FAUST. SUITE DE DIX-NEUF COMPOSITIONS
Lithographies. — Format in-folio. — Ventes Piron, 21 avril i865 (en un volume relié) : 255 fr.; Dubois (épreuves du premier état, plusieurs avec croquis sur les marges, mais sans le portrait de Goethe) : 425 fr.; Vente posthume (épreuves sur papiers de tons différents) : 400 fr.
Le titre de l'ouvrage porte : « Faust, tragédie de Goethe, traduite en français par M. Albert Stapfer, ornée d'un portrait de l'auteur et de dix-sept dessins composés d'après les principales scènes de l'ouvrage et exécutés sur pierre par M. Eugène Delacroix. A Paris, chez Ch. Motte, éditeur, rue des Marais, i3, et chez Sautelet, libraire, place de la Bourse, 1828.)) Au centre est un médaillon de Gœthe, par Porret, gravé sur bois.
N°' 230, 231 : Couverture de Touvrage
1° Lithographie. — H. o'"5o, L. o^Zj. — Titre frontispice.
2° Lithographie. — H. o^ig, L. o'^iô. — Phototypographié dans le journal l'Art, numéro du 2 janvier 1881, — verso de la couverture. Ensemble. — Ventes Burty, 1 874 : i35 fr.;Villot, 1875 : 5 I fr. — Cat. A. Moreau. p. 5i.
Ces deux dessins passent pour être de Achille Devéria. Nous les reproduisons, convaincu que Delacroix y a collaboré au moins de ses conseils.
Premier état. — Au recto : « A Paris, chez Ch. Motte, rue des Marais, i3. — Sautelet, place de la Bourse. «
Deuxième état. — Au verso à gauche : « Lith. Vayron. « Au milieu : <( A Paris, chez Danlos, quai Malaquais, n° i. » Ce nom de Vayron nous est inconnu.
Nous devons signaler un autre état sans nom d'imprimeur, non décrit par M. Moreau. L'addition de ces deux dessins porte le nombre total à dix-neuf.
Portrait de Gœthe
Lithographie. — H. o"i40, L. o'"i5o. — Ventes Parguez (premier état) : 5 fr. — Vente du 10 avril 1862 (premier état) : 19 fr. — Vente Langlais (premier état) : 24 fr.; (deuxième état) : 10 fr. 5o. — Cat. A. Moreau, p. 52.
Premier état. — En bas à droite : « Lith. de C. Motte »; à gauche : « Delacroix, lith. »; au milieu le fac-similé de la signature de Gœthe. Deuxième état. — Même lettre, sauf les mots : « Lith. Vayron » remplaçant à gauche ceux de d Lith. de C. Motte. » Autre état sans nom d'imprimeur.
L'exécution dans son ensemble et en particulier le léger flou de la chevelure sont absolument remarquables dans les bonnes épreuves de la lithographie.
l'S^; L'ŒUVKl-; 1)1-: DELACROIX 67
N"*2)^, 2}4: Méphistophélès dans les airs
1° Lithographie. — H. o'"27o, L. o'"23o. — Ventes De La Combe (premier état) : 17 fr.; Parguez (premier état) : 17 fr.; posthume (premier état) : 6 fr. — Cat. A. Moreau, p. 53. Premier ctat. — Sans aucune lettre.
Deuxième état. — En bas à gauche : « Delacroix, inv. et lith. » à droite : « Lith. de Ch. Motte, Paris «; au milieu la légende. Troisième état. — En bas à gauche : « Delacroix, inv. et lith. 0; à droite : « Lith, Vayron »; au milieu, ces deux vers : « De temps en temps j'aime à voir le vieux Père, — Et je me garde bien de lui rompre en visière. »
2" M. A. Sensier a possédé la sépia originale de ce dessin; elle provenait de la collection Villot, d'où elle avait passé dans la collection Forget, vendue en 1873. Elle appartient aujourd'hui au comte Doria.
N"^ 2j), 2)6 : Faust dans son cabinet
i" Lithographie. — H. o'"2 5o, L. o"^i7o. — Ventes De la Combe deuxième état) : i5 fr.; Parguez (premier état) : 32 fr.; posthume premier étatj : 17 fr. — Cat. A. Moreau, p. 53.
