L.'ŒUVRE DE DELACROIX
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N" ij
Panthère
jf^jl^' Croquis à la plume. — H. o'"o6, L. o"'i i. '44Z\04- — Non catalogué par
Ecrit au bas : " Panthère ' par M. Moreau.
Elle a un geste de coquetterie charmante, exprime avec une naïveté saisissante.
N° 1^72 : Premiers chrétiens livrés aux bétes
Croquis. — In-folio. — On lit de la main du maitre : « Hommes excitant. Bêtes se précipitant, la i;rille ouverte. >> — Non catalogué par M. Moreau.
N" ijjj : Démosthènes au bord de la mer
Toile. — H. o'"48, L. o'"6o. — Signé à gauche et daté : «1859». — Photographié pour le catalogue de la vente Carlin. — Vente Carlin, 29 avril 1872: 27,400 fr.; vente à Fhôtel Drouot du 16 mars 1877: 20,000 fr. — Voir à Tannée 1844, n°^ 872 et 908. — Cat. A. Moreau, p. 259.
Cl Le génie n'est que le don de généraliser et de choisir. Que d'heureuses données se sont perdues dans les mains des faiseurs dont l'inhabile nature ne saisit qu'un coin de sa propre invention! » (E. Delacroix.) — N'ayant pas à subir, comme dans le pendentif du Palais Bourbon, les exigences d'une surface bâtarde, le personnage a pu développer ici un geste moins poncif qu'au n"> 908.
N°i^74: Ovide chez les Scythes
Dessin à la mine de plomb. — H. o'"3o, L. o'"5o. — Partie du n° 366 de la Vente posthume. — Xon catalogué par M. Moreau.
Delacroix avait écrit en marge de ce dessin : « Les vents allument les bûchers de Patrocle! Achille fait des libations. — Prisonniers égorgés. Chevaux, armes. Captives assistant. L'armée au fond. — Chevaux passant. — Voir les casques ou calques (le mot n'est pas suffisamment lisible) du marquis de Newcastle. » — La composition est d'une sérénité et d'une
simplicité qui lui donnent un charme de poésie incomparable.
LŒUVRE DE DELACROIX iSSg
N" 1^7^ : Ovide chez les Scythes. — Esquisse
Xoilc. — H. o'"3o, L. i)'"5o. — Vente posthume. — Appartient ii M. Choquet. —
C'est la disposition même du dessin dont nous donnons la vignette au n" précédent.
N" ij/ô : Ovide ciiez les Scythes
Toile. — H. i'"oo, L. i'"3o. — Signé à droite et date : « iSSq >>. — Salon de i85q.
— Voir à l'année 1844, les n"** 845, 846, 847, 900, et à l'année 1862. — Appartient à M. Benoît Fould. — Cat. A. Moreau, pp. 194. 257.
Un des chefs-d'œuvre de l'exposition du maître au Salon de iSSg. M; Ad. iVloreau avait demandé un tableau à Delacroix pour M. Benoît Fould; Delacroix lui écrit, le 11 mars i856 : 0 Je m'étais occupé tout de suite de chercher des sujets pour répondre au désir que vous m'avez si aimablement exprimé de la part de M. B. Fould. .'\pres avoir hésité quelque temps, je me suis rappelé une esquisse que j'ai traitée, il y a un an environ, dans le projet d'en faire untableau. Je crois le sujet assez favorable, avec figures, animaux, paysages, etc. C'est Ovide exilé chez les Scythes, auquel les naïfs habitants 'apportent des fruits, du laitage, etc. 11 y aurait cet avantage que le tableau est tout composé : pour moi, c'est une avance des plus considérables. Si vous étiez assez bon pour passer un de ces jours, je vous remettrais ce projet et je vous demanderais votre avis. » (Lettres, édition Burty.)
N°i377: La montée au Calvaire
Toile. — H. o'"47, L. o'"40. — Salon de 1859. — - Appartient au musée de Metz. — Voir à Tannée 1860. — Cat. A. Moreau, pp. 147, igS, 264.
