L. o"^35. — Non M. Moreau
A quelques variantes près, faciles à le même tableau. Malheureusement, le
catalogué
par
saisir par le rapprochement, c'est, en apparence, . .«.w^.^..,^...,
second est, au point de vue de l'exécution, bien au-dessous du premier, tellement au-dessous que la facture lourde et glaireuse éveille en nous quelque doute sur l'authenticité de 1 œuvre. — Voir à l'année 1849 ""^ gravure originale du même sujet.
N"* 765 : Hamlet hésitant à tuer le roi
Toile. — H. o"^26, L. o"Mq. — Appartient à M. Paul Meurice. — Voir la lithographie à Tannée 1834. — Non catalogué par M. Moreau.
Ce tableau rend à peu de chose près, Taspeet de la lithographie du maître ; seulement le fond étant très sombre, les deux personnages, et surtout le roi, se détachent en clair. De plus, 1 expression de la tête d'Hamlet, qui est vue un peu plus de face, est plus jeune.
N" 766 : Hamlct tuant Polonius
Toile. — H. o"'27, L.o'"20. — Voir la lithographie à rannée 1834. — Vente Diaz, janvier 1877 : 2,700 fr. à M. Perreau. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 767 : Pietà — Première pensée
Dessin. — H. o'"3io, L. o'"4?5. — Grave sur bois par A. Pothey, pour l'Illustratiun, août i863, dans les dimensions de: H. o"'3io, L. o"'435. — Cat. A. Moreau, p. 80.
La lettre du troisième e'tat de cette gravure porte : " Dernier dessin sur bois d'Eugène Delacroix. — (Esquisse originale du tableau la Pietà, peint par lui dans une cliapelie de l'église Saint-Denis-du-Saint- Sacrement.) « Dans cette première pensée, le maître avait introduit l'apparat de draperies suspendues de chaque coté et soutenues par deux anges. La composition détinitivc gagne en grandeur à la suppression de CCS accessoires pompeux, dans le goût de notre dix-huitième siècle. (Voir le n" suivant.) Le geste de la Mère qui se renverse en étendant les bras en croix est une idée de génie. Les atTres de la passion tout entière sont contenues dans ce mouvement d'une énergie et d'une grandeur terrifiantes. Les attitudes des apôtres, des saintes femmes; la tète tombante, la pose du corps prive de vie, qui s'atl'aisse les jambes reployées; l'obscurité crépusculaire qui enveloppe la scène, le cavalier qui s'éloigne à gauche; à droite les personnages qui hâtent le pas vers le groupe immobile, la ligne d'horizon sauvage et abrupte, le ciel qu'on entrevoit a peine, les lourdes draperies flottant au souille de la^uiit, tout cela plonge l'àmc dans un recueillement dont on s arrache avec peine. Rien n'a échappé au penseur, rien de la sombre poésie de ce drame lugubre et douloureux.
Pietà
Peinture murale à la cire. — H. 3'"35, L. 4"'75. — Signe à droite en bas et daté 1843, — Grave à Teau-forte par Hédouin pour l'Artiste, dans les dimensions de : H. o"'i45, L. o"'202. — Appartient à l'cglisc Saint- Denis-du-Saint-Sacrement, à Paris — Cat. A. Moreau, pp. 80, 96, 222 (note^
" Cette œuvre relativement considérable, dit M. Moreau, fut exécutée par Delacroix en dix -sept jours; nous tenons ce détail de l'auteur lui-même, qui pour se rendre un compte exact du temps emplové par lui, faisait, à la fin de chaque lournéc de travail, un trait sur le mur où il travaillait.'» — Quant à la date, M. Moreau, qui donne 1841, se trompe certainement, car Delacroix, en juin 1843. demande à M. Lasalle- Bordes de « se mettre à l'église. » La chapelle fut découverte en novembre de la mémcannée, croyons-nous; peut-être même en novembre 1S44.
N""" 769, 770, 771 : Pietà. — Réductions et variantes
1° Toile. H. o™37, L. o"'45. — Gravé à Peau-forte par Massard pour le catalogue Laurent- Richard ( 1878), dans les dimensions de : H. o'^ioq, L. o"'i32. — Cat. A. Moreau, p. 96. 2° Toile. — H. o"'285, L. o"'4io. — Appartient à M. Georges Rodrigues. — Cat. A. Moreau, p. 96.
3° Toile. — H. o™2o, L. o'"42. — N° 7 de la vente posthume : 1 ,1 20 fr. à M. Lambert. — Cat. A. Moreau, p. 3o8.
Dans notre n° 1, les variantes sont sensibles par la disposition du fond de paysage, des roches et par la suppression des deux petites figures du fond. Notre croquis présente la composition en sens contraire. — Le n° 2 est une simple réduction. — Le n» 3 est, s'il nous en souvient, disposé comme le n° 767 que nous venons de décrire.
