‹ L'œuvre complet de Eugène DelacroixChapitre 62 sur 97 · MO · texte numérisé non relu

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L'CEUVRE DE DELACROIX

Année i855

N" 1272 : Les deux Foscari

Tdilc. — H. o'^QO, L. i'"3o. — Daté et signé à droite sur la draperie de la table. — Gravé à l'cau-forte par Charles Courtry pour le catalogue de la vente Faure, dans les dimensions de : H. o"'ioo, L. o'"i48. — Gravé à Feau-forte une seconde fois par Charles Courtry (encore inédit), dans les dimensions de : H. o™i62, L.o'"237. — Gravé sur zinc d'après un dessin de F. Gaillard, dans les dimensions de : H. o"M2i, L. 0^170, pour la Galette des Beaux-Arts, numéro du i*''' octobre 1881. — Vente Faure, juin 1873 : 79,500 fr. — A appartenu à M. Schwabacher. — Appartient à M. le duc d'Aumale. — Cat. A. Moreau, pp. 189.

« Le doge F'oscari est oblige d'assister h la lecture de la sentence de son fils, Jacques Foscari, torturé et banni pour de prétendues intelligences avec les ennemis de la République. Le doge, coiffé de son bonnet à cornes, vêtu de sa robe de brocart d'or, est assis sur son trône au premier plan, accablé de douleur sous sa contenance stoïque. Jacques Foscari, dont le bourreau vient de torturer les membres, lui jette un suprême adieu et tend ses mains brisées aux baisers de sa femme. La scène est disposée de la façon la plus dramatique, dans une de ces belles architectures que Delacroix sait si bien construire et auxquelles il donne la pi'ofondeur d'un décor. » (Th. Gautier. Les Be.iiix-Arts eu Europe.)

Les deux Foscari

■"•" Croquis à la mine de plomb. — H. o"'26, L. 0^40. —

il' ' ■ Reproduit en fac-similé, n° 43, par A. Robaut, dans les

■SC. V-^— p\ £y di.mensionsde: H. 0^260, L, o'"40o. — Trois petites lignes

■-J*? ; '-"'-'^ ->'v Ver, de texte, au bas à droite : « Montrer seulement un des pieds

^**7'I>^1^ de Jacques et ceux de la femme; le reste caché par les

qè^^^^' marches et par le bureau.» — Appartient à madame veuve

Paul Huet. — Voir le tableau précédent. — Non catalogué

par M. Moreau.

Le grand paysagiste Paul Huet, à qui ce dessin a appartenu, écrivait à un de ses amis, au moment de la vente posthume : 0 L'exposition est magnifique, et l'on commence à proclamer hautement que Delacroix est un grand dessinateur. Les imbéciles ont attendu pour cela l'exhibition d'une copie de Raphaël, excellente en effet. 11 faut que les plus rebelles admirent cette flexibilité de talent qui passe de la grâce la plus charmante, de l'exécution la plus froide, à la grandeur du style, au nerveux de l'exécution, à la beauté sublime du caractère et de la forme. » (Voir E. Chesneau, Pe!«/res et Statuaires romantiques.)

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N" 1274: Hercule et Diomède

Toile. — H. o"'28o, L. o"'345. — Gravé sur bois pour le Magasin pittoresque, en 1866, dans les dimensions de : H. o"M25, L. o'"i5o. — Reproduit au trait dans les dimensions de : H. o"'28o, L. o"'345, et lithographie à la plume par A. Robaut; gravé sur zinc dans les dimensions de: H. 0^097, L. 0^12?. — N" 134 de la Vente posthume. — Collections de MM. Haro Feydeau, Brame, Petit. — Vente C. Dutilleux, mars 1874: 2,25o tV. à M. A. Robaut. — Cat. A. Moreau, pp. 144, 3i8.

Hercule livre Diomède vaincu à la férocité de ses propres chevaux, que le roi de Thrace nourriss.iit de chair humaine. C'est un des nombreux projets que le maître avait étudiés pour la décoration du salon de la Paix, à l'Hôtel de Ville, et dont il ne trouva pas l'emploi alors. Le maître, sur les instances de son ami Dutilleux , avait reporté cette composition sur une toile Je grande dimension. Malheureusement, la mort s'opposa h l'achèvement de ce travail où seul le praticien avait passé.

Hercule et Diomède — Croquis

i° Croquis à la mine de plomb. — H. L. o"^36. — Reproduit en tac-similé, n° 32, par L. Robaut, dans les mêmes dimensions. — Partie

lot 36 1 de la Vente posthume.

2" Croquis à la mine de plomb. — H. o'"i4, L. o"26. — Reproduit en fac-similé, n° 3i bis, par A. Robaut, dans les dimensions de : H. o'"i4o, L. o'"i6o. — Partie du n" 36 1 de la Vente posthume. — Non catalogué par M. Moreau. Le premier croquis est une étude sur nature, le second un commencement de composition.

N° 1277 : Arabes en ^oyage

=— ^ — t3f=i5--^ ir^& 4 Toile. — H. o"'55, L. o"'65. — Signé à gauche en bas, daté : — — ~-.^- ^ «1855». — Gravé àreau-forteparVeyrassat, pour le catalogue

de la Vente Michel de Trétaigne dans les dimensions de : H. o'"io5, L. o™!3o. — Vente baron Michel de Trétaigne : 3o,5oo fr. — Appartient à madame la baronne Nathaniel de Rothschild. — Cat. A. Moreau, pp. 102, 275.

