Un soir d'automne
~!f' "I- Aquarelle. — H. o'"26, L. o"'i5. — Appartient à M. A. Robaut. — \ • Non catalogué par M. Moreau.
M^Kl»!' '"^^ ' prise par l'artiste, de la fenêtre de son atelier, rue des Marais-Saintl^&nKi'^ Germain, n" 17. — A ce propos, il est intéressant de relever dans les rn^Ê^^^ livrets du Salon de 1822 à i863, l'adresse des divers ateliers occupés par H[^^Wf&i>t:&^> P3ugène l^elacroix. — 1822 : rue de la Planche, n° 22 ; — 1824 : rue de l^ffihH^TW^'^ Grenellc-Saint-Germain, n" 118; — 1827 : Passage Saulnier ; — i833 : ^^^y^jËI^-T^: Voltaire, n« i5; — i836 : rue des Marais-Saint-Germain, n" 17; ^^^^^^^B^^ — 1845 : rue Notrc-Dame-de-Lorctte, n" 54 (numéro donné par M. Mo- ^^^^jff^iesS^^^ reau ; le catalogue de l'Exposition universelle dit n'^ 33); — 1839 : rue gE»Ji-SJ^Jfl^-^^ Je Furstenbcrg, n" 6, où se voit une plaque commémorative. Ces ateliers itaient le plus souvent insuffisants pour l'exécution de grandes peintures décoratives.
N°'673, 674, 675, 676, 677, 678, 679, 680 : Études d animaux
1° Chasses au lion. — Deux croquis mesurant Tun : H. o"'2io, L. o'"i9o; Fautre : H. o'"o72, L. o'^igo. — Vente posthume, à M. Ch. Desavary.
2° Têtes de lions. — H. o'"2oo, L. o'"270. — Vente posthume : 3oo fr., à M. de Laage.
3° Lion dépouillant un os — H. o'"i5o, L. 0,210. — Vente posthume : 220 fr., à M. de Laage.
4° Lionne attaquant un cavalier renversé. — H.o'^iôo, L. o'"23o. — Vente posthume:
3o5 fr., à M. Robaut.
5° Lion assis. — H. o'"i9o, L. o'"3oo. — Signé au bas, à droite. — Vente posthume : 38o fr., à M. de Laage.
6° Gladiateur terrassé par une lionne. — H. o'"220, L. o'"340, — Cliché en phototypographie pour PArt, en i883.
7°Tigre blessé se désaltérant. — H. o'"254, L. o "^300. — Vente posthume : 440 fr., à M. de Laage.
8" Gladiateur terrassé par un lion. — H. 0*^220, L. o"^290. — Cliché en phototypographie pour rArt. — Vente posthume : 5oo fr., à M. de Laage.
Tous ces croquis sont exécutés à la mine de plomb, sauf le n" 5, qui est un croquis h la plume. Tous ont été reproduits dans la première série des fac-similés publiés par M . A. Robaut, dans les mêmes dimensions, à l'exception des <( chasses au lion » en deux sujets, reproduits dans les dimensions de H. o'"i6. L. o™25. Tous ont figuré à la vente posthume. Tous sont mentionnés, mais non catalogués par M. A. Moreau, pp. i35 et i36.
N° 681 : Duo de piano et violon
-'^&kL. Croquis mine de plomb. — In-quarto. — Vente posthume. — Appartient à M. Choquet. — Non catalogué par M. Moreau.
On sait que Delacroix était grand amateur de musique. Amédee Cantaloube nous a conservé en une petite plaquette le souvenir de conversations du maître sur Rossini. En i83o, Chopin était venu chez lui, rue des Marais-Saint-Germain, 17, et s'y était fait entendre, car, à cette date (septembre), Delacroix fait enlever un piano de Pleyel que Chopin y avait fait transporter. Quatre ans plus tard, il écrit encore de Nohant : « J'ai des tête-à-tête à perte de vue avec Chopin, que j'aime beaucoup, et qui est un homme d'une distinction rare : c'est le plus vrai artiste que j'aie rencontré. » Et en 1849, octobre, il va au service de son « pauvre et cher Chopin. »
L'ŒUVRE DL DLLACROL\
W 682 ; Deux tètes de femme. — Étude
Croquis au crayon noir. — H. o'"i9, L. o"'28. — Vente posthume. — Appartenant à M. Henri Faurc, de Lille. — Non cataIo:^ué par M. Mo reau.
\' Il est bien étrange de retrouver, à quinze années de distance, des études de tète dont l'attitude et l'expression rappellent d'une laçon frappante celles de (d'Orpheline au cimetière» de i8-23, n" 66, et de la «Tète de femme pour \c massacre de Scio de 1S24, n" 95. L'analogie est telle que nous ne saurions trop que répondre si l'on nous reprochait ici quelque erreur de classement. D'autre part, si rarement que Delacroix se soit répété, peuton refuser d'admettre que deux fois, ii bien des années d'inter\alle, l'artiste ait remarqué et reproduit le même mouvement sur nature ?
