I."(KUVRK ni-: Dlir.ACROl
N° 1067 : Cavalier arabe attaque par un lion
Toile. — H. o'"46, L. o'"36. — Signé à droite, non daté. — Gravé à Teau-forte par Bracquemond, pour le catalogue de la vente Michel de Trétaignc, dans les dimensions de: H. o"M3o, L. o'"io5. — Cîravé sur bois par Duvivier pour \c Monde Illustré, dans les dimensions de: H.o'"i5o, L. o'"i2i. — Lithographie par Dufourmanlelle ^ pour les Célébrités cuntempnraines, dans les dimensions de : H.()'"273, L.o"'225. — Vente M. D., 29 mars 1862 : retiré à 1,200 tV.; vente du baron Michel de Trétaigne, 7 février 1872: 1 7,000 t'r.— A appartenu à M. Febvre. — Cat. A. Moreau, pp. 104, 129, i 5o, 279.
Il est impossible de ne pas soni;er à Rubens en présence de ces cohues d'hommes, de chevaux et d'aniiv.aux ; ii faut bien dire aussi, pourtant, que Delacroix serre la nature de bien plus près que le maitre rtamand dans l'étude des animaux, (^hez Rubens, la face du lion a toujours quelque chose de con\ entionncl et d'ornemental, très éloigne du vrai.
N'' 1068 : Cavalier arabe attaqué par un lion
Dessin à la mine de plomb. — H. o"'44, L. o'"3i.— Repruduit en facsimilé réduit par .\. Robaut, n" 1 5, dans les dimensions de : H. o"'25, L. o'"i8. — Non catalogué par M. Moreau.
C'est le dessin avec peu de variantes du groupe précédent. « Ce que veut ify^.^''.y Delacroix,» dit Silvestre, « ce sont des courants d'action qui entraînent le spec- ««.■^r tatcur. Si vous prenez isolément chacun des personnages, vous serez frappé du >^^^r^ développement exagéré, quelquefois monstrueux, de ses formes agissantes, * développement que le peintre a jugé nécessaire h l'énergie du mouvement, à l'intensité de l'expression. Si ce désordre ne se produit pas toujours dans la nature, il n'en existe pas moins pour cela dans notre imagination, et c'est surtout à notre imagination que l'artiste veut parler. 11 dit que la peinture est l'art de produire l'illusion dans l'esprit du spectateur en passant par ses veux. » Noble définition qui révèle un idéaliste.
N" 1069 : Fleurs dans un vase bleu
Toile. — H. r"3 5,L. i"'oo. — Non catalogué par M. Moreau.
On distingue, parmi ces lleurs, des reines-marguerites, des gla'i'euls, de grosses giroflées, des digitales, des cinéraires, des campanules, des crêtes de coq, des pavots et des roses. Le vase de porcelaine bleue à anse dorée est placé sur une console dorée, avec marbre blanc. La draperie est grisverdàtre clair, l'aspect général rouge vineux et violacé verdàtre. — Delacroix dit encore à Constant Dutilleux : « J'ai essayé de faire des morceaux de nature comme ils se présentent dans les jardins, seulement, en réunissant dans le même cadre et d'une manière un peu probable la plus grande variété possible de fleurs. Je suis à présent dans l'inquiétude de savoir si j'aurai le temps de finir, car je n'ai pu encore m'y remettre, et il y a beaucoup à faire. S'ils sont finis h temps et c )mme je le désire, je les mettrai probablement au Salon. 'Lellres. édition Burty.)
N" 1070 : Marguerites et dahlias dans un parterre
Toile. — H. i"^o5, L. i'"4o. — Non signé ni daté. — Salon de 1849. — Exposition universelle de i 855. — N" 87 de la Vente posthume. — Appartient à lady Ashburton. — Cat. A. Moreau, pp. 184, 314.
1071 : Hortensias sur le bord d'un étang
Toile. — H. i'"o5, L. i"4o. — Non signé, non daté. — • N° 89 de la Vente posthume. — Appartient à lady Ashburton. — Cat. A. Moreau, pp. 184, 192,314.
N° 1072 : Corbeille de fleurs renversée dans un parc
Toile. — H. i"'o5, L. i'"4o. — Salon de 1849. — Exposition universelle de 1855. — 'N" 88 de la Vente posthume : 7,55o fr. à M. Sourigues. — Vente Sourigues, 28 février 1881 : io,3oo fr. à M. Durand-Ruel. — Cat. A. Moreau, pp. 184, 192, 314.