Ce tableau fut offert au musée de Metz par souscription, à la suite d'une exposition qui eut lieu dans cette ville. L'amateur à qui il appartenait en demandait 4,000 francs; la souscription ne réunit que 2,000 francs. Delacroix ajouta de sesdeniers les 2,000 autres. — Malgré ses faibles dimensions, l'œuvre résume d'une façon saisissante la misère poignante du Christ qui gravit le chemin du supplice. Au centre, le divin martyr qui s'est abîmé sous la croix, est jeté à terre, meurtri par les souffrances qui doivent racheter le monde. A droite, sainte Véronique se tient debout près de lui et s'apprête, avec une tendre vénération, à essuyer le noble visage qui, dans la sueur et le sang, n'a rien perdu de sa douceuret de sa résignation. Sur la pente de la montagne s'acheminent le peuple et les soldats. La Montée au Calvaire, dit Baudelaire, est une composition compliquée, ardente et savante. Elle devait être exécutée à Saint-Sulpicc, dans la chapelle des fonts baptismaux, dont la destination a été changée.
N'* 1^78 : La montée au Calvaire
Dessin à la mine de plomb. — H. o'"45, L. o"':<-. — Appartient à M. le comte
Doria. — Non catalogué par M. Moreau.
Ce dessin n'offre que des variantes très légères avec le tableau précédent.
N° 1^79 : L:i montée au Calvaire
Dessin à la plume. — H. o"'45, L. o"''ij. — Grave sur bois pour la Galette des Beaux-Arts, en 1864, dans les dimensions de : H. G"' 142, L. o™i25. — Appartient à M. Philippe Burty. — Voir à Tannée 1860. — Cat. A. Moreau, p. 147.
Un chef-d'œuvre de conception, un chef-d'œuvre de dessin à la plume. Il est impossible de pousser plus loin la majesté du trait. Delacroix est ici l'égal des plus grands maîtres. Et quelle scène plus navrante, plus triste, plus douloureuse, que la Montée ait Calvaire. Jésus haletant, succombant sous le poids de la croix, pressé, heurté, raillé, monte le sentier rocailleux au flanc de la montagne. Toute cette partie de la composition est tenue dans une gamme de lumière extrêmement sobre. Mais au delà, le chemin s'élève toujours, s'éclairant de plus en plus jusqu'au sommet, où la lumière éclate en gerbes étincelantes; le ciel revêt une éblouissante splendeur. Faut-il donc croire que cette opposition soit une fantaisie sans motif, et non un calcul de l'artiste? Pourquoi nier l'évidence, pourquoi ne pas reconnaître là un symbole admirablement conçu? Sur le sentier, Jésus est encore Jésus de Nazareth. Sur la montagne, il sera Jésus flls de Dieu. C'est de ce sommet, une fois que le sacré gibet y sera dressé, que partira le rayonnement immense qui embrasera le monde.
N*' i}8o ; Le Christ descendu au tombeau
Toile. — H. o'"74, L. o'"59. — Salon de iS5g. — Voir à l'année 1848. — Cal. A. Moreau, p. 193.
0 Dites-moi si vous vîtes jamais mieuxexprimée la solennité nécessaire de la mise au tombeau. Croyez-vous sincèrement que Titien eût inventé cela? Il eût conçu, il a conçu la chose autrement; mais je préfère cette manière-ci. Le décor, c'est le caveau lui-même, emblème de la vie souterraine que doit mener longtemps la religion nouvelle! Au dehors, l'air et la lumière qui glisse en rampant dans la spirale. La Mère va s'évanouir, elle se soutient à peine. » (Baudelaire.)
N" 1581 : Saint Sébastien. — Variante
Toile. — H. o'"35, L. o™45. — Lithographie par Eugène Le Roux, dans les dimensions de: H. o"'2i9, L. o"'275. — Cat. A. Moreau, p. i35.
Où trouver un plus profond sentiment de mélancolie éplorée .'' Deux saintes femmes sont agenouillées auprès du martyr dépouillé de ses vêtements e"t percé de flèches. L'une d'elles soutient de ses mains le corps douloureux du patient, pendant que sa compagne enlève, une à une, avec les infinies précautions et la chasteté d'une sollicitude toute maternelle, les flèches dont le fer aigu est resté dans la plaie. L'inquiétude , le tremblement de cœur des saintes femmes, se voilent d'un doux sourire échangé avec le pâle sourire de résignation qui entr'ouvre les lèvres du saint. Le groupe se cache dans le creux d'un mystérieux vallon à demi-nové par les premières ombres du soir.
I/iEUVRE DE DELACROIX
N° 1382 : Saint Sébastien. — Variante
Toik'. — H. r)'"37. L. o'"5i. — Appartient a M. Haro. — Cat. Moreau, p. 1941 note).