La tonalité générale est blonde et ensoleillée. Le catalogue de la vente Michel de Trétaigne le décrit ainsi : « Le chef marche à la tête de la caravane, son fusil à la main et retenant son cheval qui descend une côte. Derrière lui, un arabe conduit un cheval blanc, monté par une femme enveloppée d'un burnous. Un serviteur suit à pied, portant des paniers. Derrière eux, viennent d'autres cavaliers.» Le paysage, accidenté de montagnes bleuissant au loin et de collines verdoyantes, est éclairé par un ciel du matin.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N" 1278 : Chasse aux lions — Variante du tableau du musée

de Bordeaux

Toile. — H. o"'5:-i, L. o'^ji. — Daté. — Voir Tcsquisseet le tableau original aux années i853 et 1854; voir aussi à l'année i858. • — Vente Liehermann, 1876, retiré à ig,3oo fr. — Cat. A. Moreau, p. 280.

La diftérence entre les deux compositions n'est sensible que dans les proportions de la toile et la disposition tout autre du paysage. M. de La Rochenoire le décrit en ces termes : « Un lion, de toute sa force athlétique et titanesque, étreint sous sa large et mortelle griffe un cheval terrassé et deux liommes. A droite la lionne, carchez M. Eugène Delacroix il y a toujours unité dans l'effet qu'il veut produire, la bête fauve, dis-je, se précipite au secours de son protecteur. Elle se cramponne, fine et cambrée, comme une amante en rage, sur la croupe ruisselante d'un cheval dont le cavalier s'apprête à la terrasser. La mêlée est terrible, les lambeaux de chair vont joncher la terre abreuvée de sang. Le carnage effrayant, la couleur fauve et magique, le dessin fantasque, capricieux et mouvementé qui animent cette scène, cette griffe frémissante, l'àpreté du site, l'énergie de ce lion surpris à la vie sauvage, la rage des combattants, l'effort surhumain de la vie contre la mort; tout cela peut-il se décrire aussi bien que le peintre poète l'a rendu !.... »

N" 1279 : Chasse aux lions — Études

,> "''■'^- .^^ Deux croquis au crayon réunis sur une même feuille mesurant :

^Ty^^--. ' i-%''?"^! H. o"'i8o, L. o^'dSS. — Vente posthume, à M. A. Robaut. —

' n^5''i?*^-''*i^/'^";^'''''l ^°" catalogué par M. Moreau.

-î^^^^K^I'^Ç/îi^^' Indiqué en quelques couf)S de crayon, le cavalier démonté est

v3<>^^^ cependant très déterminé. Il est superbe en son mouvement de tête

redressée en l'air, le cou tendu. Quant au lion, il a un aspect d'une

nature supérieure. C'est celui qui reparaît dans la composition précédente. Le groupe

du cavalier est celui qu'on voit à gauche dans la même scène, mais il a subi de nombreux

changements, qu'une simple comparaison fera facilement reconnaître.

N" 1280 : Tigre prêt à bondir

Croquis à la plume. — H. o"'i 16, L. o'"i88. — Daté : « du 18 octobre i855, Augerville.» — Partie du n° 495 delà Vente posthume ; i5o fr. à M. Minoret. — Non catalogué par M. Moreau. Il se tapit, rase la terre et d'un bond terrible va rouler sur sa proie. Personne n'a comme Delacroix surpris et traduit tous les instincts de férocité logés sous le crâne aplati des félins.

N" 1281 : Lion et caïman

Toile. — H. o"'32, L. o'"42. — Signé et daté à droite : 1 1855». — Gravé à Teau-forte par Hédouin pour le catalogue de la vente Faure et pour la galerie Durand-Ruel, dans les dimensions de H. o"'094, L. o"M i3. — Vente Faure, juin 187?. — Non catalogué par M. Moreau.

L'amateur ne confondra pas ce tableau, malgré l'analogie du titre, avec celui de i863 connu sous la désignation de « Lion au Caïman. « Dans ce dernier tableau, l'animal est couché de protil, tourné vers la gauche du spectateur. Ici, il est debout et tourné presque de face vers la droite. C'est aux lions, aux Arabes, que Delacroix demandait le repos de ses grands travaux décoratifs.

N" 1282 : Tigre en arrêt

Dessin sur verre collodionné.

catalogué par M. Moreau.

'i5o, L. o'"iqo. — Non

tlj,,: Il existe de ce dessin des reproductions et des réductions alourdies. p^-;2^^y^-XÀ'fï'^- En" 1854, Delacroix fit, à la demande de son ami C. Dutilleux, cet ^.^ ^^ùi^ss^'^^^ essai d'un procédé nouveau de reproduction à grand nombre d'un ■^5l \j~-<v,," - «=^Ili^'^^' dessin original. Ce procédé consistait à tracer à la pointe, sur une " "^^ ^^^ .- "-. T^T plaque de verre coliodionnée, un dessin, dont on tirait ensuite des épreuves sur papier sensibilise, comme l'on fait des épreuves photographiques ordinaires. (Voir la lettre sur ce sujet, du 7 mars 1854. Editioli Burty. ) n Après avoir beaucoup étudié d'après nature au Jardin des Plantes, Delacroix s'était mis à faire, de mémoire, plus d'animaux au coin de son feu que devant les fosses et les cages des bêtes. Il tirait des lions et des tigres de son chat.» ( Th. Silvestre. )

N°^ 128^, 1284, 128^ : Jambes de cheval écorché

3° Jambe H. o-^SS, logué par

1° Jambe de devant. — Croquis aquarelle en deux tons, bistre et sanguine.