Dutilleux avait demandé au maître son avis sur deux tableaux de fleurs peints par Baptiste Monnoyer. Delacroix répondit: «J'ai été voir, presque aussitôt après avoir reçu votre lettre, les deux tableaux de fleurs; j'en ai exactement la même opinion que vous m exprimez. Ils sont pleins de talent : la touche, surtout, en est surprenante; ils ne me semblent pécher que par le défaut qui est commun à presque toutes ces sortes d'ouvrages faits par des hommes spéciaux. L'étude des détails, poussée à un très haut point, nuit un peu à l'ensemble. Je crois aussi que l'ettèt du temps est d'augmenter cette imperfection. Comme l'artiste, en exécutant, a moins procédé par de grandes divisions locales de lignes et de couleurs que par une attention extrême à exprimer les différentes parties, les objets qui dans le tableau servent en quelque sorte de fond à chacun de ces détails, mis en relief avec une trop grande complaisance, disparaissent à la longue, et il ne reste que cet éparpillement qui nuit un peu à l'eftet. » [Lettres, édition Burtv.)
N° 107^ : Études pour la « Corbeille de fleurs «
Deux croquis de liserons au crayon noir et pastel. — Infolio.— Vente posthume : 210 fr.; vente Paravey, avril 1878. — Non catalogué par M. Moreau.
Dans la suite de la lettre à Dutilleux, dont nous venons de citer la première partie, Delacroix parle de ses propres études de fleurs : «Vous avez la bonté de me parler des tableaux de fleurs que je suis en train d'achever. J'ai, sans parti pris, procédé d'une façon toute contraire à celle des deux ouvrages en question, et j'ai subordonné les détails à l'ensemble autant que je l'ai pu. J'ai voulu aussi sortir un peu de l'espèce de poncif qui semble condamner tous les peintres de fleurs à faire le même vase avec les mêmes colonnes ou les mômes draperies. »
i'S4i) I. (i;r\ K!-; di; dki.ackoix ^n?
N " 1074 : Le giaoLir poursuivant les ravisseurs de su maitressc
Toile. — H. o'"45, L. <)"'38. — Signe cl date au ba^ a f^auchc. — Salon de i85o. — Acheté par M. Vacquerie à cette exposition. — Cat. A. Moreau, p. 186.
n Delacroix,» disait Baudelaire en i84r),cicstle seul aujourdliLii dont l'originalité n'ait pas etc envahie par le système des lignes droites; ses personnages sont toujours agites, et ses draperies voltigeantes. Au point de vue de Delacroix, la ligne n'est pas; car, si ténue qu'elle soit, un géomètre taquin peut toujours la supposer assez e-paisse pour en contenir mille autres; et pour les coloristes qui veulent imiter les palpitations éternelles de la nature, les lignes ne sont jamais, comme dans l'arc-enciel, que la t'usion intime des deux couleurs. « (Ch. Baudelaire. Curiosités esthétiques.)
N" 107^ ; Arabe syrien et son cheval
Toile. — H. o"'3?, !.. o'"4o. — Signé à gauche, non daté. — Salon de 1849. — Vente Baron, 20 mars 1861 : 890 fr.; vente Diaz, 4 avril 1861 : i,5oo fr.; vente Edwards, 7 mars 1870: 7,200 fr. à M. Hartmann; vente M. A. H., 10 février 1873 : 10,010 tV. — Cat. A. Moreau, pp. i85, 272.
Ce tableau est un des meilleurs dans l'œuvre de chevalet de Delacroix , non seulement pour la beauté de la coloration où les gris lilas de la robe du cheval s'étalent sur le fond vert des montagnes, mais aussi pour le sentiment si pénétrant et la grandeur simple avec lesquels le maître a rendu ici l'image de la vie pastorale.
