‹ L'œuvre complet de Eugène Delacroix, peintures, dessins, gravures, lithographiesChapitre 40 sur 114 · HAMLET — SUITE DE SEIZE COMPOSITIONS · texte numérisé non relu

HAMLET — SUITE DE SEIZE COMPOSITIONS

Lithographies. — Vente Langlais, treize pièces sur chine ( première publication ) : 100 fr. — Vente De La Combe, treize pièces sur chine (première publication) : i5i fr. — Vente posthume, treize pièces en un cahier complet (première publication et plusieurs cahiers incomplets) : 80 fr. — Vente Piron, treize pièces sur blanc (première publication) : 80 fr. — Vente Soleil, seize pièces sur blanc (dont les treize de la première publication) : 70 fr.; treize pièces dépareillées: 60 fr. — Vente Th. Gautier, 16 janvier 1873 : i25 fr. Tirage moderne, épreuves tachées d'eau. — Vente Villot, 10 décembre 1875 : 62 fr.

Les seize pierres, avec quatre épreuves de chaque pierre tirées chez Lemercier, ont été achetées par M.Paul Meurice, à la Vente posthume, au prix de 2, o5o fr. — M. Paul Meurice en a fait tirer deux cents exemplaires, puis, les pierres ont été sciées et encadrées.— L'ouvrage eut donc deux éditions. La première parut seulement en 1843.

Sur la couverture on lit : « Hamlet ; treize sujets dessinés par Eug. Delacroix. A Paris, chez Gihaut frères, éditeurs, boulevard des Italiens, 5. Lith. de Villain, rue de Sèvres, 19.» Cette publication avait été faite pour le compte personnel de Delacroix. Le tirage ne comportait que quatre-vingts exemplaires dont soixante sur blanc et vingt sur chine, lesquels étaient épuises au décès de l'auteur. Il en a été tiré à l'origine quelques épreuves sur chine dont le format dépasse le trait carré d'un à deux centimètres. Elles sont très recherchées quoiqu'elles portent la lettre. Il y a plusieurs états. Le premier, sanslettre aucune, a été tiré à très peu d'exemplaires sur chine et sur blanc. Le deuxième, avec lettre, tiré sur grand format porte: «Imprimerie Villain ». Le troisième , avec lettre, est sur papier blanc. Le quatrième a été tiré avec la lettre effacée ou cachée au moyen d'un papier mince dont on distingue l'empreinte; il est sur chine avec l'adresse de l'imprimerie Bcrtauts.

Deuxième édition. 1864. — Cat. A. Moreau, p. 61. Sur la couverture on lit : « Hamlet. Seize sujets dessinés et lithographies par Eug. Delacroix. Paris, Dusacq et C"", Michel Lévy frères, Pagnerre. M.D.CCC.LXIV. » Les trois sujets ajoutés avaient été exécutés en même temps que les treize premiers; mais Delacroix, en 1843, n'avait pas voulu qu'il fussent publics et s'était contenté d'en faire tirer quelques épreuves d'essai sans nom d'imprimeur et sans lettre. Bien que les treize planches de la publication originale continuent à porter dans le second tirage les mots : « Lith. de Villain ». ce tirage a été exécuté chez M. Bertauts.

l54 L'ŒUVRE DE DELACROIX l834

N° ^yy : La reine s'eflforce de consoler Hamlet

Lithographie. — 1834.

reau, p. 6 r .

H. o™253 , L. o™iQq. — Cat. A. Mo-

Signé en bas, à droite, sur la planche: « Eug. Delacroix, 1834. » En légende : « Cher Hamlet, écarte cette sombre apparence et jette un regard ami vers le roi. — Hamlet, acte I, scène IL» — Hamlet est debout au milieu d'une salle de réception du château ; sa mère, à ses côtés, lui jette un regard inquiet ; au fond, Polonius, Laertes, et des seigneurs de leur suite. — On connaît la situation dramatique. Au début de la scène, le roi l'a exposée. « Quoique la mort de notre cher frère soit encore de fraîche date et qu'il pût paraître que nos cœurs fussent accablés sous le chagrin, avec une joie en quelque sorte déroutée, le bonheur dans un œil et la douleur dans l'autre, mêlant les réjouissances aux funérailles et les cantiques funèbres à l'hymne nuptial, nous avons pris pour femme celle qui fut autrefois notre sœur.» Hamlet persiste h porter le deuil de son père; sa mère lui dit : «Tu sais que c'est la loi commune : — tous ceux qui vivent doivent mourir, et passer delà nature à l'éternité.»

