‹ L'œuvre complet de Eugène Delacroix, peintures, dessins, gravures, lithographiesChapitre 28 sur 114 · Hamlet contemplant le cnine dTorick · texte numérisé non relu

Hamlet contemplant le cnine dTorick

Lithographie. — Premier état, H. o"'270, L. o"'36o. — Deuxième état, H, o"^26o, L. o'"34i. — Ventes Parguez (premier état) : 55 fr.; Dubois (la même épreuve) : 26 fr.; De La Combe (troisième état) : 20 fr.; du 10 avril 1862 (troisième état) : 10 fr.; de Saint-Georges (troisième étatl : 4 fr.; Langlais (troisième état, avec Jane Shore) : 2 5 fr.; posthume (deuxième état, avec Jane Shore) : 12 fr. — Cat. A. Moreau, p. 42.

Premier état. — Avecdes croquis sur les marges, représentant ;i droite une tète de mort, à gauche deux figures d'hommes et un nez de cheval, sans aucune lettre et sans signature.

Deuxième état. — Sans les croquis, avant toute lettre. Signé sur la planche, à droite, en bas : « Eug. Delacroix. «

Troisième état. En bas à gauche : « Eug. Delacroix, inv. et del. »; à droite : « Lith. de C. Motte. »; au milieu : « Hamlet, acte V. Scène I. — le foss. — Ce crâne, seigneur, est celui

d'Yorick, le bouffon du roi. — ham. — Là étaient ces lèvres que j'ai baisées cent fois

Où sont tes farces, à présent? Où sont tes chansons? (Shakespeare.) » Et le texte anglais placé en regard.

11 y a peu de variantes entre la lithographie et le tableau de iSSq.

N'' 287 : Cheval sauvage terrassé par un tigre

Croquis à la mine de plomb. — H. o'"i5, L. o"'24. — Lithographié en fac-similé, numéro 17 de la publication de M. A. Robaut. — Vente posthume. — ■ Non catalogué par M. Moreau.

C'est le projet très net, très arrêté du numéro suivant. — Le tigre mord à l'épaule droite et déchire de ses griffes un cheval renversé par la soudaineté et la violence de l'attaque. La tête étant maintenue par une des pattes du tigre, la victime, sous l'action de la douleur, contracte ses quatre jambes. En exécutant la lithographie, E. Delacroix rendit ce mouvement plus souple et moins violent.

8o • L'ŒUVRE DE DELACROIX 1828

N° 288 : Cheval sauvage terrassé par un tigre

Lithographie. — H. o'"20o, L. o'^2-j6. — Ventes De La Combe (deuxième état : i5o fr.; Dubois (la même épreuve) : 61 fr.; de Saint-Georges: 10 fr.; i865 (deuxième état): i52 fr.; Langhiis, 1869 (premier état) : i65 fr.; Villot, 1875 (troisiènie état) : 47 fr.; A. Colin (une épreuve sur chine) : 100 fr.; His de la Salle, 1881 (une épreuve sur chine) : 282 fr. — Cat. A. Moreau, p. 3o.

Premier état. Avec des salissures sur les quatre marges. Deuxième état. Avec des salissures sur la marge de gauche. Troisième état. Sans salissure sur aucune des quatre marges. — Les épreuves de ces trois premiers états sont absolument sans lettre.

Quatrième état. En bas à gauche : « Eug. Delacroix, fec. »; à droite : « Lith. de Ch. Motte, 1828»; au milieu : « Cheval sauvage terrassé par un tigre. »

N° 289 : Jane Shore

Lithographie. — H. o'"26o, L. o'"346. — Ventes Parguez : 4 fr.; Dubois : 6 fr.; Burty, 1874: 5 fr. 5o; Villot : 7 fr. — Cat. A. Moreau, p. 42.

En bas à gauche : « Eug. Delacroix, inv. et del. «; à droite : a Lith. de C. Motte. »; au milieu : « Jane Shore, acte V, scène IL — sho. — Eloigne ces noires idées de tristesse et de faute... Mes bras, mon cœur te sont ouverts; viens, que je te ramène dans ta maison abandonnée (Rowe). » Et le texte anglais en regard.

Cette pièce, exécutée en 1828, est la reproduction d'une aquarelle faite après une représentation des artistes anglais à Paris, en 1827. Il a été tiré de cette lithographie des épreuves sur deux papiers de formats différents, avec mêmes chines et timbre sec.

N° 290 : Cheval effrayé sortant de Feau

Lithographie. — H. o'"237, L. o"'225. — Signé à gauche, dans l'eau : « Eug. Delacroix, x. 1828. » — Ventes Dubois (premier état) : 9 fr.; Burty, Paris, 1874 : 40 fr.; Burty, Londres, 1876 :. 22 fr. 5o. — Cat. A. Moreau, p. 42.