— H.o"35, L. o-"23.— Daté:><28 avril 55 »; on lit : « trop verticale, plus de torsion », ailleurs : « plus conforme. »

— Non catalogué par M. Moreau.

2° Jambe de devant. — Croquis acjuarellé en deux tons : bistre et sanguine.

— H. o"35, L. o'"23. — Daté : « 28 avril 55. — Non catalogué par M. Moreau.

Croquis aquarelle en deux tons : bistre et sanguine. — L. o'"23. — Non daté, mais visiblement de la même époque. — Non cata- M. Moreau. Chaque numéro représente deux fois la même jambe.

de derrière.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N" 1286: Squelette de cheval

Quel m

Croquis à la mine de plomb. — H. o'"2 5, L. n'"32. — Daté : « 2 mai 55 ». — Non catalogué par M. Moreau.

.1 11 a paru à la vente de Delacroix une suite nombreuse de dessins d'anatomie du cheval, coloriés et traités avec un soin minutieux. Cela n'étonne point de la part d'un maître qui a peint le c'neval comme on ne l'avait pas fait avant lui; mais ce qui surprend, c'est la date de ces dessins : i855 ! Ainsi, c'est après l'Exposition universelle, qui fut comme une consécration solennelle du génie et de la supériorité de l'artiste, qu'il se livrait à de pareilles études, re exemple de modestie et quelle douce leçon pour nous tous. » (Constant Dutilieux.)

Année i856

N" 1287 : Saint Michel terrassant le dragon

Toile ovale. — H. o™32, L. o'"40. — Variante du plafond de Saint- Sulpicc. — Appartient à M. Le Gentil. — Voir à l'année 1857. — Non catalogué par M. Moreau.

Cette variante du plafond de Saint-Sulpice fut livrée par le maître en iS5S seulement, sur commande de C. Dutilieux, pour M. Le Gentil, juge à Arras, et fut payée 3oo fr. — Il y a, dans le tond, h gauche, trois tigures couchées, et une à droite. Voir à ce sujet la lettre écrite par le maître à C. Dutilieux, en date du 24 août i83tj (édition Burty), où il annonce qu'il a commencé, à l'intention de M. Le Gentil, une <> petite réminiscence» du plafond qui l'occupe. Et il ajoute : oSi ce choix contrarie votre amateur, je tâcherai de trouver, aussitôt qu'il nie sera possible, quelque chose qui puisse le satisfaire. »

Saint Michel

Dessin au.x deux cravons et lavis. — H. o"\iio, L. o"'4io. -- N" 295 de la Vente posthume: 225 fr. à M. Cadart. — .\ppartiênt à M. A. Rohaut. — Exposition des dessins du siècle, 1884. — Voir à Tannée 1857, le plafond de Saint- Sulpice. — Non catalogué par M. Moreau.

Le 24 août i856, Delacroix écrit à C. Dutilieux : « Cher monsieur, votre bonne lettre m'est arrivée au milieu de mon rude travail de Saint-Sulpice, et que je poursuivrai encore tout le mois prochain. Ce travail, tant retardé et interrompu sans cesse, aurait pu être achevé dans cette campagne; mais la clarté douteuse de la fin de l'automne me iorcera encore de lâcher prise, mais avec la résolution d'achever au printemps.»

LŒUVRE DE DELACROIX

N" 1289 : Christ en croix

Toile. — H. o'"45o, L. o'"365. — Gravé à Feau-forte par A. Greux, pour le catalogue de la vente Laurent-Richard, 1878, dans les dimensions de : H. o"'i25, L. o"'[o5. — Deuxième vente Laurent-Richard, mai 1878, retiré à 8,5oo fr. — Non catalogué par M. Morcau.

Ce tableau fut offert par le maître, en iS56, à M. Roche, architecte dos hospices, à Bordeaux, qui avait, dix ans auparavant, construit le tombeau du père et du frère de Delacroix. — En mars 1874, M. Laurent-Richard avait acheté le Christen croix cl le Tigreroyal (Voir le n" ioo5|. pour la somme de 35, 000 fr., de M. Demonts, sous-intendant militaire à Versailles et neveu de feu M. Roche. Le 26 mai i856, Delacroix écrit à M. Roche : « Je

suis très heureux que le petit Christ vous plaise ainsi qu'à madame Roche Je lui adresse

d'ici et en pensée des prières ferventes pour votre bonheur h tous deux. »

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N° 1290 : Olinde et Sophronie sur le bûcher

la magnihcenc

Toile. — H. i"'oo, L. o'"8o. — Vente Bonnet, 9 mars 1864 : 7,5oo fr. à M. de Laage. — Cat. A. Moreau, p. 25 i . Déjà, en avril i856, peu de temps après qu'il fut fait, ce tableau avait passé en vente à l'Hôtel Drouot, sans trouver d'acquéreur. Il fut retiré par l'expert-vendeur, M. Weyl, qui l'avait glissé, avec beaucoup d'autres tableaux, parmi ceux de la collection Survillç (n" i5 du catalogue). — La description fournie par Delacroix est la suivante : n Olinde et Sophronie. Clorinde, arrivant au secours des Sarrasins, assiégés dans Jérusalem, délivre de la mort deux jeunes amants condamnés au bûcher par le tyran Aladin. (Jérusalem délivrée.) » En cette toile de petite dimension, aussi bien qu'il l'eût fait en l'une de ses œuvres les plus vastes, Delacroix a su donner l'impression du grandiose par l'ampleur des gestes, l'abondance de la composition et de l'effet. D'un sujet de genre, il a tiré un drame d'une émotion supérieure.

