‹ L'œuvre civilisatrice au Congo belgeChapitre 21 sur 37 · L'ŒUVRE CIVILISATRICE · texte numérisé non relu

L'ŒUVRE CIVILISATRICE

Avant d'entamer l'œuvre civilisatrice proprement dite en organisant le pays de manière à y faire pénétrer nos idées de civilisation et à tirer les malheureux noirs de la barbarie où ils s'enlisaient depuis des siècles, il s'agissait de reconnaître et d'occuper le territoire.

Nous avons vu comment la reconnaissance et l'occupation furent menées à bien grâce à l'énergie, au dévouement et à l'abnégation dont firent montre tant de nos compatriotes en Afrique.

Nous avons suivi pas à pas les exploits de nos officiers contre les bandes d'esclavagistes et assisté à l'anéantissement de la puissance arabe ; personne ne songera à contester que ce fut là un service inappréciable rendu à la cause de la civilisation et qui suffit, à lui seul, à entourer d'une auréole impérissable le front du second Roi des Belges.

Nous avons enfin assisté anxieusement aux luttes pénibles qui mirent aux prises l'Etat avec les bandes de soldats révoltés, mais qui nous permirent de faire cette consolante constatation, que l'organisation de la force publique permettait de faire face aux situations les plus troublantes, les plus inextricables.

Ces deux grands périls écartés, le gouvernement put se vouer tout entier à la poursuite de son œuvre civilisatrice.

Comme il a fallu tout créer au Congo, où il n'y a pas bien longtemps la majeure partie du territoire était Tierge de toute influence européenne, il suffira d'exposer la situation actuelle pour montrer le chemin parcouru.

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