N° 138} : L'enlèvement de Rébecca. — Variante
Toile. — H. o'"98, L. o™8o. — Daté. — Salon de iSSg. — A fait partie de la collection Kramer. — Appartient à M. E. Secrétan. — • Voir la variante à l'année 1846, n°^ 974, 9-5. — Vente à l'hôtel Drouot, du 11 mai 1876 : 20,000 fr. — N° 148 de l'Exposition Durand-Ruel. 1878. — Cat. A. Moreau, pp. 87, 194.
On a peine à se défendre d'un mouvement d'irritation quand on a été témoin, comme nous, de l'attitude du public dans Itrs galeries du Salon de iSSg, devant les huit tableaux, plus admirables les uns que les autres, que le maître y avait envoyés. On s'attroupait devant V Enlèvement, devant Ovide, devant la Montée au Calvaire, devant les Bords du Sebou, devant VHerminie, etc.; et l'on riait, et l'on faisait échange de quolibets. Je n'ai pas souvenir, dans ma vie de critique déjà longue, d'un si honteux scandale. M. Philippe Burty rappelle le ftiit dans son édition des Lettres : « Le Salon de 1859 fut pour Delacroix un véritable Waterloo. Les critiques surlesqucls il croyait et devait le plus compter, les romantiques delà première et de la seconde levée, tous l'abandonnèrent aux morsures des classiques triomphants, lui prodiguèrent les sots conseils ou les piteuses consolations. Delacroix, blessé à fond, ne s'exposa plus à une si cruelle et si injuste aventure. Il n'envoya plus au Salon. »
N" 1^84 : Herminie chez les bergers
Toile. — H. o'"8i, L. ]'". — Sis;nc à droite, daté: "1859». — Salon de 1839. — Appartient à M. Goldschmitt. — Cat. A. Moreau, p. 194.
Le sujet est tiré de la Jérusalem délivrée, chapitre VH. Nous ne pouvons en donner de reproduction, non plus que d'aucune des œuvres appartenant h M. Goldschmitt. (Voir n" 373.)
N" ijQ) : Vieux berger et jeune homme
' ^^^V^TX'Sî^ losué pa ^^-3S^-^--^- Nous ave
Croquis à la plume. — H. o"'i7, L. o"'3o. — Gravé sur zinc pour iAi't, numéro du 2? avril 1882, dans les dimensions de: H. o"': 14, L. p"'i95. — Appartient à M. A. Robaut. — Non cataarM. Moreau.
vons sujet de présumer, mais sans en avoir toutefois la certi- "" tude complète, que ce croquis reproduit un groupe tiré du tableau précédent, //t'r)«i»n'e che^ les bergers.
lS5e)
LŒUXRE DE DELACROIX
N" 1^86 : La mort d'Ophelia
Toile. — H. o'"52, L. o"'64. — Signé à droite, non daté. — Gravé à l'eau-forte par Hédouin, pour la galerie Durand- Rue), dans les dimensions de : H. o'"io4, L. o™i27. — Voir les variantes aux années i838 n" 660 et i844n°79o. — Vente Allou-Erler, r 2 février 1872 : 1 5, 000 fr.; vente Faure, 7 juin 1873 : 3 1,000 fr. à M. Hulot. — N° 16 de l'Exposition Durand-Ruel, en 1878. — Cat. A. Moreau, p. 252.
C'est une des dernières fois que nous voyons passer dans l'œuvre du maître une des figures de cet admirable drame d'Hamlet, qui, dtpuis son voyage en Angleterre, hantait son esprit, cette pâle Ophélia glissant sous les eaux dans le paysage si clair et si charmant du poète. Cette nouvelle variante, d'un motif déjà traité plusieurs fois, affirme la constante fraîcheur d'imagination de l'artiste, qui se renouvelait sans efforts et trouvait d'innombrables variantes sur ses thèmes favoris.
N** 1^87 : Hamlet devant le corps de Polonius
Toile. — H. o'"59, L. 0^48. — Signéau bas à droite. — Salon de i85g. — Photographié pour le catalogue Edwards. — A appartenu à M. Bouruet-Aubertot. — Vente Edwards, 1870 : 16,700 fr. à M. Candamo. — Voir la lithographie originale (belle variante) à Tannée 1834, n" SSg. — Cat. A. Moreau, p. io5.