Premier état. — Sans lettre; sur les marges des croquis, à gauche un casque et une épée, en bas une tète de cheval et une poignée d'épée. Deuxième état. — Sans les croquis, sans aucune lettre. Troisième état. — En bas h droite l'adresse de Motte; au milieu la légende. Quatrième état. — En bas à gauche : « Delacroix, inv. et lithog. »; à droite : 0 Lith. Vayron »; au milieu : « Pauvre crâne vide, que me veuxtu dire avec ton grincement hideux? «
.. Il existe un état sans nom d'imprimeur.
a — rr=i j 2° M. Andrieu possède la sépia originale quia servi à l'exécution de cette
pièce. Tous les sujets de la suite du Faust ont dû être ainsi traités avant d'être lithographiés.
N" 237 : Faust et Wagner
Lithographie. — H. o'"i85,L. 260. — Vente Parguez (premier état) : 60 fr.; (deuxième état) : 10 fr. — Vente Villot (troisième -état) : 3 fr. — Cat. A. Moreau, p. 53.
Premier état. — Avant toute lettre, avec un trait carré et un double filet autour du dessin; croquis dans la marge de gauche représentant un Grec debout.
Deuxième état. — Le croquis effacé, mais avec le trait carré et le double filet; avant toute lettre.
Troisième état. — Avec l'adresse de Ch. Motte. Quatrième état. — A droite : « Lith. Vayron »; à gauche : « Delacroix »; au milieu : n FAUST. Heureux qui peut conserver l'espérance de surnager sur cet océan d'erreurs!... I^'esprit a beau déployer ses ailes, le corps, hélas! n'en a point à lui ajouter. » Il y a aussi un très bon état sans nom d'imprimeur.
N*" 238 : Faust, Méphisto et le barbet
Lithographie. — H. o'"23o, L. o""2io — Vente Parguez (premier e'tat) : 12 fr. — Cat. A. Moreau, p. 54. Premier e'tat. — Avec la légende au milieu et l'adresse de Ch. Motte en bas à droite.
Deuxième état. — A droite : « Lith. de Villain. » Troisième état. — En basa gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; à droite: « Lith. Vayron «; au milieu : « Il grogne et n'ose nous aborder; il se couche sur le ventre, il remue la queue. » D'une lettre de 1862 à M. Philippe Burty, il resuite que le Faust rapporta à Delacroix « quelque chose comme cent francs, et, de plus, une gravure de Lawrence, le Portrait de Pie Vil.» Ce compte même fut difficile à faire, car voici le brouillon sans date d'un billet adressé h Ch. Motte: « M. Motte a bien voulu me promettre de finir le fameux compte cette année. Ces chiennes d'affaires vont à reculons. »
N° 239 : Méphisto apparaissant à Faust
Lithographie. — H. o'"26o, L. o'"2io. — Ventes Parguez (premier état) : 60 fr.; posthume (premier état) : 40 fr. — Cat. A. Moreau, p. 54.
Premier état. — Avant toute lettre.
Deuxième état. — En bas à droite l'adresse de Ch. Motte; au milieu la légende.
Troisième état. — En bas à gauche : « Delacroix, inv. et lithog. »; adroite : « Lith. Vayron »; au milieu : «méph. Pourquoi tout ce vacarme? Que demande monsieur? Qu'y a-t-il pour votre service? » Il y a un très bon état sans nom d'imprimeur.
Eugène Delacroix, comme on l'a vu plus haut, peignit ce sujet pour M. Motte, l'imprimeur, qui vendit ce tableau à M, Devéria. Ce tableau, haut de 0^48 et large de o"40, fut exposé au Salon de 1827 (voir cat. A. Moreau, p. 170, et plus haut, au cours de l'année 1827, n» 221.)
N" 240 : Méphisto recevant l'écolier
Lithographie. — H. o'"26o, L. o'"22o.— Ventes Parguez (premier état) : 5i fr.; Delacroix (deuxième état) deux épreuves : 19 fr. — Cat. A. Moreau, p. 55.
Premier état. — Sans aucune lettre. Tiré sur la pierre originale. Deuxième état. — En bas à droite, l'adresse de Ch. Motte; au milieu la légende. Tiré sur la pierre originale.
iffaut mettre les amateurs en garde contre un troisième état portant en bas h gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « Ce que vous avez de mieux à faire, c'est de jurer sur la parole du maître... Tenez-vous-en aux mots : Vous êtes sûr d'entrer par la grande porte au temple de la Vérité. » La pierre ayant été brisée au tirage, l'éditeur en fit faire une copie par un artiste resté inconnu.
lSÎ2- I.ŒllVRF. DK D Kl. A CROIX 69-
N" 241 : La Taverne des étudiants
Lithographie. — H. o"'270, L, o'"22o. — Ventes Parguez (premier état) : 53 fr.; posthume (deuxième étal) : 1 2 fr. — Cat. A. Moreau, p. 55.