N° ^78 : Hamlet veut suivre l'ombre de son père

Lithographie. — i835. — H. o"'26o , L. o"i2o5. — Cat. A. Moreau, p. 62.

Signé en bas, à gauche, sur l'image : «Eug. Delacroix, i835.» En légende : « Mon destin me crie de le suivre. Lâchez-moi, messieurs, ou, par le ciel, je ferai un fantôme du premier qui m'arrêtera. — Hamlet, acte I, scène IV.» — Hamlet, sur la plate-forme du château, retenu parMarcellus et Horatio, veut s'élancer vers le fantôme qui retourne la tête en s'éloignant. — Marcellus et Horatio, en faction sur l'esplanade d'Elseneur, ont à plusieurs reprises aperçu l'ombre du feu roi et prévenu Hamlet. A minuit, le fantôme se montre en effet, et, par trois fois, fait signe à son fils de le suivre. Celui-ci obéit, malgré sa propre terreur et la résistance de ses amis. Quelle force, quelle impétuosité dans l'élan du jeune prince!

N° 579 : Le fantôme sur une autre partie de la terrasse

Lithographie. — 1843. — H.o™2 58, L.o'"i93.— Cat. A. Moreau, p. 62.

Signé en bas, à droite, sur l'image : « Eug. Delacroix, 1848 ». En légende: « Je suis l'esprit de ton père. Venge-le d'un meurtre infâme et dénaturé. — Hamlet, acte I, scène V. » — Hamlet, l'épée à la main, est debout sur le rempart, son manteau soulevé par le vent ; il jette un regard d'effroi sur l'ombre de son père qui s'avance vers lui. — C'est la terrible scène où Hamlet apprend comment son père a été empoisonné. L'ombre prélude à la révélation par quelques paroles dont Delacroix traduit le sens mot à mot : « ... Je te ferais un récit dont le moindre mot déchirerait ton âme, glacerait ton jeune sang, ferait jaillir tes yeux de leurs orbites comme deux étoiles hors de leurs sphères, détruirait l'harmonie de ta chevelure symétriquement rangée et ferait se dresser tout droit chacun de tes cheveux comme les dards d'un porc-épic irrité. »

L'CKUVRi; Di; DELACIÎOIX i55

N" )8o : Polonius et Hamlet

prunier, et qu'il

Lithographie. — Sans date. — H. ()'"248, L. o"m82. — Cat. A. Moreau, p. ()2.

Kn légende : « Que lisez-vous, monseigneur?... Des mots, des mots, des mots. — Hamlet, acte II, scène II. » — Hamlet. les yeux regardant dans le vide, tient à la main un livre ouvert; Polonius, debout à' ses côtes, lui parle. Il vient de déclarer au roi que Hamlet est fou, fou d'amour pour sa tille Ophelia, qui lui a remis une lettre du prince. C'est alors qu'il aborde Hamlet. Celui-ci feint de ne pas le reconnaître et le berne. — « H.\mi.kt. Le coquin de satirique dit ici que les vieillards ont des barbes grises, que leurs faces sont ridées, que de leurs yeux découlent l'ambre épais et la gomme du s ont une riche pénurie d'esprit en même temps que de très faibles jarrets. »

N"^ 581, 582 : Hamlet et Ophelia

1" Lithographie. — Sans date. — H. o">243, L. o"'i98. — Cat. A. Moreau, pp. 62, i 14.

Signé à gauche : « Kug. Delacroix. » — Non daté. — En légende : « Nous sommes tous d'insignes vauriens, ne crois aucun de nous, entre en un monastère. — Hamlet, acte III, scène I. « — Hamlet, debout, fait un geste d'adieu à Ophelia, assise dans l'attitude du désespoir. — (Voir le tableau à l'année 1840.)

Le premier état sans lettre est une épreuve d'essai; le deuxième a la légende et le nom de l'imprimeur. Cette planche n'a été publiée que dans la seconde édition (1864'.

■z - M. Paul Meurice possède un croquis à la mine de plomb de cette même scène ; il n'y a qu'une différence, c'est que la composition est retournée.

^-83 : Hamlet fait jouer aux comédiens la scène de Tempoisonnement de son père

Lithographie.