N° 1076 : Arabe montant à cheval
'\\ Toile. — H. o"'36, L. o"'46. — Photolithographié par Arosa dans les dimensions de: H. o"M 20, L. o"Moo. — Vente A., 24 avril i858 : 1,000 fr. à M. Arosa; vente Arosa, février 1878 : 8,000 fr. à M. Dcsprez. — Cat. A. Moreau, p. 270.
a Delacroix part de ce principe, qu'un tableau doit avant tout reproduire la pensée intime de l'artiste, qui domine le modèle, comme le créateur la création; et de ce principe il en sort un second qui semble le contredire à première vue, à savoirqu'il faut être très soigneux des moyens matériels d'exécution. 11 professe une estime fanatique pour la propreté des outils et la préparation des éléments de l'œuvre. En etfet,la peinture étant un art d'un raisonnement profond et qui demande la concurrence immédiate d'une foule de qualités, il est important que la main rencontre, quand elle se met à la besogne, le moins d'obstacles possible, et accomplisse, avec une réalité servile, les ordres divins du cerveau : autrement l'idéal s'envole. » (Ch. Baudelaire.)
N*" 1077 : Femmes d'Alger dans leur intérieur
Toile. — H. o'"84, L. i. — Signé à droite : « Eug. Delacroix, 1849. » — Variante du tableau du Louvre. — Lithographie deux fois par Jules Laurens : 1° eii sens inverse du tableau dans les dimensions de : H. o"M85, L. o'"25o; 2° dans le sens du tableau, dans les dimensions de : H. o'"i8o, L. ©'"240. — Fait partie delà galerie Bruyas, au musée de Montpellier. — Cat. A. Moreau, pp. i32, i85.
Notre vignette est, comme la première lithographie de J. Laurens, en sens inverse de l'original. La disposition des bras de la négresse n'est pas tout à fait la même que dans le tableau du Salon de 1834, appartenant au Louvre. Ici le bras droit (le gauche dans la vignette), est complètement levé pour soutenir la draperie. L'arrangement du fond est aussi un peu différent, moins envahi par le rideau, et il y a plus d'espace occupé par un petit meuble entre la femme assise au premier plan et la bordure du tableau. — Delacroix avait envoyé, au Salon, des Fleurs et des Fruits, une variante des Femmes d'Alger, Othello et Desdémone, et V Arabe syrien et son cheval, que plus tard caricatura le Journal pour rire. M. Arsène Houssaye lui demande, pour V Artiste, une lithographie des Femmes d'Alger. Delacroix lui répond de Champrosay, ii; 20 juin, qu'il est malade et dans l'impuissance de satisfaire à son désir. — Voir à l'année 1 833.
N" 1078 : Femmes d'Alger dans leur intérieur
Pastel. — H. o'"35, L. o"^5o. — Signé en haut, à droite : E. D. — Vente Carrier. 5 mai iSjS : i,3oo fr. à M. Diot. — Non catalogué par M. Moreau. Lourd d'exécution. Physionomies insignifiantes et sans accent.
N° 1079 : Othello et Desdémone
Toile. — H. o'"5o, L. o'"6o. — Signé en bas, à droite. — Salon de 1849. — Lithographié par Emile Vernier dans les dimensions de : H. o™3 10, L. o'"390. — ^ Vente M. J., 20 mars i852 : 5io fr.; vente du 9 mai i856 : "30 fr. ; vente Arosa, 24 avril i858 : i,3oo francs; vente Marmontel, Il mai 1868 : 12,000 fr. — • Appartenait à M. Brun. — Cat. A. Moreau, pp. 114, 245.
Est-ce un vieux souvenir des représentations que Ch. Kemble vint donner h l'Odéon. en 1828, avec une troupe anglaise, et au sujet desquelles Delacroix écrivait à M. Victor Hugo: « Eh bien! Envahissement général : Hamlet lève sa tète hideuse. Othello prépare son poignard essentiellement occiseur et subversif de toute bonne police dramatique. Qui sait encore... Le roi Lear va s'arracher les yeux devant un public français. Il serait de la dignité de l'Académie de déclarer incompatible avec la morale publique toute importation de ce genre. Adieu le bon goût! Apprêtez-vous, dans tous les cas, une bonne cuirasse sous votre habit. Craignez les poignards classiques, ou plutôt immolez-vous courageusement pour nos plaisirs à nous autres barbares. »
N" 1080 ; Othello et Desdemone
Dessin à la mine de plomb. — H. o"'26(). L. ()"'3f)5. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut dans les mêmes dimensions. — On lit quelques notes manuscrites de Eugène Delacroix sur des modifications à apporter dans la composition : « Baisser ceci pour descendre le lit. » « Plus bas la femme. « — Appartenait à M. G. Arosa. — Non catalogué par M. Morcau.
Ces notes, pleines d'intérêt, prouvent à quel point Delacroix était sévère pour lui-même et le soin scrupuleux qu'il appor-
tait à la mise en place du moindre accessoire dans ces compositions.