Premier état. — Avant toute lettre.
Deuxième état. — A droite, l'adresse de Ch. Motte; au milieu la légende. Troisième état. — En bas à gauche : « Delacroix invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « Au feu! A l'aide! l'enfer s'allume!... Sorcellerie!.'.. Jetez-vous sur lui... sonalïaire ne sera pas longue.» 11 y a aussi un état avec les mots : « Lith. Villain » et un autre sans nom d'imprimeur.
Cette pierre est une de celles qui ont le plus souO'crt au tirage. KUc a subi plusieurs retouches et divers accidents.
Faust et Marguerite dans la rue
5.*i f?'." Lithographie. — H. o"'26o, L. o'"2io. — Ventes Parguez (premier ' ,'état) : 5i fr.; posthume (deuxième état): 16 fr. — Cat. Moreau, p. 56.
Premier état.— Sans lettre, mais avec un tripletrait carré autour du dessin. Deuxième état. — En bas, à droite, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende.
Troisième état. — En bas à gauche : « Delacroix invt et lithog. «; h droite : « Lith. Vayron»; au milieu : « faust. Ma belle demoiselle, oseraije vous offrir mon bras et vous reconduire ».
La pierre a été cassée après le troisième état depuis le milieu du côté droit jusqu'au bas, où le mot « chez » est coupé en deux. M. Moreau avait sans doute cet état sous les yeux quand il a relevé la légende, caril a omis les mots : « chez vous. «
N° 24} : Méphisto se présente chez Marthe
Lithographie. — H. o"'240, L. o'"20o.
— Ventes De La Combe (premier état):
40 fr.; Parguez (premier état) : 40 fr.; posthume (premier et deuxième états):
40 fr. — Cat. A. Moreau, p. 56.
Premier état. — Avant toute lettre; sur les marges en croquis, des lions et des lionnes, une tète d'éléphant, plusieurs figures de profil, de trois quarts et detace, un
choc de cavaliers, etc., nous reproduisons un fragment.
~ ■ ' " ' Deuxième état. — Sans lettre, mais les croquis effaces. Troisième état. — En bas à droite, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende. Quatrième état. — Avec la légende, mais sans nom d'imprimeur.
Cinquième état. — En bas, h gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; adroite : « Lith. Vayron »; au milieu : « mkph. Il est bien hardi à moi de m'introduire aussi brusquement chez ces dames. Je leur en demande un million de pardons. »
70 L ŒUVRE DE DELACROIX lozy
N° 244 : Marguerite au rouet
Wflifl'l'IfSB^ Lithographie. — H. o'"22o, L. o^iSo. — Ventes Parguez (premier état) : 23 fr.; De La Combe (premier état) : 24 fr.; posthume (pre- ^^^^f^lf^n^ mier état) : 3 i fr. ■ — Gat. A. Moreau, p. Sy.
^^^^m'' ^'^M Premier état. — Avant toute lettre. Dans la marge du^bas, un croquis de
^^^^r ■^/'^^ Deuxième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende : ^^^m'î " Sans toi, l'existence — N'est qu'un lourd fardeau; — Ce monde si beau ^K^'l-^^^^ffl — N'est qu'un tombeau — Dans ton absence. »
Troisième état. — En bas, à gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; à droite :
^1 Lith. Vayron. »
Comparez la grâce naïve de notre composition à l'élégance fardée du tableau d'A. SchefFer.
N" 24^ : Duel de Faust et de Valentin
Lithographie. — H. o'"23i, L. o"'28o. — Ventes Parguez (premier état) : 38 fr.; posthume (premier état) : 12 fr. —
^u'&'''M'(ê^^^^W^'-- Premier état. — H. o'°265, L. o^SSo. Avant toute lettre. Cro- 2^*^ ^J^^^V^a â\ ^ quisdans la marge de gauche et dans celle du bas, représentant ^^Pw^^^^^^^^^r^S^ une épée, le derrière d'un cheval, un page vu de dos et la tête ^^W^^a^^-i^'^^^^'P"^^ ^^'^ guerrier casqué.
^^^É^^^^^''-''M^:'^^^^B Deuxième état. — Sans les croquis; bords non rectifiés. Mêmes '*^^î^^''==^'^^^^^iv - ---^^ dimensions qu'au premier état.