Moreau, p. 63.

H. o"'248, L. o'»323. — Cat. A.

Sii^né à droite sur l'image : «Eug. Delacroix, i835.» En légende: " C'est une intrigue scélérate, niais qu'importe ! Votre majesté et nous, avons la conscience libre; cela ne nous touche en rien... Vous voyez, il l'empoisonne dans le jardin pour s'emparer de son royaume; I hisloire est réelle, écrite en bel italien. — Hamlet, acte m, scène II. » — Au premier plan, Hamlet tenant un éventail à la main est étendu sur des coussins aux pieds d'Ophelia. Le roi et la reine sont assis ; derrière eux, debout, Rosencrantz et Polonius regardent la scène qui se joue sur le théâtre. A droite, se tient Horatio appuvé contre une colonne, il semble examiner le visage du roi. — La planche n'a fourni qu'un 'très petit nombre de bonnes épreuves, soutenues dans les demi-teintes.

N° 584 : Hamlet et Guildenstern

Lithographie. — Sans date. — H. o'"252, L. o"'2o6. — Cat. A. Moreau, p. 63.

Sans signature ni date. — En le'gende : « Voudriez-vous jouer de cette flûte ? — Monseigneur, je ne puis.... — Je vous en conjure. — Hamlet, acte IIL scène IL 1) — Haniiet, ayant Rosencrantz à ses côtés, présente à Guildenstern une flûte que celui-ci repousse du geste. — Rosencrantz et Guildenstern ont été chargés par le roi de sonder Hamlet, de le faire parler, de découvrir si sa folie est réelle ou seulement apparente, si elle est causée par son amour pour Ophelia ou si elle n'est qu'une feinte pour masquer de pires sentiments. Hamlet se moque d'eux et finit par s'emporter : « Sang de Dieu! croyez-vous qu'il soit plus aisé de jouer de moi que d'une flûte? »

N° 585 : Hamlet tenté de tuer le roi

Lithographie, p. 63.

1843. — H. o™263, L. o™i8i. — Cat. A. Moreau,

possède une

Signé £1 gauche sur l'image : « Eug. Delacroix, 1843. » En légende: « A présent, je puis le tuer facilement... mais quoi! le surprendrai-je au milieu de ses prières, au moment où il purifie son âme? Non, non. — O conscience plus noire que la mort ! àme engluée dans le crime ! Je ne puis prier!... mes paroles s'adressent là-haut, mes pensées demeurent ici-bas. — Hamlet, acte III, scène III. » — Le roi est à genoux, les mains jointes, au pied d'une colonne, dans un .appartement du château. Debout derrière lui, Hamlet, qui vient d'entrer, tire son épée du fourreau. — M. Paul Meurice peinture du même sujet. (Voir à l'année 1843.)

N''^ 586, ^87 : Le meurtre de Polonius

T° Lithographie. — Sans date. — H. o'"24i , L. o'"ig2, — Vente Dubois, 1866 ( premier état) : 18 fr.; vente Villot, décembre 1875 (premier état) : 5 fr. à M. Robaut.— Cat. A. Moreau, p. 64.

Sans signature ni date. En légende : « Qu'est-donc? un rat? — Hamlet, acte Ili, scène IV. » — Hamlet, l'épée à la main, se précipite vers le rideau derrière lequel est caché Polonius. Sa mère le retient par le bras. (Voir le tableau à l'année 1843.)

Le premier état est avant toute lettre et sans trait carré. Le deuxième état a la légende, mais n'a pas de nom d'imprimeur ni trait carré. Le troisième état porte la légende et le nom de l'imprimeur. Pour un véritable amateur, es nuances s'apprécient, sur la planche même, par des diflerences très sensibles et non par les marges, c'est-à-dire que quand bien même on mettrait au carré et on rognerait cette planche en premier état, on la distinguerait toujours du deuxième état par les coups de grattoir très clairs au-dessus de la reine ; en outre, l'ombre portée sur le rideau n'a pas les taches claires qui sont signalées dans le deuxième état.

2« A la vente posthume, le dessin du même sujet fut adjugé pour 290 fr. h M. Vasselot.

l834 I.(KUVRE 1)K DKLACKOIX 1S7

N° 588: Hamlet et hi reine

Lithographie. — i83-|. — H. o"'26o, L. o"M8o. — Vente posthume (premier état et deuxième) : 23 fr.; vente Soleil (premier état) : 29 l'r. — Cat. A. Moreau, pp. ()4, i36.