N" 1081 : Chasse au tigre
Toile. — H. o'"74, L. o"'92. — Vente WeilL i856 : 2,100 fr.; vente Charles Blanc, 22 avril 1861 : 2,5qo fr. -- Voir à Tannée i833, n" 485. — Cat. A. Moreau. p. 278.
N° 1082 : Paysage vu en plan
Xoile. — H. o'"37, L. o'"45. — Partie du n" 219 de la Vente posthume : 295 fr. à M. Belly; vente Belly, 1878 : 355 fr. à M. Dollfus. — Non catalogué par M. Moreau.
La variété de l'esprit chez Delacroix est insatiable. Au moment où il multiplie, sur nature, à Champrosay, les études de paysage et de tleurs, il relit Dante et compose quelque épisode de l'Enfer, ou se reporte par la pensée au temps de son voyage sur la terre d'Afrique et peint une variante des Femmes d'Alger, où Gustave Planche, qui analysait avec une impartialité sympathique le talent de Delacroix, ne découvrait qu'une « incorrection facile à redresser. » Il y louait le dessin, le caractère des tètes et des attitudes, la couleur et l'effet.
N" 108} : Arabe et son cheval
Aquarelle et pastel. — H. o"M9, L. o'"24. — Vente 9 mars 1864 : i5o fr.; vente du 22 janvier 1872 : 405 fr. — Cat. A. Moreau, p. 290.
Le cheval est blanc moucheté de gris. L'homme porte une coiffure rose, une veste rouge, une jupe et des manches jaunes, sous un manteau bleu; les chaussures sont jaunes citron. Nous croirions volontiers que cette aquarelle est la première pensée du tableau intitulé : Arabe Syrien et son cheval. Le cheval a la même robe, et le mouvement, très différent comme dessin, est cependant le même au point de vue réel.
N"*" 1084, 108^ : Ciels au soleil couchant
Lorsqu' exécuté nature,
i°Pastcl. — H. o"'i8o, L. o"^235. — Vente posthume. — Extrait d'un album qui contenait neuf études de ciel. — Appartient à M. A. Robaut.
— Non catalogué par M. Moreau.
2° Pastel. — H. o'"i8o, L. o'"335.
— Vente posthume. — Extrait d'un album. — Appartientà M. A. Robaut.
— Non catalogué par M. Moreau.
il avait à composer un ciel^ Delacroix employait plus volontiers Faquarelle; il en a par ce procédé un certain nombre. Au contraire, lorsqu'il se trouva en face de la il employa de préférence le pastel, qui est plus expéditif.
W 1086 : Ciel. Etude de nuages au soleil couchant
Pastel. — H. o'"i8o, L. o"'235. — Vente posthume. — Extrait d\m album. — Appartient à madame Constant Dutilleux. — Non catalogué par M. Moreau.
Cette étude et les précédentes furent faites, croyons-nous, en vue du plafond d'Apollon. — (I Le champ idéal et intini des couleurs et des effets ouvre une vaste carrière à l'inspiration créatrice... C'est une langue qui se prête à l'expression de tous les sentiments. » (L. Peisse.)
N'* 1087 : Soleil couchant
Pastel. — H. o"'2 5, L. o'"35. — Vente posthume. — Extrait d'un album. — Non catalogué par M. Moreau.
On ne peut se figurer qu'en le voyant, l'effet à la fois doux et vigoureux de cette étude, admirable par la variété des tons et la souplesse de l'exécution. Nous l'avons réunie aux précédents pastels, quoique nous la croyions de quelques années plus ancienne. Du moins ne nous paraît-il pas impossible que Delacroix l'ait eue sous les yeux lorsqu'il peignit le nuage fantastique de sa fresque
d'Attila. (Voir à l'année 1844, Bibliothèque du Palais Bourbon).
N" 1088 : Ciel au soleil couchant
Aquarelle. — H. o'"i70, L. o"'35o. — Vente posthume : à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau.
« En matière d'art, » a dit Théophile Silvestre, « quiconque ne sent pas profondément la vie, le mouvement et le caractère de la nature, sera toujours un aveugle-né. » Et ces qualités qui font les voyants, Delacroix ne les possède-t-ii pas au plus haut degré.''
iX4\> 1.'(EIJVRF. I)K DK LACROIX 281)
N""" io8q, 1090 : Le chemin des Petites-Dalles
1" Une gorge de Dieppe. — C^roquis à raquarelle. — H. o"'i 2, L. ()'"27.