.^^g^^j^^^s^^^^^^^B- Troisième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la
Quatrième état. H. 0^225, L.o™28o. En bas à gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « méph. Pousse. — val. Oh! — MÉPH. Voilà mon rustaud apprivoisé... »
N° 246 : Fuite de Faust et de Méphisto après le duel
RSBlI Lithographie. — H. o"^26o, L. o"'2io. — Ventes Parguez (pre- |Bgi|?|' #52^^ mier état) : 20 fr.; De La Combe (deuxième état) : 10 fr.; post-
pf^^'^P hume (premier état) : 8 fr. — Cat. A. Moreau, p. 56. K~ "^^^T^^S^ 's'"^^ Premier état. — Avant toute lettre; avec croquis dans la marge de
fS!%si^^#^ *^'"oite, représentant un homme en costume allemand, vu de dos. lllp: /^^^É '^i^^''^ ^^3t. — Avant toute lettre, mais sans les croquis. S^^'l^^M^^^ Troisième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la lé- ^mwMS^^^^^ gende.
Quatrième état. — En bas à gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; ^^Sy^'!^^\^=s=^ à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « méph. Il nous faut prompte-
" — ment gagner au large. »
Le geste de Faust repoussant son épée au fourreau, et l'attitude de Méphisto jetant un regard en arrière, sont admirables d'expression, ici d'ironie, là de remords.
1827 I/ŒUVRE DP. DELACROIX 71
N° 247 : Marguerite à l'église
Lithographie. — H. o'"265, L. o'"22o. — Ventes Parguez (premier état) : 26 fr.; posthume (premier état) : 35 fr.; X..., 1874 : I 7 fr. 5o. — Gat. A. Moreau, p. 58.
Premier état. — Avant toute lettre; un triple trait carré entourant le dessin A'oir le même sujet traduit plus simplement dans le tableau de 1846, Deuxième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; a ■ milieu, la léi^ende.
Troisième état. — En bas, h gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « marg. Malheureuse! Ah! siwje pouvais me soustraire aux pensées qui se succèdent en tum: lté dans
:^issz:-^-s^^~=-~ i mon àme et s'élèvent contre moi! — le mauvais esprit. La colère de
Dieu fond sur toi... La trompette sonne... Malheur à toi. — chœur. Index crgo cum sedebit — Quidquid latet apparebit — Nil inultum remancbit. »
N° 248 : Faust et Méphisto dans les montagnes du Hartz
Lithographie. — H. o'"240, L. o"'2o5. — Ventes Parguez ( premier état) : i5 fr.; De La Gombe (premier état) : 3i fr.; posthume (premier état) : gfr.; (deuxième état) : 7 fr. — Gat. A. Moreau, p. 58.
Premier état. — Avant toute lettre; croquis dans toutes les marges, représentant des chevaux, une barque à voile, un lézard, un serpent. Deuxième état. — Sans les croquis et sans lettre.
Troisième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende. Quatrième état. — En bas, à gauche: « Delacroix invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « méph. Nous sommes encore loin du terme de notre course. » Après le quatrième état, la pierre a été cassée dans le haut, à gauche; l'entaille est de o"'o55 sur une longueur de o'"o5.
N° 249 : L'ombre de Marguerite apparaissant à Faust
Lithographie. — H. o'"26o, L. o'"35o. — ■ Ventes Parguez (premier état) : 3o fr.; posthume (premier état) : 10 fr.; (deuxième et troisième états) : 6 fr. — Gat. A. Moreau, p. 59.
Premier état. — Avant toute lettre; croquis confus sur la marge de gauche.
Deuxième état. — Croquis effacés; aucune lettre. Troisième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende.
Quatrième état. — En bas à gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; Lith. Vayron »; au milieu : « méph. Laisse cet objet : on ne se trouve jamais ^, Tu as bien entendu l'histoire de Méduse. — faust. Assurément, ce sont
là les yeux d^un mort, qu'une main amie n'a point fermés. C'est là le sein que Marguerite m'a livré, c'est là le corps charmant que j'ai possédé. »
à droite :
bien de le regarder
N° 250 : Faust et Méphisto dans la nuit du Sabbat
^^^^^^^^^s^^^ Lithographie. — H. 0^205, L. o"'28o. — Ventes Parguez ^^^^^^S^^^^^ (premier état) : 20 fr.; De La Combe (premier état) : 3o fr.;
¥M^^ posthume (premier état) : 8 fr. — Cat. A. Moreau, p. 59. ^^^^^^^Ê^^Êl^\. r'i'cmier état. — Sans aucune lettre; croquis dans la marge du bas. ^^^^^^ffil^^^^^É Deuxième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la lé- ^P^^^^otU^^^^^^^L gende.