M. Moreau, en donnant à ce tableau le titre : 0 Qu'est-ce donc? un rat? » a confondu deux moments différents du drame. Le 2 avril, Delacroix écrit à Dutilleux : « J'ai fait un véritable tour de force en terminant mes peintures pour le Salon. Vous sentez bien que je ne suis pas homme à avoir rien improvisé dans une semblable circonstance : elles étaient toutes au point où les difficultés semblent surmontées ; cependant, j'en ai trouvé que je n'attendais pas : mettre la dernière main est d'une grande difficulté. Le danger consiste à arriver au point où on ne peut plus se repentir utilement, et je suis l'homme aux repentirs. »
N" 1388 : Hamlet et le fossoyeur
gs!-;^-| Toile. — H. o'"2g, L. o"35. — Signé à droite et daté : «1859». — Variante de la lithographie originale en largeur de l'année 1828, n° 286. — Vente du 7 décembre 1862 : i ,600 fr. — • Appartient à madame la baronne Nathaniel de Rothschild. — Cat. A. Moreau, p. 25o.
Nous signalerons, parmi les changements importants, l'addition d'un second fossoyeur sur la gauche. En outre, la scène se passant au soleil couchant, les moines portent des torches. Enfin, il y a quelques modifications dans les fonds, entre autres , la suppression du clocher. Nous devons dire aussi que la composition est retournée, ce qui prouverait que Delacroix, pour faire ce tableau, a eu sous les yeux le dessin qui lui a servi de guide pour exécuter sur la pierre la lithographie originale.
N° 1589 : Halte de cavaliers grecs
Toile. — H. o"5o, L. o"'6i. — Signé à droite, daté: «iSSq». — Vente C. 1,000 fr. ù M. Goldschinitt. — Cat. A. Moreaii, p. 271.
4 mai
N° i^Qo: Lionne guettant une proie
l'iaiiir qu marchand touchant, frase indu
Toile. — H. 0^40, L. o™3o. — Signé à droite au bas, non daté. — Appartenait à M. Robert, à Sèvres, depuis à M. Van Marke. — Non catalogué par M. Moreau.
Madame Troyon mère avait donné ce tableau, qui est d'une coloration superbe, à M. Robert, directeur de la Manufacture de porcelaine de Sèvres, à la mort de Troyon. Celui-ci Lavait eu en don Je Delacroix lui-même, en témoignage du e le maître avait éprouvé en apprenant que Troyon avait un jour acheté, chez le Beugniet, un tableau de lui, la « Barque du Christ ». (Voir n'' 1214.) N'est-il pas ce simple petit fait qui nous montre un si grand artiste ému à ce point par le sufbitablemcnt sincère d'un autre artiste? Ses confrères ne l'avaient pas geité.
N" 1391 : Croquis divers
Croquis àla plume. — H. o"'i i, L. o'"]7. — Daté : « 9 janvier Sciy. — Non catalogué par M. Moreau.
Delacroix, dit M. Piron, traçait sur des albums, sur des feuilles volantes ou sur des papiers à dessin, des notes et des pensées de toutes sortes. Dans ses voyages ou dans la solitude de son atelier, il reportait ses méditations sur son art et en même temps sur certains problèmes de la destinée humaine. Un rapprochement, une remarque, une réflexion, traversait sa pensée, et aussitôt il griffonnait à la hâte, sur le premier débris de papier venu, quelques mots rapides et vifs, que peut-être il voulait employer plus tard et que souvent il n'a plus revus. Dans ces fragments se trouve la révélation complète de cet esprit curieux, chercheur, méditatif attiré par les problèmes de la vie et de l'art.
N" 1^92 : Lionne marchant, lionnes luttant
Croquis à la plume, — Feuille entière, dimensions in-folio; la Lionne du haut seule : H. o"'o95, L, 0^140, — Non catalogué par M, Moreau.
•>.j^\. Ces croquis, d'une expression si bestiale , traduisent non seulement
'^la science du maître, mais encore sa pensée profonde. Il a peint, dans
toute la tristesse de s'a destinée, la misérable existence du fauve, qui
marche lourdement, la tête baissée vers la terre, ou se bat sans autre but que d'exercer sa férocité. Delacroix a toujours saisi, avec une force d'intuition qui est la marque de son génie, le grand côté des choses; c'est par la puissance de la vision qu'il excelle.
