s’implante l’épithélium. (D’après Tourneux.)

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