SSS^^^^^^^^^^Ê Troisième état. — En bas à gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; ^^^^^g^^^^^^^g à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « faust. Que vois-je remuer autour de ce gibet Mis vont et viennent, se baissent et se relèvent. — viÉPH. C'est une assemblée de sorciers. — faust. Ils sèment et consacrent. — méph. En avant! ;n avant ! »
[Quatrième état. — Sans lettre ni croquis, sauf un cou de cheval. Le bord droit redressé.
N'' 2 5 1 : Faust dans la prison de Marguerite
[^^^^^^|gm|j|| Lithographie." — H. o'"25o, L. o"'2 1 5. — Ventes Parguez (premier i^ffl^T^^^ïl état) : 3i fr.; posthume (premier état) : 25 fr. — Cat. A. Moreau,
I^remier état. — Avant toute lettre.
ffiKv^^^ra^^ ê Deuxième état. • — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende. ■WifM^^iK '^""-"ï Troisième état. — En bas, à gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; à faJSil^ra t^-Un-a droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « faust. Reviens a toi! un seul pas Si'S^^^lW /i'*^ et tu es libre. — méph. Que de paroles inutiles! que de délais et d'incerti- '^^^mjâj^M^^Ê!' ïudes! Mes chevaux frissonnent; l'aube blanchit l'horizon. » ^^^z^^-^^r^'^j 11 n'est pas sans intérêt de rapprocher cette composition de l'aquarelle "-^^—^ que nous donnons au cours de cette année 1827, et où Marguerite est -eprésentée seule dans la prison, avant l'arrivée de Faust et de Méphisto.
Année 1828
N° 252 : Intérieur d'alchimiste
EgSflSMLH^BBHns 1 (jiic • — n . u wj>, i^. u D \ , — /^uuaiiiciii a ivi . vvaiiiier, Hb^^HBK^PMB^W d''Arras. — Non catalogué par M. Moreau.
^I^^^B^^aj^wU Cette très ancienne toile, non datée, doit remonter à l'époque des P^^^HW<ft^^8wH(wil compositions du Faust. C'est l'intérieur du cabinet du fameux docl«B^9t'^^^'^fflHffil • '^'^ hibou perché sur une chaise gothique, auprès d'une table
BBH!g-*=^5affiM^iH^^ où sont disposés des bocaux, une lampe, un chapeau à plume posé Bii-WMlil^^ŒBHHpRlM^ sur des in-folios, des gants, une canne; cela sent pleinement les œuvres ténébreuses de l'alchimie. Sur les carreaux de la petite fenêtre haut à gauche, on lit les initiales E. D.
N"' 2^3, 2)4, 2^5, 2^6 : Richelieu disant la messe
plus haut des études
i°Toilc.— H. 4"'20, L. 3"'oo.— Signé, daté: 1828. — Lithographié par Jourdy : o'"348 sur o'"2^S. — Tableau détruit en février 1848. — Gat. A. Moreau, p. 210.
2° Aquarelle. — H. o'"34, L. o'"2j.
— Vente Jacq. Léman, 1874 : 98 ir.
3" Toile. — • Esquisse sans changement, quoique plus sommaire.
— H. o'"34, L. o"'25. — Appparlient à M. Mahlcr.
4" Ce n'est pas tout ce que Delacroix a fait sur ce sujet : le cardinal de Richelieu disant la messe ait Palais-Royal. Il existe aussi une autre esquisse peinte, appartenant à M. Ch. Nuitter, et divers projets et croquis pour le même sujet, qui ont fait partie de la vente Leinan, citée et sont entrés depuis dans la collection de M. Philippe Burty, notamment pour le hallebardier.
N"* 257, 2)'8 : Portraits d'élèves de la pension Goubau
1° M. Eugène Berny d'Ouville.— Toile ovale. — H. o'"6o, L. o'"5o. — Appartient à M. G. Arosa. ■ — Non catalogué par M. Moreau.
2° M. Auguste-Richard de la Hautière. — Toile. — H. o'"6o, L. o'"5o. — Appartient à M. de la Hautière. — Non catalogué par M. Moreau.
M. Eugène Berny d'Ouville était lauréat du second prix de thème latin au concours général en 1828, et M. de la Hautière, lauréat du second prix de version latine. Le portrait de ce dernier est resté dans son format carré d'origine. Les cheveux sont châtain clair, le teint blanc et rose, l'habit noir, le gilet blanc, la cravate jaune avec des rayures. — Le portrait de M. Berny d'Ouville a été coupé en ovale. Il est signé en clair et daté au bas à droite: la redingote est brune.