L'ŒUVRE DE DELACROIX
N" ijC)j : Lionne couchée au repos
Croquis ii la plume. — H. o^og, L. o™i2. — Daté : « 19 févr. 5q>'. — Non catalogué par M. Moreau.
Un mouvement très juste d'observation et que Delacroix a sans doute emprunté à l'un de ses chats. On le retrouve, très légèrement modifié, sur la feuille de croquis décrite à la page précédente (n" i3oi'l.
N" 1^94 : Cheval renversé par une lionne
Croquis sépia. — H. o"M7, L. o"'26. — Vente à l'hôtel Drouot, 1876, à M. Gavillet. — Non catalogué par M. Moreau.
Toujours la bataille, sous sa plus cruelle apparence ; la chute du faible, le triomphe du fort. Au cours de sa correspondance , on surprend chez Delacroix quelques mouvements de révolte contre l'iniquité de la nature; mais bientôt il se résigne et se reprend h retracer, dans ses compositions, le mal inévitable.
Chevaux en liberté
'/'â ''% Croquis à la plume.- — In-quarto. — Daté: « i i juin 5ii. " — Appartenait ^V*tjr-' à M. Riesener. — Non catalogué par M. Moreau.
Le premier de ces croquis rend trait pour trait la noble allure du cheval qui s'enlève sous la main vigoureuse d'un cavalier mameiuci<. (Voir n» iioi'.i
N""" 1^96, 1597 : Chiens lévriers
i" Lévrier seul. — Croquis à la mine de plomb. — H. o'"2i, L. o"'25. — Appartient à M. Phi- ^^ i<^<<îf»^ lippe Burty. — Non catalogué par M. Moreau. --||— =>-J — -TrJ""- 2° Lévriers en attitudes variées. — Croquis à la mine de plomb et à l'aquarelle. — H. o'"i5, L. o'"28. — .appartient à M. Georges Villot fils. — Non catalogué par M. Moreau.
Le caractère supérieur de la forme est ici admirablement rendu; la main du maître a traduit sans défaillance toute la sveltesse et la gracilité du chien courant.
N" 1^98 : Études de lévriers couchés
Croquis au crayon noir rehaussé de sanguine. — In-folio, bert, à Sèvres. — Non catalogué par M. Moreau.
.Appartenait à M. Ro-
N""" 1399, 1400 : Études de femmes au bain
1" Croquis à la plume. — H. o'"22, L. o'"34. — Daté au bas : « 27 août 5q, Strasbourg.»— Reproduit en facsimilé par A. Robaut, n°5g, dans les mêmes dimensions.
— Vente posthume. — Non catalogué par M. Moreau.
2" Croquis à la plume. — H. o'"22, L. o'"35. — Daté au bas : « 27 août 59, Strasb. ». — Reproduit en fac-similé dans les mêmes dimensions par A. Robaut.' — Non catalogué par M. Moreau. Jolis mouvements, qui allient l'ampleur du grand style à la grâce puissante delà nature.
N" 1401 : Homme agenouillé. Femmes nues
Q^ f. Croquis à la plume. — H. o"'23, L. o"'35. — Daté : « Strg, 27
— (lÈ'A - -^K- «¥> aoiit 59 ». — Vente posthume. — Non catalogué par M. Moreau.
,, .-,^ Quand Delacroix allait à Strasbourg, c'était pour voir son parent fc^t/i'yp M. Lamey. Le maître y dessinait beaucoup de croquis, à la table de famille, .Vi\ ''-^^ tout en causant; il travaillait aussi, avec son âme de poète, soit h la cathédrale, dont les vieilles statues et les mystérieux tombeaux l'intéressaient, soit dans la ville, dont il aimait l'aspect pittoresque.
N" 1402 : Lion qui se lèche la patte
CV^^% Croquis ù la plume. — H. o"'i65, L. o"'i90. — Daté au bas à ^-^W^^-'^W-- gauche : « 27 août, Strasbg, Sq ». — Appartenait à M. Ricsener. —
lb:^>^ii^ Non catalogué par M. Moreau.
improvisation savante, dans laquelle pas un trait de plume n'est inutile.
Année 1860
N° 140J : Médée
Toile.— H. 1 '"3 I , L.o'"98.— Exposition posthume, n" 1 24.— Appartient à M. Maurice Richard. Liui le tient de M. Bouruet-Aubertot. — Non catalogué par M. Moreau.