Si^nc en haut, à droite: « Eug. Delacroix, 1834. d En légende : « N'ajoute rien de plus, cner Hamlet. Ces mots pénètrent jusqu'à mon oreille comme autant de poignards; rien de plus, cher Hamlet. — Hamlet, acte III, scène IV. » — Hamlet vient de quitter son siège ; il fixe des yeux hagards sur le portrait qu'il lient à la main. Sa mère, assise à ses côtés, fait un geste d'effroi et veut le retenir.

Le premier état présente sur les marges de gauche, en croquis, une temme, le sein nu; le deuxième n'a ni croquis ni lettre. Le troisième a la légende et le nom de l'imprimeur. — Dans le croquis préparatoire (voir le n" bji] la composition est en sens inverse, parce que Delacroix n'a pas retourné son dessin pour le lithographier. Il a d'ailleurs agi de cette manière pour presque toute la suite. En outre, le sujet n'est pas exactement le même.

N° 589 : Hamlet et le cadavre de Polonius

Lithographie. — 1845. — H.o"'255, L. o-'Mjj. — Partie du n" 407 de la vente posthume (quatre feuilles) : 102 fr. — Cat. A. Moreau, pp. 64, 252.

Signé au bas, à droite, sur l'image : « Eug. Delacroix, i835 ». En légende: « \'raimcnt,ce conseiller est maintenant bien silencieux, bien discret, bien grave, lui qui dans sa vie était le drôle le plus bavard du monde. — Hamlet, acte III, scène IV. » — Hamlet soulève la draperie derrière laquelle s'était caché Polonius et considère son corps étendu par terre. — Voir le tableau à l'année 1845. — On se rappelle que, pendant son entretien avec sa mère, Hamlet,. entendant une voix derrière la tapisserie, et croyant que c'est la voix du roi, frappe de son épée et tue Polonius par méprise : « Je t'ai pris pour un plus grand que toi, 0 dit-il, hautain et méprisant.

N° 590 : Le chant d'Ophclia

■ Lithographie. — 1834. — H. o"'259, L. o"'2o8. — Vente Burtv ( premier état ) : 25 fr.; vente Villot, 1875 (premier état avec uii autre) : 55 fr. — Cat. .'\. Moreau, p. 65.

■ Signé h gauche : « Eug. Dèlacroix, 1834. » En légende : « Son linceul blanc comme neige était parsemé de fleurs. — Hamlet. acte IV, scène \'.<>

[ — Ophclia, devenue folle, chante devant la reine dans une salle du \ palais d'EIseneur. Elle est presque à genoux, tenant une écharpe à la i main ; au fond, debout, derrière elle, la reine et Horatio. C'est le l meurtre de son père par son amant qui a causé la folie d'Ophelia. ' Le premier état est sans aucune lettre, c'est une épreuve d'essai. — Le deuxième état avec la légende et le nom de l'imprimeur. Cette planche n'a été publiée que dans la seconde édition que M. Paul Maurice fit faire en 1864.

l5S L'ŒUVRE DE DELACROIX l834

^91, ^92 : Mort d^Ophelia

1° Lithographie. — 1843. — H. o"^i86, L. o™255. — Cat. A. Moreau, pp. 61, 25i, 252.

Signé à gauche, en bas : « Eug. Delacroix, 1843. » En légende : (( Ses vêtements appesantis et trempés d'eau ont entraîné la pauvre malheureuse. — Hamîet^ actelV, scèneVH.» — Ophelia vient de glisser dans les eaux du ruisseau. D'une main, elle se soutient encore à la branche d'un saule, tandis que de l'autre elle presse sur sa poitrine les fleurs qu'elle avait cueillies. C'est la reproduction littérale du récit de la mort d'Ophelia fait par la reine. — Voir les tableaux aux années i838, 1844 et 1859. 2" Il faut signaler aussi un dessin de ce même sujet qui fit partie de la vente posthume et qui fut adjugé, sous le numéro 402, pour 55 i fr. à M. Boignes.

N°' ^9^, 594 : Hamlet et Horatio devant les fossoyeurs

M. Cavé Elle est

1° Lithographie. — 1843. — H. o'"283, L. 0^214. — Cat. A. Moreau, pp. 66, 112, 1 78, 25 I .

