‹ L'œuvre complet de Eugène Delacroix, peintures, dessins, gravures, lithographiesChapitre 27 sur 114 · Turc sellant son cheval · texte numérisé non relu

Turc sellant son cheval

\ Aquatinte.— H. o"M86, L. o™227. — Vente posthume,

129 février 1864 (premier état) :4o fr. — Cat. A. Moreau, p. 1 7. Premier état : aquatinte pure avec des essais d'aquatinte sur les quatre marges.

Deuxième état : retouches à la pointe sèche dans le cheval, la veste et la culotte du personnage.

Ce que nous ne pouvons nous lasser d'admirer dans ces œuvres rapides, c'est la naïveté du geste, toujours juste parce qu'il est hdèlement observé et rendu sans aucune préoccupation d'ennoblissement académique. Par cette sincérité absolue qui ne recule devant aucune gaucherie apparente, Eugène Delacroix atteint toujours et à coup sûr au plus grand style. — On a vendu 80 fr. à l'Hôtel Drouot, en 1874, un mauvais dessin h la sépia de cette composition, qui nous parut douteux.

L'ŒUVRP: de DELACROIX

N" 28^' ; Mameluck retenant son cheval

Aquatinte. — H. o'"2i2, L. o"'26o. — Vente posthume : 12 fr. — Cat. A. Moreau, p. 18.

Sur les marges, des salissures provenant d'un tirage peu soigné. — Cette aquatinte est extrêmement rare.

Personne n'a compris et rendu comme Eugène Delacroix les jolies gaietés du jeune cheval, ses mouvements élégants et souples au sortir du bain, ses façons de piaffer, de s'encapuchonner, de se cabrer, la puissante élasticité de ses nerfs et de ses muscles. I^'aquatinte, que nous reproduisons ici, n'est pas le premierexcmple de la rare intelligence que Delacroix a toujours montrée dans ces représentations du cheval. J'ai eu déjà l'occasion d'insister sur ce sujet; voir notamment les n"^ 172, 204, 229, etc.

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