2)'9, 260 : Copies d'après Rubens
1° Portrait d'une dame de la famille Boonen. —Toile. — H. o'"65, L. o'"54. — Photolithographié par Arosa: ©"^19 sur o'^oqS. — Vente posthume: 38ofr.; Vente G. Arosa, février 1878 : 700 fr. à M. H. Hecht.
2" L'embarquement de Marie de Médicis. — H. o"'40, L. o'"32. — Photolithographic par Arosa : o™i20 sur o^ogS. — Vente posthume : io5 fr.; Vente G. Arosa, février 1878 : 3io fr. à M. Barbedienne.
N"" 261 : Bataille de Nancy — Esquisse
siette, de grandeur à l'œuvre,
Toile. — H. o"'49, L. o"^jo. — Vente posthume, n° 56 : 4.500 fr. à M. de Laage. — Acheté à la vente de ce dernier par M. Choquet. — Photolithographié par Arosa en deux dimensions : o'"i5o sur o'"2o6, et o"^2i9 sur o"'3o6. — Cat. A. Moreau, p. 3 12.
C'est l'esquisse du tableau de i83i (voir plus loin). Dans le tableau, l'église a été supprimée, les accessoires du premier plan ont été simplifiés, les lignes de la composition ramenées aune sorte de parallélisme horizontal, qui donne plus d'asun des morceaux les plus précieux du musée de Nancy.
N" 262 : Mazeppa
caractère qu'il est inté
Toile. — H. o'"265, L. o"'35o. — Appartient à M. David d'Angers fils. — Non catalogué par M. Moreau.
Cette toile a été peinte d'après la composition lithographiée par Géricault; les changements sont insignifiants. On sait que le héros de Byron a également inspiré Horace Vernet et Louis Boulanger. Le Mazeppa de Louis Boulanger fut précisément exposé en cette année 1828 et il est placé aujourd'hui au musée de Rouen, dans la même salle que le Triomphe de Trajan de Eugène Delacroix. Le même artiste, qui avait une belle imagination romantique, a consacré au même sujet trois autres lithographies d'un grand ressant de comparer à celles de Delacroix.
N" 26] : Le prisonnier de Chillon
Sépia. — Vente Villot, i865 : 80 fr. — Voir le tableau à Tannée 1834.
La composition diffère de celle du tableau. Dans ce dessin, le prisonnier est assis sur la paille.
N*" 264 : Études de lions
Toile. — De i2à i5. — 2 1 3 de la Vente posthume : 1,180 fr. à M. Bidermann. — Çat. A. Moreau, p. 322.
Ces études ont été faites sur nature ou peintes d'après des croquis pris sur nature. On sent, en effet, les diverses reprises de l'artiste suivant tous les mouvements de l'animal dans l'inconstance de ses poses successives et leur extrême mobilité. « Les tigres, les panthères, les jaguars, les lions..., écrit Delacroix sur un de ses carnets, d'où vient le mouvement que la vue de tout cela produit chez moi? Combien il est nécessaire de se secouer de temps en temps, de mettre la tête dehors, de chercher à lire dans la création. »
LŒUVRE DE DELACROIX
N" 26) ; Le Turc au harnais
Toile. — H. o"'40, L. o"^32. — Lithographie par Eug. Le Roux dans les dimensions de o"'225 sur o"'i75. — Cat. A. Moreau, p. i 25.
Coiffé d'un large turban, dont l'ombre descend sur le visage et se prolonge par une longue barbe noire, l'homme revêtu d'un caftan à larges manches est assis sur un escabeau. De la main gauche, il tient une de ses jambes croisée sur l'autre. De la droite il s'appuie sur un fusil. Près de lui, sur un support élevé, repose une selle turque et tout le harnachement du cheval. M. Moreau intitule ce tableau « le Turc à la selle. » Il y a deux états de la lithographie faite par M. Le Roux. Le premier état, sans aucune lettre, porte en bas au milieu : « Imp. Bertauts ». Sur le deuxième état, on lit en haut h droite le numéro i; en bas à gauche : (c Eug. Delacroix, pinx. Galerie d'amateurs » ; adroite : c Eugène Le Roux lith., (ïihaut fr., édit., boulev. dcsitaliens, 5 »; au milieu : « Imp. Bertauts, tiré du cabinet de M. Moreau. »
N° 266 : Arménien
Scpia. — H. o"'i6o, L. o'"io9. — Gravé à Teau-forte, de mêmes dimensions, par F. Villot. — ■ Vente Villot, i865 : 49 fr. — Cat. A. Moreau, p. 292.