IrSÔO
LtEUVRE DE DELACROIX
N" 1404 : Christ portant sa croix. — Ebauche
avait lité l'un
Peinture sur bois. — H. o'"44, L. o"'l-'6. — Voir la variante à Tannée iSSq. — Appartient à M. Devilly, à Nancy. — Non catalogué par M. Moreau.
C'est une variante du tableau exposé en iSSg, très riche de ton et admirable d'effet. Nous avons publié plus haut (voirie n''432) le passage du testament de Delacroix, relatif à cette peinture. M. Devilly a depuis cette époque quitté Metz, et il est devenu, en 1S71, directeur du musée de Nancy. C'est à ce musée que se trouve précisément l'original dont la peinture léguée à M. Devilly n'est qu'une répétition ébauchée. M. Devilly èves les plus estimés de Eugène Delacroix.
N° 140^' : Christ mort et hi Vierge
Croquis à la mine de plomb. — H. o'"io, L. ()'"i4 — Daté au bas à droite: << nov. 1860 ». — Don de Jenny Le Guillou à Constant Dutilleux. — Appartient à M. Paul Dutilleux. — Non catalogué par M. Moreau.
n Eugène Delacroix, au lieu de faire de la Mère du Christ une femmelette d'album, lui donne toujours un geste et une ampleur tragiques qui conviennent parfaitement à cette reine des Mères. Il est impossible qu'un amateur un peu poète ne sente pas son imagination frappée, non pas d'une impression historique, mais d'une impression poétique, religieuse, universelle, en contemplant ces quelques hommes qui descendent soigneusement le cadavre de leur Dieu au fond d'une crypte, dans ce sépulcre que le monde adorera, <i le seul, dit superbement René, qui n'aura rien à rendre à la fin des siècles. » (Charles Baudelaire. 1
N" 1406 : Roger enlève Angélique
Toile. — H. G'"24, L. o'"29. — Signé au bas, à droite : « Eug. Delacroix». — N"63 de la Vente posthume: i,2o5fr. à M. Francis Petit. — Appartient à madame la baronne Nathaniei de Rothschild. — Cat. A. Moreau, p. 25o. D'après les indications de M. Moreau, pages 23o et 25i,un tableau pareil aurait passé en vente publique avant la mort de Delacroix (vente Diaz, 4 avril 1861 : 800 fr. ; vente Cachardy, S décembre 1862 : 1,800 fr.'. Nous ne mettons pas en doutel'assertion de M. Moreau, mais, assurément, le tableau dont il parle n'est pas le même que celui qui appartient à madame
Nathaniei de Rothschild, et qui porte sur son châssis le cachet de la Vente posthume (1864).
— Delacroix en a usé librement ici avec le monstre créé par l'imagination des conteurs
italiens; de l'hippogriffe, moitié cheval, moitié griffon, il a fait un simple cheval ailé.
Celui-ci n'en-'est ni moins beau, ni moins rapide. Et de quel élan il emporte dans Tempyrée
les deux amants ravis dans l'extase de leur jeune amour!
Botzaris.
Ebauche
Toile.— H. i'"65, L. 2"'04. — N° 99 de la Vente posthume : 2,200 fr. à M. Bouché Saint-Aignan. — Non catalogué par M. Moreau.
Ce tableau, qui a figuré sous le n" ioq à l'Exposition posthume, appartenait alors à M. de Cahuzac. Botzaris surprend le camp des Turcs au lever du soleil et tombe frappé à mort.
N" 1408 : Botzaris. — Esquisse
Toile. — H. o"'6o, L. o"^j3. — N° 100 de la Vente posthume: 1,000 fr. à M. Thomas. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 1409 : Chevaux se battant
Toile. — H.o"^65, L. o"'8i. — Daté. — Gravé à Teau-forte par Boilvin, pour la galerie Durand- Ruel, dans les dimensions de : H. o'"i i i, L. o'"i40. —Vente Allou-Erler : février 1872, 1 7,000 fr. à M. Charles Hayem. — Appartient maintenant à M. John Saulnier. — ■ Cat. A. Moreau, pp. 274, 275.