Signé en bas, sur l'image : « Eug. Delacroix, 1843. » En légende : « Ce crâne, monseigneur, était celui d Yorick, le bouffon du roi. — Hélas ! pauvre Yorick. — Hamlet, acte V, scène I. » — Hamlet, qu'accompagne Horatio, regarde le crâne que lui présente l'un des deux fossoyeurs. — Voir le tableau refusé au Salon de i835.

2" A la vente posthume, on a pu voir plusieurs productions du maître sur le même sujet etd'abord sous le numéro 4o3, un dessin adjugé pour 465 fr. à M. Lecomte. Ensuite sous le numéro 404 on a vendu une peinture, que nous reproduisons plus loin, à l'année 1840, et qui fut adjugée [pour . Enfin sous le numéro 104 bis fut produite une sépia, qui fut acquise par entrée dans la collection de M. Monnerot. (Voir plus haut, n° 575.)

N"'' 59^, ^96 : Hamlet et Laertes dans la fosse d'Ophelia

I ° Lithographie. — 1834. — H. o'"284, L. o™ i gS. — Cat. A. Moreau, pp. 65 , I 36.

Signé à gauche : « Eug. Delacroix, 1834. » En légende : « Ne me serre pas ainsi à la gorge, l'ami, il y a quelque danger à courir avec moi. — Hamlet, acte V, scène I. » — Hamlet et Laertes luttent corps à corps au fond de la fosse ouverte pour recevoir Ophelia. Ils ont sauté dans la fosse tour à tour en présence du roi, de la reine et de leur suite, accompagnant le cortège funèbre, et se prennent à la gorge : « Me voici, moi, Hamlet le Danois ! — Le diable prenne ton âme! — Ta prière est mauvaise... » (Voir à l'année 1842.) Le premier état sans lettre est une épreuve d'essai. Le deuxième a la lettre et le nom de l'imprimeur. — Cette planche, comme celles que nous avons cataloguées sous les no^ 58 1 et 5go, n'a été publiée que dans la seconde édition. 2" M. A. Robaut possède un dessin du même sujet. Il en a fait un fac-similé (troisième série de sa publication). Ce dessin est plus simple d'effet que la lithographie originale.

i835 L'ŒUVRE DE DELACROIX ibg

N° : Mort d'Hamlct

Lithographie. — 1S43. — H. o"'289, L. on'203. — Cat. A. Morcau, pp. ()6, I 3(3.

Signe à droite, en bas, sur le dessin : « Eug. Delacroix, 1843 ». En lé- !;cnde : « Ah ! je meurs ! Horatio, justifie moi et ma cause auprès de ceux qui m'accuseront... Quelle vaste curée a faite la mort! que de princes trappes par le trépas! — Hamlet, acte V, scène U.» — Hamlet, tenant encore son èpée h la main, vient de tomber mortellement frappé. Horatio essaye de le soutenir. Derrière eux, Osric et deux autres seigneurs emportent Lacrtes. Au fond, la reine qui se meurt, après avoir bu la coupe empoisonnée. (Voir à l'année 1842.': — Delacroix a fondu ici, je ne dis pas confondu, tous les mouvements de la dernière scène du drame.

Année i835

N" ^98 : Joueurs d échecs ù Jérusalem

Toile. — H. o"'455, L. o'"5 5o. — Eau-forte de Ferdinand Lefman pour V Artiste, dans les dimensions de o'" 146 sur o'" 175. — Fau-forte d'Hédouin pour la galerie Durand-Ruel, dans les dimensions de o"'o92 sur o"'io5. — Cal. A. Moreau, p. 100.

Les deux joueurs sont accroupis devant un échiquier posé par terre, au pied d'un grand mur dont le faîte est couronné de végétations et au delà duquel on aperçoit des terrasses arabes. Une femme qui soutient des deux mains un vase sur l'épaule droite s'est arrêtée debout pour les regarder. L'un des joueurs est coiffé d'un turban. Le titre que nous reproduisons est celui qui a paru dans ÏArlisle. On sait que Eugène Delacroix n'est jamais allé à Jérusalem, il est donc permis de supposer que ce titre faÙacicux est une invention capricieuse du directeur de l'Artiste.

)99 : Retour de TEnfant prodigue

Toile. — H. o'"26, par iM. Moreau.

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