C'est en 1845 seulement que M. Frédéric Villot grava ce dessin dont l'importance nous paraît bien minime. Mais nous nous sommes fait une loi de ne rien éliminer de notre propre mouvement. Tel geste, telle attitude, dans le moindre croquis, en apparence insignifiant, peut, en effet, avoir été comme le coup d'essai du maître qui l'aura repris, agrandi, et plus tard complété dans quelque autre composition. — N'y a-t-il pas là comme un souvenir de J.-J. Rousseau?
N°' 267, 268 : Cheval bai brun. — Deux études
Deu.K aquarelles gouachées, avec variantes sans importance. — Vente Villot, i865.
N° 269 : Faust au Sabbat
de cet sonore
Aquarelle. — Toile de 4. — N" 389 de la Vente posthume : I I 5 fr. — Appartient à M. G. Arosa. — Non catalogué par M. A. Moreau.
Delacroix a cherché là surtout le cadre de la scène, une disposition de montagnes en vue d'une composition définitive. Cette gorge rocheuse avec ses monts abrupts a beaucoup de l'aspect sauvage que l'on retrouve si fréquemment dans nos Cévennes et dans la Montagne noire. « Accroche-toi aux flancs du roc, autrement il va te précipiter au fond abîme. Ecoute le frémissement plaintif des rameaux qui se brisent, l'ébranlement des troncs puissamment secoués, le sifflement des racines.
N" 270 ; Faust à Tétude
Aquarelle. — Variante de la lithographie n" 23o de 1827. — H. o'"i63, L. o"" 1 3 5 . — Vente Paul Blacque, 1866: 490 fr. — Vente Fould, février 1882 : 3oo fr. — Non catalogué par M. Moreau.
Faust est assis. Dans la lithographie, il est debout. — Pendant l'exposition de la vente Fould, on entendait dire dans le public que le type de ce Faust était calqué sur celui de M. Gambetta. La ressemblance est en effet frappante, mais elle est purement fortuite. Delacroix n'a point connu M. Gambetta, qui, d'ailleurs, n'était point né en 1828. Les fausses légendes ont la propriété des mauvaises herbes, celle de croître très rapidement, si on ne les arrache au moment où elles sortent de terre. Nul moins que Delacroix n'a besoin qu'on ajoute à son œuvre les curiosités de l'intérêt anecdotique. Il se soutient de lui-même par l'intérêt humain.
271, 272 : Quentin Durward et la princesse de Croy
1'^ Aquarelle. — H. o"'25, L. o'"i 9.o"^i8o sur o"'i4o, en sens opposé, reau.
-Lithographié par Léon Noël:
- Non catalogué par M. Mo-
parler en mi, sinon
bons ter déclaré.
Cette aquarelle n'est pus une des meilleures de Eugène Delacroix. Elle a des tons qui sentent l'enluminure. Nous pensons qu'elle a dû être exposée quelque temps à une trop grande lumière.
2° 11 existe aussi un dessin mine de plomb de la même composition, vendu 40 francs en 1846, à la vente de Monville, et mesurant o'"20 sur o'"iG. A ce sujet, disons que les romans de Walter Scott étaient le seul terrain où la bourgeoisie d'alors consentît à se rencontrer dans un sentiment d'admiration commun avec les romantiques. M. Thiers lui-même qui, soufflé par le peintre Gérard, a eu la bonne fortune extraordinaire de mes de Eug. Delacroix, resta dans le fond jusqu'à son dernier jour l'ennedu moins intime du romantisme.
N° 273 : Seigneur vénitien
Aquarelle. — H. o'"2i, L. o'^iô. — N° 395 de la Vente posthume : 160 francs. — Vente hôtel Drouot du 24 mars 1876 : 60 fr. à M. Petit.
Nous conservons le titre du catalogue de la Vente posthume, bien que ce jeune seigneur, traité à la façon de Bonington, ne nous paraisse rien avoir de spécialement vénitien, tout en étant absolument romantique. — Si l'on veut connaître le sentiment de M. Thiers sur le romantisme, on le trouvera dans le discours de M. John Lemoinne à la réception de M. Labiche à l'Académie française : « Je me rappelle qu'un matin, dans les plus mauvais jours de i87i,M. Thiers que j'étais allé voir à Versailles, m'ayant demandé des nouvelles de M. de Sacy, je lui répondis qu'il continuait à être amoureux de ses vieux livres et à ne pas connaître les romantiques. Et M. Thiers me dit avec cette vivacité dont vous avez le souvenir : « Ah! il a bien raison, Sacy; les romantiques, c'est la Commune. ->
LŒUVRE DE DELACROIX
N" 274 : Femme couchée caressant un chien
Aquarelle. — Vente Villot, i865 : 520 fr. à M. Chevalier. — Cat. A. Moreau, p. 296.
