‹ L'œuvre civilisatrice au Congo belgeChapitre 7 sur 37 · LE SYSTÈME OROGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

LE SYSTÈME OROGRAPHIQUE

Le territoire de notre colonie se présente sous l'aspect de trois terrasses de superficie inégale et séparées l'une de l'autre par d'importants massifs rocheux.

A proximité de la mer, une bande de terrain peu

importante forme la région côtière ou mapitime, faible d'élévation et constituée par des plaines alluviales.

Elle est séparée de la région centrale par la chaîne des monts de Cristal qui barre le Bas-Congo d'un relief ne dépassant guère en moyenne 700 à 800 mètres et qui, apparaissant dès Borna, s'étend jusque vers Tshumbiri sur une largeur de 550 kilomètres.

Le massif du Palabala immédiatement à l'est de Matadi et le plateau du Bangu où pointe le mont Uia (1050 m.), en sont les deux expressions orographiques principales.

La région centrale qui succède aux monts de Cristal lorsqu'on s'avance vers l'intérieur du pays, est une immense plaine, à peine ondulée, légèrement inclinée vers l'ouest et se raccordant à la région supérieure par une zone plus accidentée.

Cette région supérieure limite le Congo central vers le nord, l'est et le sud.

Au nord le terrain s'élève en glacis jusque vers la ligne de partage des eaux du Congo et du Nil dont l'aspect varie de la plaine sans relief sérieux à la crête bien marquée.

A l'est, les mouvements du terrain sont beaucoup plus accentués : la fracture au fond de laquelle dorment les lacs Tanganika, Kivu, Edouard et Albert, est bordée par deux chaînes dont l'occidentale se dessine entièrement dans notre territoire.

Celle-ci porte au sud-ouest du Tanganika le nom de monts du Marungu (1.100 m.), puis s'affaisse jusqu'à une altitude de moins de 1.000 mètres, pour livrer passage à la Lukuga par le seuil de Mitwanzi, au-delà duquel la

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chaîne se relève pour longer la Ruzizi, le lac Kivu, à des altitudes dépassant vers ce dernier lac 2.500 mètres. Elle borde ensuite à l'ouest le lac Edouard où elle atteint plus de 3.000 mètres, puis la Semliki et le lac Albert et

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vient en s'abaissant graduellement, se souder au plateau Congo-Nil.

En travers de la fracture, une éruption volcanique est venue provoquer le soulèvement de la chaîne des Virunga, divisant ainsi la crevasse en deux parties appartenant l'une au bassin du Nil, l'autre à celui du Congo.

Cette chaîne comprend huit volcans, dont deux donnent encore de temps à autre des traces d'activité, et dont le plus élevé, le Karisimbi, est à 4.500 mètres audessus du niveau de la mer.

Vers le sud-est, la région centrale est limitée par les massifs du Katanga dont le modelé actuel est dû à l'existence de trois fractures au fond desquelles coulent le haut Lualaba, le Luapula et la Lufira. Les monts Hakansson limitent la première sur la rive gauche du Lualaba, tandis que les monts Mitumba qui se dirigent sous différents noms vers le milieu du lac Tanganika, marquent avec les monts Nikale^ la séparation entre les dépressions du Lualaba et de la Lufira.

Cette dernière est séparée de la vallée du Luapula par les monts Kandelungu.

Enfin au sud, la région centrale vient se terminer vers le plateau de Lunda, qui s'étend lui-même vers le sud jusqu'à la crête Congo-Zambèze.

Cette dernière présente l'aspect d'une plaine sablonneuse d'une altitude de 1400 à 1500 mètres sauf dans la partie orientale où les reliefs sont plus accentués ; elle donne naissance à un grand nombre de cours d'eau qui, s'encaissant de plus en plus, finissent par tomber dans la région centrale par un ressaut brusque et d'une hauteur de 180 à 200 mètres,

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