N" 68j : La confession du Giaour
H. o'"io5, L. o'"i5o. — Litho.,'raphic par Mouillcron.
— Cat. A. Moreau, p. 11 3.
La lithographie, faite par A. Mouilleron pour la France . littéraire, porte pour titre a La confession du (îiaour, par E. Delacroix, » mais ne nous dit pas ce qu'était l'œuvre originale, toile, aquarelle ou dessin. A en juger d'après l'intensité des valeurs, nous inclinons;) croire que c'était un tableau, ou tout au moins une aquarelle très poussée.
— <i Hugo, Parisina , les Foscari, le (Jiaour, le Corsaire. Toujours, son héros est l'homme aux prises avec la pire
angi>is>e en lace du n.iulragc, de la torture, de la mort, de sa propre mort douloureuse et prolongée, de la mort amére de ses plus chers bien-aimés, avec le remords pour compagnon parmi les lugubres perspectives de l'éternité menaçante, sans autre soutien que l'énergie native et l'orgueil endurci. Ils ont trop désiré, trop impétueusement, d'un élan insensé comme un cheval sans bouche, et désormais leur destin intérieur les pousse dans le gouffre qu'ils voient et ne veulent plus éviter. » (H. Taine, Histoire de littérature anglaise. Byron.)
N"' 684. 68^ : Scènes d'Alger
I" Juive d'Alger. — Lithographie à la plume. — H. o"Mio, L. o'"20o. — Cat. A. Moreau, p. 5o.
2" Une vue à Alger. — Lithographie à la plume. — H.o"'i4o, L. o"'i 10. — Cat. A. Moreau, p. 5o.
Cette dernière pièce et celle qui précède ornent une des pages du «Livre d'or publié par Curmer, celle où se trouve l'autographe d'.Vlphonse Karr. — Paris, i838.— En bas de la page à gauche : « Dx (sans doute pour Delacroix) inv' » ; à droite, « N. Desmadryl del' »; en bas de la page, au milieu : « Lith. de Villain. » — Comme iM. .Moreau, nous laissons l'attribution de ces planches à Delacroix, mais on doit plutôt supposer qu'elles sont l'œuvre d'une main étrangère, interprétant les dessins du maître, le lithographe Desmadryl, par exemple.
184 L'ŒUVRE DE DELACROIX i83q
Année i83c)
N° 686 : La barque de don Juan. — Esquisse
•^:^T^^--,:7^'^f!^^:-T: Toile. — H. o'"8i, L. i™oo. — Signé au bas, à gauclie. — Esquisse du tableau de 1840. — Gravé à Teau-forte par Le Rat, pour la galerie Durand-Ruel, dans les dimensions de : H.o'"io3, L. o'"i27. — Vente du 24 février 188 1 : 7,500 fr. — Cat. A. Moreau, p. 87.
Superbe esquisse et au moins d'une qualité de peinture égale à celle du grand tableau de 1840, qui appartenait à M. Adolphe Moreau et que cet amateur a légué au musée du Louvre. Voir, au sujet de ce motif et des différents titres qu'on lui a donnés, ce que nous en disons à propos du tableau « La barque de don Juan », à l'année 1840.
N° 687 : Noce juive dans le Maroc
Toile. — H. i'"o5, L. i'"4o. — Daté. — Salon de 1841. — Exposition universelle de i855. — Gravé à Leau-forte, par Wacquez, pour l'Artiste (1841), dans les dimensions de : H. o'"i4o, L. o^igo; par H. Lefort, E. Hédouin et Ch. Chaplin, avec la seule signature de Chaplin, pour la chalcographie du Louvre, dans les dimensions de: H. o"'266, L. o"'36o. Sur le troisième état de cette planche, M. H. Lefort a gravé comme remarque, en bas, au milieu, un petit portrait du maître, effacé après un tirage de quinze épreuves. — Lithographié par Mouilleron, dans les dimensions de :
H. o'"i86, L. o'"255. — Gravé sur bois pour le Musée français {iS5 5]^ dans les dimensions de : H. o'"i8o, L. o"'26o; pour la Galette des Beaux-Arts, l'Illustration et le Journal illustré, dans les dimensions de : H. o™i27, L. o'"i69. — Appartient au Musée du Louvre. — Cat. A. Moreau, pp. 100, i3i, 179,206.
Cet admirable tableau avait été commandé à l'artiste par M. le marquis Maison, qui n'en fut pas satisfait et trouva trop élevé le prix de 2,000 fr. que Delacroix en demandait. Il fut acheté au prix de 1 ,5oo fr. par le duc d'Orléans, qui le donna au musée du Luxembourg. — Voici le texte explicatif fourni par Delacroix au livret du Salon de 1S41 : « Les Maures et les Juifs sont confondus. La mariée est enfermée dans les appartements intérieurs, tandis qu'on se réjouit dans le reste de la maison. Des Maures de distinction donnent de l'argent pour des musiciens qui jouent de leurs instruments et chantent sans discontinuer le jour et la nuit ; les femmes sont les seules qui prennent part à la danse, ce qu'elles font tour à tour et aux applaudissements de l'assemblée. »
l83c) L'ŒUVRE DR DELACROIX i'S5