N"" 772 : La fiancée d'Abydos
Toile. — H. o"^35, L. o'"25. — Gravé à Peau-forte par Greux pour VArt, 3i janvier 1875, dans les dimensions de : H. o"^25i, L. o'"i89. — • Vente du 28 avril 1874 : 32,o5o fr. — Appartient à M. Th. Melot. — Voir la variante en largeur au numéro suivant et la variante en hauteur à l'année i85i. — Non catalogué par M. Moreau.
Au bord d'une caverne ouvrant sur la mer, Selim va se séparer de Zuleika qui se traîne à ses genoux et cherche à l'empêcher de donner le signal d'appel à ses camarades. Selim la maintient d'un bras, et, tourné vers les profondeurs de la grotte, hèle de la voix en agitant son cimeterre. — Le motif est celui de la strophe xxui, dans le chant II de la Fiancée d'Abydos, par lord Byron.
N'' 773 : La fiancée d'Abydos
Toile. — H. o"\i2, L. o'"4o. — Lithographié par Charles Hue pour la publication intitulée : « Souvenirs d'artistes», dans les dimensions de : H. o"M76, L. o'"2i8. — Voiries variantes en hauteur, Pune au numéro précédent, Pautre à Pannée i85i. — Non catalogué par M. Moreau.
Si M. Moreau n'a pas catalogué ce tableau important, il a pris soin néanmoins de cataloguer la lithographie de Ch. Hue, mais avec une erreur assez grave, car il la donne comme exécutée d'après un tableau dont il rapporte exactement les dimensions, qui sont celles de la variante de i85t. — Dans la présente variante, le groupe de Selim et de Zuleika est autrement composé que dans notre n" 772. La grotte est plus large, l'ouverture sur la mer plus grande. Le signal d'appel est donné, car on voit à gauche les profondeurs de la caverne éclan-ées par les torches des compagnons de Selim qui se rapprochent en courant.
LŒUVRE IJK DELACROIX
N° 774 : Tète de lion vue de profil
Aquarelle. — H. o"Uy, L. o'"i8. — Photographié par Braun dans les mêmes dimensions. — Phototvpographié pour les Dessins <iu Louvre, Baschet, i8S3. — N" 469 de la Vente posthume : 410 fr. — Appartient au musée du Louvre, n" 1723 du catalogue \J des dessins par M. de Tauzia. — Non catalogué par M. Moreau.
Le lion est le roi des animaux », a dit M. de Bufion. Ce n'est pas impossible, mais ce qui est certain, c'est qu'avec le cheval il domme tout le règne animal dans l'œuvre de Eugène Delacroix. Cette prédilection très marquée pour les grands fauves, qui ne s'explique par aucun détail connu de sa biographie anecdotique, appartient au domaine de sa biographie morale. Il est curieux, en crt'et. de voir cet esprit sobre, lettré et de goiits littéraires classiques, j'ai presque dit académiques, rechercher de préférence comme motifs pittoresques le mouvement, le drame. la passion, les scènes de pillage, d incendie, de massacre, la destruction sous toutes ses formes, et le lion est l'agent de dc'struction par excellence : une mâchoire montée sur quatre pattes, comme l'a délini M. II. Taine.
Bouquets de fleurs
i^i^^ I" Aquarelle. — H. o'»22, L. o'"22. — Cliché sur verre
~>^V^PÏ\'^ 'r^Vy:^■^,^■ (inédit) par A. Robaut, dans les dimensions de H. o"'i 18,
L. o"'io8. — Partie du n" 625 de la Vente posthume : J 220 fr. à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau. 2° Aquarelle. — H. o"'2o5, L. o"'26o. — Lithographié par A. Robaut pour le catalogue de la vente C. Dutillcux, dans les dimensions de : H. o"^ooo, L. o'"i i5. — Partie du n" 623 de la Vente posthume : 200 fr. — Vente C. Dulilleux, 26 mars 1874 : 400 fr. à M. Bruyas. — Appartient, par suite du legs Bruyas, au musée de Montpellier. — Non catalogue par M. Moreau.
N° 777 : Personnage en costume allemand du seizième siècle
Sépia et croquis divers. — H. o'"i85, L. o'"i4o. — Photolithographié, en 1868, par Arosa, dans les mêmes dimensions. — N'ente posthume, à M. Philippe Burty. — Cat. .'\. Moreau, p. i3o. Nous conservons la désignation donnée par M. Adolphe Morcau. Cependant, il est bien évident que ce dessin est le portrait bien connu, mais librement interprété, d'Albert Durer. C'est également dans le sentiment de cet admirable maître que sont tracés les croquis de figures qui occupent à droite et à gauche les marges du dessin. Delacroix, au moment de reprendre les motifs de « Gœtz de Berlichingen » pour les dessiner en vue de la gravure sur bois, avait voulu consulter, étudier l'œuvre du grand artiste allemand et se familiariser avec le caractère simple, fort et profond de son stvle. On sait comment il y a réussi. — Voir à l'année i836, les numéros 634 h 64(), et ci-après les n"' 778 à 781.
2o8 L'ŒUVRE DE DELACROIX 1843