N°i29i : Don Juan et Haydée

Toile. — H. o'"5o, L. o'"45. — Vente Van Isackcr, 23 février i858 : 1,100 fr. ■ — Cat. A. Moreau, p. 249.

N" 1292 : Combat entre des Marocains et des Arabes

Toile. — H. o'"24, L. o"'35. — Voir la Perception de l'impôt arabe., à l'année i863. — Vente Cachardy, 8 décembre 1862 : 900 fr. — Vente du marquis de L., 4 février i865: i,3oofr. — Cat. A. Moreau, p. 272.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N" 1293 : Combat du giaour et du pacha — Variante

sur

forte si tableau

Toile. — H. o'"8 i , L. o^ôS. — Signé à droite, daté : « iSSb». — Appartient à M. E. Secrétan. — Voir aux années 1827 et i835. — Cat. A. Moreau, p. 244, note.

Le giaour ici est beaucoup moins fatal et byronien que ceux de 1S27

et de i835. C'est un élégant et jeune seigneur vêtu de velours vert

et de satin cramoisi, coiffé d'une légère toque amarante à plume

blanche, galopant sur un cheval volant à tous crins. Il n'a qu'à

paraître pour vaincre. Le pacha agenouillé lui rend son arme. Dans

le formidable écart de l'arrière-train du cheval, on aperçoit au ras du

sol la tète d'un Turc qui regarde la scène en curieux effaré. Les

blancs, les pourpres, les verts, les rouges du costume du giaour, le

vert et le rouge différents et le bleu sombre de celui du pacha, jouent

troisième gamme de verts et de bleus formée par les collines qui découpent leur

Ihouette dans les gris de perle mêlés de turquoise du ciel orageux : admirable

Notre vignette est faite de souvenir.

N" 1294: Cavalier arabe

joli ciel clair, avec

Toile. — H. o"'6o, L. o'"48. — Appartient à M. Soultzener. — Non catalogué par M. IVIoreau.

Vêtu d'un burnous jaune très clair, la main gauche levée tenant haut les rênes de son cheval, il porte de la main droite un sabre nu et il fixe attentivement, en se détournant sur son cheval, une touffe de cactus oit l'on aperçoit quelque objet qui met sa méfiance en éveil. Le cheval, lancé au galop, est également inquiet et tourne aussi la tète du même coté. Il est alezan clair, la selle rouge vermillon, le reste du harnachement rouge cramoisi. Parmi toutes ces variétés de rouge se détache la note jaune citron de la chaussure du cavalier. Au-dessus se développe un de légers nuages gris volant dans l'azur. Au fond, des montagnes.

N° 129^' : L'empereur du Maroc passant la revue de sa garde

différente, un épisode

Toile. — H. o"'65, L. o'"55. — Signé au bas à droite et daté : « 55 ou 58 (?),» on ne lit pas bien. — Gravé à Teau-forte par A. Lurat, dans les dimensions de : H. o"M57, L. o'"i3i. — Vente F. Hartmann, mai 1881 : 28,100 fr. à M. G. Pereire. — Voir la variante à l'année 1862. — Non catalogué par M. Moreau. Ce tableau, à de très faibles variantes près, est semblable à celui que Delacroix peignit en 1862. Ici, le cheval est plus clair, gris pommelé; le guide, au lieu d'être en pleine lumière, se trouve enveloppé par l'ombre du cheval; enfin, le chef, qui se trouve en tête de la colonne, porte un turban et non une toque. Delacroix n'a d'ailleurs fait que reproduire en ces deux compositions, et sous une forme légèrement déjà utilisé en 1845. Voir les n"' 5o6, 798, 799, 927 et 928 à 936.)

N° 1296 : Épisodes de la guerre en Grèce

Toile. — H. o^ôS, L. o^So. — Signé en bas, à droite, et daté : « 1856». — Gravé à l'eau-forte par Mathié pour le catalogue de l'Exposition des Cent CIicfs-d'Œuvre, dans les dimensions de: H. o™ 12 2, L. o™i6o. — Voir la variante à Tannée 1827. — Vente Wertlieimberg, 7 déc. 1871, 21,000 fr. à M. le baron Gustave de Rothschild. — Cat. A. Moreau, p. 271.

Ce tableau n'est pas celui qui a servi pour la gravure de M. Bouruet-Aubertot (voir le n" 200). C'est une variante exécute'e à trente ans de distance, puisqu'il est daté « i856. » On admet trop volontiers que Delacroix était un improvisateur. Je ne sais pas, au contraire, de génie plus réfléchi. A trente

années de distance, comme ici, il reprend un motif déjà traité pour l'améliorer. De tels

exemples sont fréquents dans la suite de son œuvre.

Femme au bain

Toile. — H. o'"325, L. o™2-)o. — Lithographie retournée (inédite), par Charles Desavary, dans les dimensions de : H. o'"i43, L.o™io5. — Appartient à M. Constant Le Gentil. — Cat. A. Moreau, p. i3o.