— On lit, de la main du maître :
<( Revenant des Petites-Dalles, dimanche, 14 octobre 1841). " — 2° Le chemin des Petites-Dalles. — Croquis à raquarclle. — H. ()"'i2, L. o'"27. — On lit au bas, de la main du maître : < Descente au.\ Grandes-Dalles. i5 octobre. » — Non catalogué par M. Moreau.
N" 1091 : Falaises do Fccanip
Croquis à la mine de plomb. — H. o'"i2, L. o'^'^j. — On lit, de la main du maître : <> .leudi, 18 octobre. >i — Non catalogué par M. Moreau.
Nous avons publié, aux années précédentes, plusieurs études de falaises; Delacroix ne manquait jamais l'occasion de prendre des renseignements sur nature, et Ton peut se rendre compte, en parcourant ce livre, comment il savait les utiliser dans ses tableaux.
de l'abbaye de Val m ont
1° Intérieur de la chapelle. — Aquarelle. — H. o'"2o, L. o"M 5. — Partie du n" 5[)y de la Vente posthume. : 400 IV. — Appartient à M. Bornot. — Non catalogué par M. Moreau.
2" Un coin des ruines. - .\quarelie. — H. o"'i5, L. o"'2o. • — Partie du n" 5qj de la Vente posthume : 390 fr. — A M. Bornot. — Non catalogue par M. Moreau.
.M. .Iules (daretie, qui s'est arrêté h Valmont, dit : « Tout est ici à regarder, je veux dire à admirer. En levant les yeux, on aperçoit les enlacements superbes d'un plafond composé d'arceaux qui soutiennent un dôme en forme de couronne d'une élégance et d une hardiesse étonnantes, et là, dans la muraille qu'a fait bâtir, en i832, M. Bataille pour préserver cette chapelle, on voit encastrée avec goût une rosace composée d'anciens vitraux provenant de l'abbaye même et que réunit et agença ingénieusement un grand peintre. ... Cette rosace, qui surmonte ainsi l'entrée de la chapelle et qui représente le Père éternel entouré d'anges chantant sa gloire, est l'œuvre de Eug. Delacroix. L'admirable artiste traça sur un tableau en bois, avant d'achever ainsi cette rosace, un dessin, un croquis au fusain, de l'agencement de ces fragments de vitraux qui, grâce à lui, forment aujourd'hui un tout. Ce dessin existe encore. fUue journée à l'abbaye de Valmont, parJ. Claretie.)
N"'' 1092, 109^ : Vue
N" 1094 : Vitrail de Valmont
Vitrail. — Composé avec des débris de verre colorié. — Dimensions inconnues. — Non catalogué par M. Moreau.
L'extrait que nous avons fait, au n° précédent, de la brochure de M. Claretie est absolument conforme aux déclarations de M. Bornot, parent de Delacroix et propriétaire de Valmont.
N" 109^ : Lionne déchirant la poitrine d'un Arabe
Gravure au vernis mou. — H.o"^i3o, L. o"'270. — Sans trait carré. — Daté. — Voir le tableau à Tannée 1843. — Vente posthume, quatre épreuves (premier état) : q5 fr. — Vente Langlois (une épreuve du premier état et une épreuve en rouge du deuxième état). Vente Philippe Burty, 1874, 1875 (premier état) : 8 fr. 5o :
— Cat. A. Moreau, p. 22.
\ — -. » Premier état. Avant la publication dans r^r//5/e.
Deuxième état. En haut l'Artiste.
Troisième état. En bas à gauche : « Marchand, édit.. Alliance des Arts, rue de Rivoli, 140. » Un certain nombre d'épreuves du deuxième état sont tirées en couleur sanguine. On sera sans doute frappé comme nous le sommes de l'insistance que met Delacroix à reprendre ce motif, oià il montre tantôt un lion, tantôt une lionne, enfonçant avec une nonchalance superbe ses longues et fortes griffes dans les chairs pantelant'es d'un Arabe, que l'animal maintient sans effort sous le seul poids de ses pattes.
les deux : i5 fr.; 25 fr.; vente Villot , à M. Paul Meurice.
N" 1096 : Lionne déchirant la poitrine d'un Arabe
Dessin à la mine de plomb. — Sans changements avec le n" précédent, — Vente au profit des ouvriers cotonniers, 9 mars i863 : 145 fr. — Cat. A. Moreau, p. 293.