Premier état. Sans aucune lettre. — Deuxième état. En haut, au milieu : « L'Artiste »; en bas, à gauche : « Imp. Bertauts, R. Rodier, 47, Paris »: au milieu : « Cheval sauvage ».

N'a-t-on pas l'impression d'un éclair qui passe en entrevoyant cette crinière? — L'étude a servi pour le cheval de Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne, dans la Bataille de Nancy. C'est à peu de chose près le même mouvement, sauf pour la tête; mais dans le tableau, le mouvement est retourné.

Année 1829

N" 291 : Christ descendu de la croix

Copie au pastel d'après le tableau du Tintorct conserve au musée de Caen. — Vente Villot, 1867. — Vente Bocquet, 1879.

évèque de Liège

Toile. — H. o"^9o, L. i-^iS. — Salon de i83i. — Peint pour S. A. R. le duc d'Orléans.— Ventes duchesse d'Orléans : 4,800 fr.; Villot, r865 : 35, 000 fr.; Khalil bey : 46,000 fr. — Appartient à madame de Cassin. — Gat. A. Morcau, pp. 171, 246.

Sur ce chef-d'œuvre, nous laissons la parole à notre très cher maître Théophile Gautier : « Le roman de Quentin Durward a fourni le sujet du Massacre de l'évèque de Liège. Qu'on nous permette de transcrire ces lignes du livret : « Guillaume de la Mark, surnommé le Sanglier des Ardennes, s'empare du château de l'évèque de Liège, aide des Liégeois révoltés: au milieu d'une orgie ,dans la grande salle, et placé sur le trône pontifical, il se fait amener l'évèque, revêtu par dérision de ses habits sacrés et le laisse égorger en sa présence. Ce tableau reste, malgré sa date ancienne, un des plus étonnants chefsd'œuvre de l'artiste. Qui eût jamais pensé que l'on eût pu peindre la rumeur et le tumulte .•' Le mouvement passe encore, mais cette petite toile hurle, vocifère et blasphème. Il semble qu'on entende voltiger au-dessus de la table, dans la vapeur sanglante des fanaux échevelés, les cent propos divers et les chansons obscènes de cette soldatesque avinée. Quelles figures de brigands! Quel accoutrement féroce! quelles tournures truculentes! quelle bestialité joviale et sanguinaire! comme cela fourmille et glapit, comme cela flamboie et pue! quel beau rire é^ueulé et quelle gaieté de tigre voyant entrer un mouton dans son antre à l'aspect du pauvre cvèque tremblant. »Le Sanglier des Ardennes se soulève à demi, alourdi par son ivresse et par son armure et s'appuie à la table sur ses gantelets de fer pour ne rien perdre de ce délicat spectacle : les égorgeurs lèvent déjà le couteau, et le sang de la victime va couler sur la nappe h peine perceptible parmi les flots de vin des brocs renversés. L'architecture de la salle, traitée avec une magie singulière de perspective, ne le cède en rien pour la terreur opaque et sinistre aux plus noirs mtérieurs de Rembrandt. Elle est si haute et si profonde que les lumières n'en atteignent pas les recoins où les ombres se tapissent comme des chauve-souris effrayées ou des spectres surpris ; moins fait qu'un tableau, plus fini qu'une esquisse, le Massacre de l'évèque de Liège a été quitté par le peintre à ce moment suprême où un coup de pinceau de plus gâterait tout.» — Voir l'esquisse h l'année 1827.

Nous disons en notre introduction dans quelles conditions ce tableau a été peint et comment le maître souhaitait qu'il fût vu.

N*' 29^ : Portrait d'un élève de la pension Goubau

Toile. — H. o"'6o, L. o'"5o. — Signé au bas à gauche et daté « 1829 ». — Appartient au frère du modèle, M. Schmitz, intendant militaire à Orléans.

Achille Schmitz fut lauréat du second prix de version latine au concours général en 1829 et du second prix de mathématiques spéciales en i833. 11 entra à l'Ecole polytechnique et fut tué capitame du génie en i855, pendant la campagne de Crimée. Il a les cheveux bruns, le teint de brique; l'habit est bleu très foncé, le gilet blanc, droit, ouvert, laissant voir le plastron de la chemise et ses boutons d'or. Le fond est gris uni. —

lie Schmitz a fait lui-même une copie de ce portrait et a poussé le scrupule

signature du maître.

N*" 294 : Madame F. Simon

Toile.

Non catalogué par M

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