Trois Arabes couchés à terre sur des couvertures, sont réveillés en sursaut par deux chevaux, un blanc et un roux, qui se sont détachés et se mordent avec acharnement. Les deux bêtes affolées s'enlacent dans un choc furieux et forment un groupe d'une ampleur superbe. C'est le même motif, mais transformé, que le célèbre Coup de balai de Géricault.olci c'est l'Orient, et le coup de balai, un coup de matraque».
N" 1410 : Chevaux sortant de la mer
Toile. — H. o'"5o, L. o"'6i. — Gravé à l'eau-fortc par Laguillermie, pour les catalogues de la vente Faure, 1873, et Durand-Ruel : H. 0^097, L. o™i20. — Signé, daté au bas à droite. — Vente marquis du Lau, 5 mars 1866: 16,000 fr. a M. Edwards; vente Edwards, 7 mars 1870 : 14,500 fr. à M. Fanien ; vente Faure, 7 juin 1873 : 25, 600 fr. à M. Laurent-Richard; vente Laurent-Richard, 23 mai 1878: 16, 100 fr. à M. Marne, à Tours. — Cat. A. Moreau, p. 274.
Deux chevaux, l'un bai aux crins dorés, l'autre gris pommelé, conduits par un Arabe, sortent de l'eau en se cabrant. La mer au loin, sous un ciel clair, va baigner le pied de hautes collines sur chacune desquelles on aperçoit les murs d'une ville africaine. Au premier plan une barque est échouée sur le sable du rivage. Le veston rouge du cavalier contraste heureusement avec les nuances délicates des chevaux.
LŒUVRE DE DELACROIX
N" 141 1 ; Portrait de Eugène Delacroix
Toile. — H. o'"66, L. o"'54. — Non signé. — Légué par Eugène Delacroix à son ami M. Blondel, ancien conseiller d'ÉtaL — Exposition des Portraits du siècle, à l'Ecole des Beaux-Arts, avril i883, n° 60 du catalogue. — Non catalogué par M. Moreau. Voici la clause du testament, en date du 3 août i863, qui concerne ce beau portrait : « Je lègue à monsieur Blondel, conseiller d'Etat, mon portrait non tout à fait achevé; le fond est très obscur, l'habit noir. Je regrette vivement de ne pas être en mesure de lui donner un autre gage de ma vive amitié, u — L'amitié entre Delacroix et M. Blondel remontait à la classe de sixième au Lycée Louis-le-Grand. M. Blondel a conservé un album qu'il a bien voulu, avec une extrême prévenance, mettre à notre disposition. On y voit un dessin qui sera catalogué et reproduit à notre supplément, et une pièce de vers. La date certaine en est de 181 3. Ce sont les documents les plus anciens que l'on connaisse dans l'oeuvre du maître.
N" 141 2 : Job. — Étude
Croquis à la plume. — H. o'"i3, L. o'"2o. — Daté : « 9 mars 60 >>. , „ , — Provient de la Vente posthume. — Appartient à M. A. Robaut.
iâ^^â-^^^ — Non catalogué par M. Moreau.
^0^ Indication très énergique et exécutée à grands traits d'une figure qui, par son attitude et l'expression à la fois souffrante et résignée du visage, semble être une recherche pour un « Job sur son fumier».
N" 141 5 : Trois croquis
^ Croquis à la plume. — H. o'"20, L. o'"3o. — Vente avril 1876. — *tf>^ Non catalogué par M. Moreau.
f^'- ' A gauche un cavalier jeté à bas de sa monture, à droite l'avant d'un cheval lancé au grand galop; entre ces deux scènes de violence, le regard rencontre avec surprise une tète de jeune fille dont le visage est gracieusement encadré d'une bride qui retient la coitTure. C'est un souvenir de Raphaël.
N" 1414 : Cavalier renversé
Croquis à la plume. — H. o'"i8, L. ( — Non catalogué par M. Moreau.
^34. — Vente Villot, avril 1876.
Ce croquis de grande dimension ne saurait être rattaché à aucune des compositions importantes de Delacroix. C'est h n'en pas douter un de ces nombreux exercices de dessin à la plume dont le maître se plaisait à occuper ses loisirs.
N° 141 5 : Jacob devant le manteau de Joseph
Croquis à la plume. — H. o"i4, L. o™2r. — Daté au bas :« i3 mars ,g6o ». — Reproduit en fac-similé par A. Rohaut, n° 4, dans les mêmes dimensions. — Gravé sur zinc pour le journal F Art, numéro du 23 avril 1882, avec trait carré et la date enlevée, dans les '-''■^' dimensions de : H. o'°i24, L. o'"i84.— Vente posthume à M. A. Ro-
baut. — Non catalogué par M. Moreau.