Dans la conversation, Delacroix désignait, dit-on, une de ses baigneuses , sous le titre de : 0 La femme impertinente.» Il se peut que ce soit ce tableau. La jeune femme a la tète ceinte d'un ruban bleu, qui flotte sur son dos; elle s'appuie sur un banc de verdure, où sont déposés des vêtements, qui éclatent en tons blancs et rouges. Les eaux sont d'un bleu intense. Notre vignette est comme la lithographie en sens inverse de l'original. — Constant Dutilleux a fait de cette jolie baigneuse une copie en dimensions très réduites, mais dans laquelle il a heureusement conservé la grâce exquise de l'original que l'on doit considérer comme une des productions les plus délicates du maître.

N" 1298 : Le lion et le serpent

Toile. — H. o'"5i, L. o™6i. — Signé au bas à droite et daté: «i856». — Vente 'Weyl, janvier 1 858 : i,o3o fr.; vente du 24 décembre i858 : 1,175 fr. ; vente du 3 février 1860: i,o5o fr. ; vente Wolff, de Bruxelles, à l'hôtel Drouot, du I I avril 1877 : 20,000 fr. — En 1876, la toile était en mauvais état, l'ancien vernis lui donnait un aspect triste, vcrdàtre et froid. — Cat. A. Moreau, p. 278.

La lutte, dont l'issue est certaine, a lieu sur un plateau où pousse une herbe maigre et rase. A droite, des arbres aux teintes jaunies; au fond, des montagnes bleues; le ciel est chargé de nuages sombres. C'est un des multiples exemples du talent avec lequel Delacroix harmonise le paysage et la scène qu'il encadre.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N" 1299: Lion dévorant un lapin

Toile. — H. o'"45, L. o"'55. — Gravé à l'eau-forte par Laguillermie, pour le catalogue de la vente Laurent- Richard et la galerie Durand-Ruel, dans les dimensions de : H. o"97, L. o'"i20. — Gravé à Teau-forte par Ch. Greux, pour le catalogue de bienfaisance John W. Wilson, 1S73, dans les dimensions de : H. o"'i53, L.o'"i88. — ■ Collection Arago. — Vente Laurent-Richard, 7 avril 1873 : 3i,o5o fr. à M. Gauchez, pour M. Wilson; vente du 28 avril 1874: 35,200 fr. — Voir l'aquarelle à l'année 1837, n° 655, et la lithographie à l'année 1829, n° 309. — Cat. A. Moreau, p. 281. Un des plus beaux, un des plus purs tableaux de]chevalet qui soient sortis de la main du maître et d'une renommée universelle. — Dans une anfractuosité de rochers, sur un sol recouvert d'une herbe courte, le lion, d'un beau jaune fauve, est étendu sur le ventre, tenant sa victime entre ses larges pattes de devant et posant sa mâchoire sur son échine qu'il ploie. L'antre s'ouvre à droite sur un paysage très lumineux, où l'azur intense se marie au vert tendre. La facture procède par touches allongées, avec les clairs vigoureusement empâtés.

N° ijoo : Chasse au lion

2, L. o'"40. — Signé à gauche. — ^ Vente George Sand/24 avril Cat. A. Moreau, p. "°"

Toile. — H.o"

1864 : 1,170 fr.

M. A. Moreau décrit ainsi ce tableau : « Un Arabe, monté sur un cheval bai foncé, fait feu

sur un lion qui va bondir vers lui. »

jOl

Lion couché

belle toil

Croquis à la plume. — H. o^'iô, L. o'"i8. — Daté en bas : « 5 nov. 56. » — Non catalogué par M. Moreau.

Ce croquis, si simple, si complet, rappelle par sa disposition letableau intitulé : Lion devant une chèvre, et catalogue sous le n" 1021, ainsi que la qui appartenait à M. Brun et qui est décrite sous le n" io5o.

N" I }02 : Lionnes à leur toilette

Croquis. — • H. o"M5, L. o™20. — Daté : « 5 janvier 56». — Vente posthume. — Non catalogué par M. Moreau.

Delacroix a écrit quelque part : « La bonne peinture doit ressembler à la sculpture. » S'il n'a pas inventé cette maxime, il l'a du moins si bien mise en pratique, qu'elle lui appartient, sans conteste : tous ces croquis, fermes et largement compris, en font foi.

N" 130^ : Lionne en arrêt

Toile. — H. o"'27, L. o"'38. — Vente du comte d'Aquila, 19 février 1868 : 6,700 fr.

— Cat. A. Moreau, p. 281.

La lionne est debout, la tête tournée à droite, la gueule ouverte. Un cours d'eau à droite.

N° 1304: Rencontre d'un lion et d'un tigre

Toile. — H. o'"22, L. o'"32. — Vente Cachardy, 24 janvier 1859 : 900 fr. à madame la duchesse de Hamilton. — Voir le n° suivant. — Cat. A. Moreau, p. 279. M. A. Moreau écrit : « Le tigre, ramassé sur lui-même, se prépare à bondir sur son ennemi.»

N""" 1305, 1306, 1307 : Combat d'un lion et d'un tigre

1° Aquarelle ébauche. — H.o"'245, L. o'"20o.

— Signé au bas à droite. — Vente posthume.

— Appartient à M. Christophe. — Non catalogué par M. Moreau.

