L. o'"2 1 . — On » — Non cata
Croquis à la mine de plomb. — H. o'"i6, lit au bas: « Mardi 6 juin 1837, Frépillon logué par M. Moreau.
Il existe aussi, du même temps, d'autres études de chiens et de rats. Dans un des agendas de Eugène Delacroix, on trouve la note suivante : « AriiKRT Di KKR. J'ai remarqué, en présence de son Saint Hubert et de son Adam et Eve, que le vrai peintre est celui qui Ainsi les figures humaines n'ont pas, chez lui, plus de perfection
que celles des animaux de toutes sortes, que les arbres, etc. Il fait tout au même degré, c'est-à-dire, avec l'esprit rendu que comporte l'avancement des arts à son t'poque... Tout, chez lui, est à consulter. « C'est ce que M. Alfred Dumesnil, dans son beau livre^ La foi nouvelle cherchée dans l'art, de Rembrandt à Beethoven, a résume d'un mot : « Tout ce qui a vie a droit. « C'est pourquoi Delacroix, dont le cerveau méditait tant de compositions héroïques, ne dédaignait rien dans la nature et laissait tomber de son crayon ces études de chèvres, de chiens et de rats, de perroquets et de tous autres genres d'animaux.
Année i838
N° 659 : Colomb au couvent de Sainte -Marie de Robida
Toile. — H. o'"90, L. i"M6. — Daté i838.— Gravé à Teau-forte par Bracquemond pour le, catalogue de la vente San-Donato et cliché ensuite pour V Illustration, dans les dimensions de : H. o"'i 10, L. o"'i45. — Voir le pendant à i83g. — Vente San-Donato, 26 février 1870: 38, 000 fr. — Appartient à M. Edouard André. — N" 80 de l'Exposition du pavillonde Flore, en 1878. — Gat.A. Moreau, p. 94, 259.
Debout dans le parloir du couvent, Christophe Colomb regarde une carte géographique suspendue au-dessous d'une rangée de tableaux; son fils Diégo est assis devant lui, dans un fauteuil adossé à la muraille. Le prieur, don Juan Pérès de Marchena, suivi d'un frère, s'avance, vers lui. A gauche, on voit un groupe de trois moines debout et causant. — Par erreur, M. Adolphe Moreau dit que la gravure parue dans le numéro du 5 février 1871 de F Illustration, porte à droite, en bas, le nom de « Villot «; c'est» Gillot » qu'il faut lire. M. Gillot père est rin\ enteur du procédé de reproduction photographique sur zinc, qui a fait une révolution dans le mode d'illustration des journaux et des livres.
N" 660 : La mort d'Ophelia. — Grisaille
Toile. — H. o"'37, L. o"'46. — Signé à droite, non daté.
— Voir des variantes aux années 1828, 1844, 'SSg. — Vente Villot, 11 février i865 : 2,020 fr. à M. Soultzener.
— Cat. A. Moreau, p. 25 i.
Ce qu'il y a surtout de très remarquable, dans cette peinture en camaïeu, c'est l'expression de douleur et de folie peinte dans la physionomie d'Ophelia, et que notre croquis ne pouvait rendre. « La Reine : Près d'un cours d'eau, il y a un saule qui mire ses feuilles blanchâtres dans la glace de l'onde ; elle est venue là avec des guirlandes fantasques, composées de renoncules, d'orties, de marguerites et de ces longues fleurs pourprées que nos bergers au langage indécent nomment d'un norn plus grossier, mais que nos chastes vierges appellent doigts de morts : pendant qu'elle grimpait pour accrocher à ses rameaux pendants sa couronne d'herbes fleuries, une branche envieuse s'est cassée, et alors, elle et ses trophées de verdure sont tombés dans l'eau gémissante. »
i838 i.(EUvin-; nie dki.acroix
N'^ôôi : Portrait de Yousouf
Toile ovale. — Dimensions inconnues. — Non catalogué par M. Morcau.
Le 2 3 août iS38, Delacroix écrit à un M. *** qu'il lui envoie sur sa dcmanJe, uniquement pour lui être agréable, ce portrait comme le portrait d'un Arabe quelconque, plutôt que celui de 'S'ousouf, qu'il n'a pour ainsi dire point \u.