275, 276 : M. Simon
i" Dessin rehaussé d'aquarelle. — H. o'"i4o, L. o"'0()5. — Signé au bas à droite.
2" Dessin rehaussé d'aquarelle. — H. o"'20, L. o'"i3.
M. Simon, maître de ballets à l'Opéra, est représenté en costume de théâtre. L'aquarelle le montre dans le rôle du Majordome de 1__ « La Belle au Bois dormant »; le dessin, dans le rôle du capitaine Bracassio, chef de forbans, du « Diable amoureux. » M. Simon était un vieillard très aimable. Sa démarche fut jusqu'à sa mort ce qu'elle avait toujours été : élégante, simple et aisée tout à la fois. 11 s'était retiré à Crécy-en-Bric, où il est mort il y a environ cinq ou six ans. On trouvera ers portraits de madame Simon, qui était fort belle.
N° 277 : Chevalier
Mine de plomb rehaussée d'aquarelle. — H. o'"23, L. ©""iS. — Appartient à madame Pierret. — Non catalogué par M. Moreau.
Il est revêtu d'une armure complète, le heaume en tête, la lance au poing, et monté sur un cheval blanc qui s'avance au pas relevé, d'une noble allure. Et ce qui accentue davantage cette allure, c'est la proportion très restreinte de l'arrière-train du cheval. Delacroix voulait avant tout le mouvement. Il y arrivait souvent par des exagérations ou ce qui paraît tel à notre jugement, fondé beaucoup plutôt sur le raisonnement que sur l'exacte perception des formes apparentes. Je dis formes « apparentes « et non formes « réelles ». Or, Eugène Delacroix n'a jamais manqué à cette loi absolue de son art . Il a toujours rendu l'apparence des choses et non leur essence.
N°' 278, 279 : Selbitz blessé
i"Dessinàlamine de plomb. — ■H.o'"27o,L.o'"2o5. — A appartenu à M. Riesener. — Non catalogué par M. Moreau.
2° Aquarelle. — H. 25o, L. 265. — Vente Jacques Léman, 1874 : 65 fr. — Non catalogué par M. Moreau.
Le dessin a été très probablement exécuté après l'aquarelle, car il est incomparablement plus souple. Nous rappelons que ce motif est emprunté au troisième acte de Gœt^ de Berlichivgen, qui a si souvent inspiré Delacroix.
N°'28o, 281, 282 : Intérieur d'hôpital militaire
1° Aquatinte. — H. o'"22i, L. o'"26o. — Vente posthume du 29 février 1864 : i i fr. et 22 fr. — Cat. A. Moreau, p. 17. 2" Dessin à la plume et sépia. — H. o"'24, L. o"^27. — Vente Villot, 1875 à M. de Vasselot. — La composition est, dit-on, de Géricault. — Non catalogué par M. Moreau. 3° Croquis. — H. o"'i52, L. 210. — Photolithographié par Arosa. — Non catalogué par M. Moreau.
Un turc coiffé d'un turban et tout habillé se dresse sur son lit. De vifs accrocs de lumière éclairent les mains, la tête, le traversin. Du plafond pend une draperie. Dans l'ombre du fond on distingue vaguement une rangée de lits et un personnage qui se tient debout près d'un de ces lits. — Sans aucune lettre, signature ni date. La composition est dans le sens contraire à celui du dessin.
N° 28 j : Turc montant à cheval
Aquatinte. — H. o"^2i6, L. o'"266. — Héliogravé pour l'ouvrage de M. A. Moreau : o^ioS sur o'"i3o. — Vente posthume (deuxième état) : 10 fr. — Vente Villot, décembre 1875 : I I f^r. 5o. ■ — Cat. A. Moreau, pp. 18, 199.
Premier état. Avec des essais de teintes différentes sur les marges; sans aucune lettre, signature ni date.
Deuxième état. Sans aucune teinte sur les marges. Cette planche et les deux suivantes, exécutées dans le principe pour l'éditeur Osterwald, ne furent pas publiées. Osterwald était un marchand d'estampes qui demeurait rue des Augustins, n° 3y. Dans la partie la plus ombrée du paysage, entre les jambes de devant du cheval, on aperçoit deux petits palmiers qu'on ne voit pas dans notre vignette.