2" Dessin à la plume. — H. o'^Si, L. o"'27.

— Reproduit en fac-similé par A. Robaut, n° 9, dans les mêmes dimensions. — Vente posthume. — Appartient à M. A. Robaut. —

i° Croquis à la mine de plomb. — H. o™i85, L. o"'220. — Reproduit en fac-similé inédit par Ch. Desavary, dans les mêmes dimensions. — Vente posthume. — Appartient à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau.

Dans la seconde de ces compositions, le choc est terrible et le mouvement d'une magnifique énergie; dans la première , l'enlacement des deux fauves est massif et manque d'élan.

N° 1308 : Lionne et lion dans leur antre

les lignes et donner

Toile. — H. o"'365, L. o"45o. — Signé en bas, à droite. — N° 09 de l'Exposition Durand-Rucl en 1878. — Appartient à M. Henri Hecht. — Non catalogué par M. Moreau.

On voit un coin de ciel dans le haut à droite. Au fond de l'antre, le lion fait sa toilette, une de ses pattes de derrière est ramenée entre celles de devant; la lionne a cette attitude d'hostilité hargneuse que Delacroix a si souvent donnée à ses fauves ; elle grogne comme à l'approche de l'ennemi et reste étrangère à la présence du lion, qui ne semble introduit dans la composition que pour en pondérer quelque intérêt au fond.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N" I p9 : Tigre qui se lèche

.=s^^ Dessin reproduit en fac-similé par le procédé de gravure Behr, dit ^$i|^^j^- chalcotypie, dans les dimensions de : H. o^ioo, L. o'"i6o. — Cat.

/^-N.^^' A. Moreau, p. 5i.

î^/"^3 Nous l'avons dit, chaque croquis de Delacroix se retrouve dans un tableau; rien n'est resté stérile entre ses mains. Ce tigre nous rappelle l'un des fauves des deux Daniel dans la fosse aii.x- lions. (Voir le n» 1066.)

N" i)io : Portrait de Talma

l'expression des sentiments

Toile. — H. o'"90, L. o"'7i. — Signe au bas, à gauche.

— <' Caricaturé par Marcelin pour V Illustration » du 3 janvier iSSj, avec ce titre :« Talma. Le plus romantique des classiques, par le plus classique des romanliques. » —Appartient au foyer de la Coniédic-Françaisc.

— Non catalogué par M. Moreau.

La robe est rouge vermillon ornée de galons d'or, le rideau cramoisi foncé et le fond de parquet gris. Ce portrait, commencé en iS53, était en mauvais état quand, grâce à l'obligeance de M. Coquelin aîné, M. Robaut le dessina en janvier 1877, après l'avoir fait enle^■er momentanément du corridor obscur où il est placé, attenant au foyer des artistes du Théâtre-Français. Nous avons entendu critiquer ce portrait, sous prétexte qu'il ne rend pas fidèlement le type de Néron. Il est facile de répondre que Delacroix ne s'est pas proposé de peindre Néron, qu'il a seulement voulu résumer, sous les traits d'un grand tragédien , l'ariéssous lesquels Talma devait se figurer être Néron lui-même.

N° 1311 : L:i morte. — Étude d'après nature

Toile. — H. o"'35, L. o'"5o. — On lit derrière la toile ce titre et la date 1857, comme de la main d'une personne informée par le maitre. — Vente Hôtel Drouot, 5 octobre 1876 : i25 fr. à M. Charly. — Non catalogué par M. Moreau.

Delacroix, qui ne comprenait pas l'art sans la vie et qui sut traduire tous les caprices des formes mouvantes, devait éprouver quelque répugnance en face de la mort et de sa cruelle inertie. Et nous devons penser qu'en peignant ce visage froid et décoloré, il céda plutôt à la piété du souvenir qu'à sa propre inspiration.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N° 1 3 1 2 : Le Christ portant sa croix

Toile. — H. o"4o, L. o"'47. — Vente Laperche, 12 décembre li Voir le n° suivant. — Cat. A. Moreau, p. 264.

8,000 fr.

1 3 1 ) : Le Christ portant sa croix

Dessin. — H. o'"2i, L. o'"45. — Reproduit en fac-similé, par A. Robaut, n° 64, dans les dimensions de : H. o"'2io, L. o"'45o. — A appartenu à M. Luquet. — Non catalogué par M. Moreau.

r-?^^*'^- Delacroix avait commencé de ce dessin une répétition en peinture '^ sur calque. Nous la retrouvons dans l'album factice qui fit partie de

la vente posthume G. Arosa, en février 1884, et qui fut adjugé a M. le docteur Suchet. — Quelle angoisse dans cet écrasement du corps succombant sous la croix !

N° 1314 : Chevaux sortant de Labreuvoir

Toile. — H. o'"46, L. o™56. — Photographié pour le catalogue de la vente Edwards, 1870. — Vente hôtel' Drouot, 24 décembre 1868 : i2,5oo fr. ; vente Edwards, 7 mars 1870: 14,300 fr.; seconde vente Edwards, 24 février 1881: 24,300 fr. à M.Tavernier. — N° 146 de l'exposition Durand- Ruel, 1878. — Cat. A. Moreau, p. 273.