N" 662 : Convulsionnaircs de Tanger
Toile. — H. i"'oo, L. i'"35. — Signé à droite, non daté. — Gravé à Teau-forte par Laguillcrmic pour la galerie Durand-Ruel , dans les dimensions de : H. o"'og5, L. o"'i 25. — Salon de 1 838. — Exposition universelle de i855. — Voir variante à l'année 1857. — Vente Van Isacker, i5 mai i852: 2,175 fr. à M. Jourdan; vente 20 janvier i858: 29,000 fr. à M. Mala; vente du marquis du Lau, 5 mai 18(39 • 48,5oo fr. à M.Edwards; vente Edwards, 7 mars 1870, retire 349,000 fr.; vente Edwards, 24 février 1881 : 95,000 fr. à M. Balensi. — Cat. A. Moreau, pp. 177, 191, 268.
«Si nous n'avions nous-mêmeu, dit Th. Gautier, « vu les Aïssaouas se livrer à leurs étranges exercices, se rouler sur la braise, manger des serpents, broyer du verre, mâcher du feu, se taillader le corps, et, renversés par terre, tressaillir dans leurs spasmes intermittents comme des grenouilles galvanisées, nous pourrions peut-être taxer d'exagération les Convulsionnaires de Tanger.... 11 y a dans cette toile une incroyable turbulence de mouvement, une férocité de brosse que personne n'a dépassée, et surtout une couleur chaude, transparente et légère, dont le charme tempère ce que le sujet peut avoir d'horrible et de répugnant. nfLes Beaux-Arts en Europe.) — Le catalogue de la vente Edwards donne comme dimensions: IL o"'96, L. i"'29. On aura mesuré en dehors de la feuillure.
N° 663 : L'Arabe au tombeau
Toile. — H. o"'45, L. o'"55. — Signé à droite, non daté. — Refusé au Salon de 18^9. — Vente duchesse d'Orléans, 10 janvier i85 3 : 2,i5o fr.; vente marquis de Lamberty, 1 7 décembre 1 868 : 1 1 ,000 fr. — Cat. A. Moreau, p. 1 78, 269.
I^Arabc, descendu de son cheval, est assis sur le sol parmi des tombes entremêlées de cactus et indiquées seulement par des lignes de pierres. L'animal, richement harnaché, allonge le cou d'un mouvement curieux vers son maître en prière. Au loin, sur une émincnce entourée de murailles ornées, on distingue un autre Arabe à cheval, au repos. — Ce tableau a été également catalogué sous les titres de « la Prière » et de « Ben Abou près du tombeau. »
N° 664 : Intérieur d'une cour au Maroc
Toile. — Dimensions inconnues. — Salon de i833. — Cat. A. Moreau, p. 177.
N°665 : George Sand et Chopin
Toile. — H. i'"5o,L. i"'oo. — Ces deux portraits sont aujourd'hui séparés. — Chopin seul, lithographié à la plume par A. Robaut, dans les dimensions de : H. o"Moo, L. o"'o84. — Cat. A. Moreau, pp. 237, 282 bis.
Simple ébauche. La tête de Chopin est bien construite, par larges plans. L'œuvre n'a jamais été achevée. Delacroix avait représenté madame Sand jusqu'aux genoux et de grandeur nature, debout auprès du grand musicien assis. La toile demeura dans l'atelier du peintre jusqu'à sa mort, et, à cette époque, passa dans la famille Dutilleux ; elle a, depuis lors, été coupée en deux parties et forme aujourd'hui deux portraits distincts. — Celui de George Sand mesure: H. o™8o, L. o'" ; celui de Chopin, assis au piano: H. o™45, L. o'"37. — Vente C. Dutilleux, mars 1874: 820 fr. à M. Brame. — Appartient à M. Marmontel.
N'^ôôô : Chopin seul
Dessin à la mine de plomb. — H.o'"27, L. o™2i. — Reproduit en cliché pour le journal VArt, n" 2 1 3, 26 janvier 1 87g, dans les dimensions de : H. o"M 35, L. o'"io5 . — On lit au bas : « Collection de feu M. Riesener. — Cat. A. Moreau, p. 238.