Composition intéressante par la pondération des lignes et la justesse des mouvements.
N" 141 6 : Étude de cheval
18, L. o"M2. — Non cata-
Croquis à la mine de plomb, logué par M. Moreau.
Extrait des Souve«i>5 manuscrits de M. Planet publiés par Th. Silvestre. (( Si en travaillant à un tableau, l'idée me vient d'en retoucher un autre, ie le fais aussitôt. Il ne faut pas remettre une envie. Mais ne retouchons que les parties d'une peinture qui sont déjà bien séchées, afin de pouvoir etîacer h l'instant les retouches manquées. Il faut aussi ne retoucher dans le même moment que des parties de même nature, par exemple deux jambes, deux bras, etc., pour que tout soit bien accordé dans le tableau, et afin que nos facultés ne s'énervent pas en se portant à la fois sur des objets différents. »
Année 1861
N" 141 7 : Cavaliers arabes en reconnaissance
Aquarelle. — H. o™22, L. o"'44. — Appartient à M. le baron de Schwiter. — Voir à Tannée 1862. — Non catalogué par M. Moreau.
Le soleil est déjà bas. Une troupe de cavaliers arabes débusque sur un plateau. Le chef ralentit le pas de son cheval gris pommelé pour recevoir les instructions d'un éclaireur à pied, caché avec sa carabine à l'ombre d'un bois. — C'est à peu près le même motif de droite que Delacroix a utilisé dans le tableau Chef arabe visitant une tribu, cjue nous décrirons à l'année 1862. Cette belle aquarelle n'es't pas signée. Elle fut choisie par M. le baron de Schwiter, après le classement des dessins de la Vente posthume, et conformément au testament de Eugène Delacroix. M. de Schwiter n'est pas seulement un peintre, il a aussi la passion de collectionner les belles choses. Voir la lettre que le maître écrivit, en 1861, le i3 janvier, h M. de Saulcy , au sujet de quelques trouvailles faites par son vieil ami.
N" 1418 : Triomphe de Bacchus
__^ I v__^ Dessin au fusain. — Projet de décoration. — H. o"'9i, ''m^'-^ ilW a, ^ ^' ''"40- — Débris de l'atelier enlot. — Appartientà M. Fabius "^^^j^^^}' ^'"^^^- ~ ^'°" "^^logué par M. Moreau.
^^TT^''j\-ir?3^^)l^J C'est Bacchus, le thyrse en main, traîné dans son char par des pan- . ' 'fe'i^^^^^^^-^^i^jiria'r'vj thères et avec tout son cortège d'amours, de satyres, de nymphes et de bacchantes. L'abondance des formes nous fait penser que Delacroix a tracé ce fusain sous l'inspiration de Rubens, qu'il a appelé a l'Homère de la peinture. »
N° 1419 : Triomphe de Bacchus
Peinture sur bois. — H. o^'gi, L. i"'40. — N° 109 de la Vente posthume: 5oo fr. à
M. Hartmann. — Non catalogué par M. Moreau.
Panneau décoratif destiné à un dessus de porte, sans variante avec le n° précédent.
N° 1420 : Triomphe d'Amphitrite
Peinture sur bois. — H. o'"9i, L. i'"40. — N° 1 10 de la Vente posthume : i,025 fr.
à M. Hartmann. — Non catalogué par M. Moreau.
Panneau décoratif destiné à un dessus de porte, pendant du panneau précédent.
Triton élevant en l'air un génie
Croquis à la plume. — H. o'"i7, L. o™22. — Don de Jenny Le Guillou à Constant Dutilleux. — Non catalogué par M. Moreau.
Nous n'avons point d'indication certaine pour le classement de ce croquis , et c'est par la nature seule du sujet que nous avons été guidés à le rattacher au triomphe d'Amphitrite. La composition est d'un élan superbe; Delacroix, en ce simple trait, a su échapper aux mouvements de mièvrerie gracieuse que le même sujet a si souvent inspirés aux artistes modernes.
N" 1422 : Lionne marchant la tête détournée
Croquis il la plume.
M. Moreau.
H. on'OÔ, L.