Deux chevaux conduits par un Arabe et escortés par de grands lévriers sortent de l'eau et remontent sur la rive qui s'élève en pente sur un amphithéâtre de collines. On aperçoit deux autres cavaliers à droite, dans un pli de terrain, n S'ils semblent bondir sur la toile, a dit Paul de Saint-Victor, c'est que le pinceau les y a jetés d'un élan. » Quant à Théophile Gautier, il les compare aux chevaux de bronze d'un char antique.

N'' 1 3 1 5 : Femme d'Alger dans son intérieur

Toile. — H. o'"37, L. o'"28. — Signé au bas à droite et daté : «1857». — Appartenait, en 1875, à M. Francis Petit. — Non catalogué par M. Moreau.

Assise sur un divan, parmi les riches étoffes, oîi dominent le rouge, le jaune et le bleu, la jeune femme nous fixe de son doux regard. Le front et les oreilles sont garnis de bijoux d'or. Tout le torse est nu, le bras gauche repose sur la tête; le bras droit est pendant, et la nonchalance du mouvement se trouve accentuée par la pose des jambes, qui ont une allure de

délassement parfaitement naturelle : le pied droit a laissé échapper sa babouche sur le divan.

Près de la belle rêveuse est son tambour de basque; sur le sol, à droite, un tabouret.

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N° i}i6 : Convulsionnaires de Tanger. — Variante

Tdile. — H. o"'46, L. o'"56. — Daté. — Gravé à Teautoitc par Henri Lefort, pour le catalogue de la vente de B<.urnonville,danslesdimensionsde: H.o"M io,L.o"M38. — Voir à l'année 1838, n° 662.— Vente David Michau. II octobre 1877: 10,000 fr. à M. Brame; vente du bai on de Beurnonville, avril 1880 : 12,000 fr. à M. Pericau. — Cat. A. Moreau, p. 177 (note). «Aux jours des grandes cérémonies religieuses, le Scheik ne se rend plus à la mosquée en foulant aux pas de son cheval un tapis de corps humains. On ne voit plus, comme dans le tableau de Delacroix, les Aïssaouas ivres de fanatisme et de haschich, avançant enlaces h travers les rues, avec les balancements de corps, les branlements de tête et les férocités sanguinaires d'abominables déments, avec des contorsions, des hurlements de démoniaques, parmi les cris stridents des femmes voilées qui se mêlent à la foule, se penchent sur le haut des terrasses et précèdent la marche de quelque fils du Prophète, portant, impassible dans ce cortège immonde, l'étendard vert de l'Islam. Il ne reste plus du Dosseh que le souvenir d'un peintre éternisé pour l'avenir dans un ou deux chefsd'œuvre éblouissants de lumière, de couleur et de mouvement. » — La disposition de ce tableau est tout autre que celle de la grande composition de i838. L"effet, également très différent, est gris, et non plus ensoleille. Mais il renouvelle la même impression de folie et de fureur, la même gesticulation de bêtes fauves, la méme^ horreur de cet hypnotisme féroce exaltant l'animal humain jusqu'à l'attentat contre lui-même.

Marocain et son cheval

Toile. — H. o"'5o, L. o">6o. — Signé au milieu et daté : «1857». — Vente A...., 17 mars iSSg ; 660 fr. — A appartenu depuis à M. Soultzener. — Cat. À. Moreau, p. 270.

Morceau de choix dans l'œuvre du maître. Le ciel, très animé, est d'un effet superbe. Delacroix, qui s'y connaissait en chevaux, pour avoir, pendant toute sa vie, étudié et peint l'animal, a '^'■si^^^felj quelque part comparé les chevaux de Gros et ceux de Rubens. ^■^A^l^j Tout ce qu'il dit de ceux du peintre de Jaffa s'applique exacte- Si^^sJS^^j ment à ceux de Delacroix lui-même : « Les chevaux de Gros tranchent tout à fait pour le caractère et pour l'exécution, avec ce que les peintres avaient fait jusqu'alors en ce genre; Rubens, à la vérité, l'a précédé dans l'audace avec laquelle il a doué de vie et de fureurs ces nobles animaux. C'est surtout par la vérité et l'éclat de la robe que les chevaux du Flamand ont au plus haut point l'expression de la réalité; l'éclat des yeux et le mouvement des naseaux leur impriment également une force et une vie extraordinaires ; mais ils n'ont pas la noblesse, et j'oserais dire la passion de ceux de Gros. Ceux-ci, comme leurs cavaliers, semblent respirer l'amour du danger et de la gloire. Dans ces mêlées si poétiques où on les voit se cabrer, mordre, hennir, où les poitrails s'entrechoquent, où les crinières confondues et entrelacées, brillent sous le soleil le plus vif à travers la poussière du combat, on admire encore la science avec laquelle le peintre les dessine, et la beauté de leurs proportions. Le mélange si rare de la force et de l'élégance est sans doute le dernier terme de l'art. » {Étude sur Gros, par Eugène Delacroix.)

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N° 1318 : Études d'hommes nus

^ f:J^^ Croquis à la plume. m ^y\ tembre iSSt. » — Re

H. o"'23, L. o"3i. — ■ Daté: « 7 sepleproduit en fac-similé par A. Robaut, n° 48, dans les mêmes dimensions. — Vente posthume à MM. Cadart et Luquet. — Non catalogué par M. Morcau. Un autographe de sept lignes est tracé sur la même feuille : «Vous r~v :-.■.-".-"- .■.;'. 1'.' éludez les vraies difficultés de l'art ( Ecole d'Ingres). » Très peu ■ ■.':ÎZ5I>~1- "-- "" ' -"--•■ d'exemplaires seulement du fac-similé portent ces deux mots : «Vous "■'"■"■ manquez de respect aux maîtres, qui l'ont porté à la perfection.