Ce dessin est sur papier jaune clair rehaussé de blanc. M. Riesener tenait ce dessin de Jenny Le Guillou. Il l'a légué au Louvre. Il a figuré à l'Exposition universelle de 1878, dans la très intéressante galerie des portraits anciens.
N^ôôj: Médée furieuse. — Esquisse
Toile. — H. o"'45, L. 0^37. — Musée de Lille. — Cat. A. Moreau, p. 1 20 , 121, 202.
L'intelligente administration du Musée de Lille a acquis à la Vente posthume du maître, une vingtaine de dessins et croquis d'études faites pour le tableau de « Médée », ainsi que cette esquisse peinte à l'huile où il y a des modifications très sensibles, entre autres un grand voile bleu qui flotte à la partie supérieure du corps. La robe est jaune, la jupe violette. — Un critique de méchante humeur s'étonnait fort, d y a quelque vingt ou vingt-cinq ans, que Médée tînt le poignard de la main gauche. S'il avait pris la peine de se reporter à l'argument du tableau, son étonnement eût cessé : « Médée furieuse est poursuivie et sur le point de tuer ses enfants. » Tel est le texte de Delacroix : « Sur le point » ne veut pas dire « en train »; j'en demande bien pardon à M. Olivier Merson.
l83S L'ŒUVRE 1)L DELACROIX iXl
N° 668 : Mcdée furieuse
^^p^^^!^^ Toile. — H. 2'"6o, L. i"'h5. — Si^né au bas à i;auchc, cl daté '^^^'Hiji^^^A'A'^^;! i838. — Litho^raphié par Challcincl pour le Charivari, dans les " ' '-'^^"^ dimensions de : H.o"'i68, L. o'"i lo; parAlophc, deux fois, dans les
dimensions de: H. o'"i48, L. o"'ioo; par Lassalle, dans les dimen- Tfc^-"' < ^"^"■'^ ^^'^ '• ^- L. o'"55. — Grave au burin parCli. Geoffroy,
dans les dimensions de: H. o"'40, L. o"'26;à Teau-forte, par , -.lî^i- > Çj^jo Milius, pour /\4r/, dans les dimensions de : H. o"'232, L. o"M56. ^jj^f s^' ^--^^ — Essais de reproduction à la plume et au crayon, par Edouard
Boldoduc. — Salon de i838. — Exposition universelle de i855. — iv^ï^^%^p^^' -•'*^PP^''t''^'''i '"-1 Musée de Lille. — Cat. A. Moreau, p. 177 et 112. "^^^^^^^^î^^ L'administration du Musée de Lille, mal inspirée cette fois, refusa de ... confier ce chcf-d œuvre pour l'Exposition postliume du maître. — « La ^ledee lurieuse « , a dit Th. (îauticr, « est peinte avec une fougue, un emportement et un ;clat de couleur que Rubens ne désavouerait pas. Le geste de lionne ramassant ses petits ivec lequel Médée retient ses enfants qui s'échappent, est d'une invention superbe. »
N""" 669, 670, 671 : Croquis pour la Mcdée
— 1 i" Croc]uis simple trait, mis au carreau. — H.o"'2i5, L. o"'ii5. — " — ' ^l''^l^é pour VArt, inédit. — Vente posthume. — Appartient au Musée ' Lille. — Non catalogue par M. A. Moreau.
2° Trente feuilles de croquis provenant de la vente posthume au Musée ^'♦li^'V '^^ Lille. — Cat. A. Moreau, p. 202.
■^n ^/ivx ' ^^^^ croquis préliminaires de la figure de Médée, mesurant, l'un: 'AV.mpy ■ H. o"'i8, L. o"'i4; l'autre : H. o"M7o, L. o'"i45. —Clichés pour VArt, P'K ^ ' ^"^^7 octobre 1877. — Non catalogués par M. Moreau.
r . j- r ' ■ Ces deux derniers croquis présentent la même disposition que l'étude peinte :>ortant notre n" 667 et appartiennent comme elle au Musée de Lille.