Raphaël n'eût pas dédaigné les progrès de l'expérience. Une tête et une main ne sont pas la vraie difficulté d'un tableau, mais bien l'agencement harmonieux de l'ensemble.... »

N° 13 19 : Études de chevaux, deux sujets l'un sur l'autre

Croquis à la plume. — H. o™25, L. o"'3o. — Daté au bas, à gauche : « 5 sept. 1857.» — Appartenait à M. Riesener. — Non catalogué par M. Moreau.

Quatre mouvements bien variés en ces divers croquis. — Des trois chevaux, l'un marche en détournant la tète, l'autre paît tranquillement, le troisième tire de la bouche sur une bande d'étoffe, tandis que du pied gauche il la foule. Le jeune modèle, placé au quatrième coin de la feuille, pose dans l'attitude de l'étonnement.

N° I po : Le dos d'un homme et la croupe d'un cheval

: V Croquis à la plume. — H. o"^2i, L. o"'27. — Daté: « 3 sept. T'^?; 1857, revt. de Pl'''='^ » (revenant de Plombières). — Non catalogué -^6-' P^'" ^- Moreau.

-^ Ce croquis est exécuté à grands traits larges et bien espacés , afin .'•t'i-- d'amener la lumière partout, même dans l'ombre. On sait avec quelle obstination Eugène Delacroix s'est toujours préoccupé de fuir le noir, même dans les parties qui ne sont pas éclairées.

N° i}2i : Étude de lion au repos

Croquis au crayon noir. — H. o^iS, L. o"'i6. — Appartient à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau.

Rien d'humain comme cette physionomie placide, et dont l'expression de vrai -calme, mais de fausse bonhomie, est complétée par l'entrelacement des griffes. Qu'il les copie d'après nature ou qu'il les compose de souvenir, les études d'animaux prennent toujours, sous le crayon du maître, une expression supérieure.

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lj22, lj2j, ip4 :

Études diverses

du cou

1° Croquis à la plume. — H.o™i35, L. o™225. — Daté en haut, à

droite : « 3 sept 1857 ». — Non catalogué par M. Moreau.

2" Croquis à la plume. — H. o"i20, L. o™225. — Daté, au milieu :

(( 7 sept. 1857 ». — Non catalogué par M. Moreau.

3° Croquis à la plume. — H. o'"i35, L. o™225. — Daté au bas, à

droite : « 20 novembre 1857 ». — Non catalogué par M. Moreau.

Ces trois croquis, qui ont figuré à la Vente posthume, onte'té reproduits par A. Robaut, en fac-similés, dans les mêmes dimensions. Sur le premier, l'artiste a réuni une femme nue assise vue de dos, un homme debout et un guerrier à mi-corps; sur le second, une femme nue, couchée et accoudée sur le côté droit, et tenant en main un miroir; surle troisième enfin, de?hommes nus dans les attitudes diverses de la lutte, soit de l'attaque, soit de la défense, p porté ou du coup paré, assis ou debout.

N° 132^ : Lion jouant avec une tortue

/7^!:^^^^-r Croquis à la plume et au lavis. — H. o"'i85, L. o™23o. — cC-'-i^^S— ' Signé et daté : « Augerville , 17 cet. 57. »— Appartient à " ' —-:•'-.* V j^ Batta. — Non catalogué par M. Moreau.

Delacroix était un des hôtes que M. Berr\-er appelait avec le plus de plaisir à Augerville. En octobre i.S?4, il écrit à madame de Forget : « Augerville-la-Riviére, par Malesherbes ( Loiret ). Chère ^'^r amie, je suis ici depuis lundi, et voici le premier jour où letemps ., ji=* ^^ semble s'adoucir et nous donner un peu de soleil. La réunion T-.l -H* toujours agréable qu'on trouve ici n'est cependant pas aussi nombreuse que la dernière fois que j'y suis venu. M. Batta, qui en était un des ornements, et la princesse, nous manquent; cela nous sèvre d'excellente musique. Batta était ici, quand j'y suis arrivé, mais il a été obligé de partir soudain... M. Berryer est pour moi une compensation à tout cela par un surcroît d'amabilité. Dans ces soirées, qui étaient occupées par la musique, qu'il aime beaucoup, nous étions comme lui concentrés dans ce délassernent unique; maintenant que nous en sommes privés, il est intarissable en souvenirs précieux racontés de la manière la plus piquante, et je crois que je gagne au change. Si le temps se remettait au beau, je n'aurais rien à souhaiter que de mener longtemps cette vie; mais il faut de la raison. [Lettres, édition Burty.)

N°'' ip6, i}2y : Lionne et lion. — Deux croquis

1° Lionne détournant la tète. — Croquis à la plume. ■(^r;^, — H. o"o8, L. o"'io.— Daté : « 7 sept. 1857. »— Appar- ^^■■T'À ^^^"^ ^ ^^- Andrieu. — Non catalogué par M. Moreau. ^dû-^^^ 2° Lion qui se frotte la tête avec une patte de devant. Croquis à la plume. — H. o'"o8, L. o""!!. — Appartenait à M. Riesener. — Non catalogué par M. Moreau.

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