N*' 1097 : Combat d^un lion et dune panthère
^ !- ïV^ ' "Il'ï^-^'' Dessin à la mine de plomb. — H. o"M8o, L. o"'235. — Appartient ■ ^V-^i.:^^^-'t!, à M. le comte Doria. — Non catalogué par M. Moreau.
i^fej; ^r-*^SÎ^l Nous retrouvons ici l'un des sujets aimés du maître, qu'il a traités soit r^''i-~- /;K'p";^^^[\ ^ plume, soit au crayon, soit à l'aquarelle (Voir à l'année i856). Ici ; jj^^p^^^^^^l le combat se livre non point dans la solitude du désert, mais sous les
■ ^ " ' .--^v.:-; yeux d'Arabes, épouvantés d'assister h une lutte si terrible.
Sur un des agendas de Eugène Delacroix, Théophile Silvestre avait
relevé, dans une note sur le faire de Daniel daus^ la fosse, cette ligne : l'ocre jaune pur, ton
le plus vrai pour les lions. »
1^4'.) I.'(KUVRK DK DK LACROIX -it,!
N" 1098 : Études de lionnes
filv Croquis à la mine de plomb. — H. o"'i5, L. o"'25. — Reproduit -è^-^-^^. ^ .'^ /) en fac-similé par .\. Robaut, dans les dimensions de : H. o'"i5, ^■^^^1^4 — Vente posthume : à M. René-Pau! Huet. — Non ^'^Ç^'^Xj^ catalogué par M. Moreau.
Ces études entêté laites pour le Daniel dans la fosse aux lions, dont Eugène Delacroix a peint deux très belles variantes. (Voir le loôo et à l'année i833.)
1099, iioo, iioi : Études de lions et d'hommes
^é^^^\f^~^^tf ■ r*' '«'^ Trois dessins à lamine -N^'t^Vv^"!'- ^^/"^ de plomb.— In-quarto. lf}'/^^\ A^-," ^/ ^^-v '^-^ — ^l'ii'i album qui « 'àM'^ appartient à M. Hey- CH^SA^ ijy^ '''.i ' \î%C^^ l'^O» rauld, artiste peintre. 7^ ^ .v v^ta^^-ir -'=*=^' — Non catalogué par ife^^:^ " M. Moreau. ^if ^^Up Delacroi.x. avait donné à une dame cet album, où se trouvent répétés, " , - presque tous à la mine de plomb, bien des dessins d'animaux qui ont passe a la Vente posthume, exécutes soit à la plume, soit au crayon. — Et ne nous lassons pas, a propos de toutes ces études de fauves, d'un caractère, ici, particulièrement féroce, de signaler l'aspect sculptural du dessin de Delacroix.
N'' 1102 : Saint Jérôme entendant la trompette du Jugement dernier
'^■^■-^•*ifj Dessin à la mine de plomb. — H. o"'2i, L. o'"2j. — Vente
. -j posthume. — Appartient à M. Andrieu. — Non catalogué j^ V.;'à!l,:^*^^V ;) par M. Moreau.
(V V .C^'' V O^^^ï^^^^^- Nous donnons ici un extrait de l'étude de Delacroix sur le Jugement dernier de Michel-Ange, qu'il avait, croyons-nous, présent à l'esprit ]^ \'''"'^?^ fr^^^^^^ïvX traçant cette composition : <. Le style de Michel-Ange semble donc !]rv^^-^^^C*Cv\ parfaitement approprié à un pareil sujet. L'espèce de convention qui est particulière à ce style, ce parti tranché de fuir toute trivialité, au risque de tomber dans l'enflure et d'aller jusqu'à l'impossible, se trouvaient à leur place dans la peinture d'une scène qui nous transporte dans une sphère toute idéale.... Michel-Ange, avec ses dix ou douze groupes de quelques figures disposées symétriquement, et sur une surface que l'œil embrasse sans peine, nous donne une idée terrible de la catastrophe suprême qui amène aux pieds de son juge le genre humain éperdu; et cet empire immense qu'il prend h l'instant sur l'imagination, il ne le doit à aucune des ressources que veulent emplover les peintres vulgaires : c'est son style seul qui le soutient dans les régions du sublime et nous y emporte avec lui. « {Le Jugement dernier, par Eugène Delacroix.)
Ch. b V K II U tL h L A i< (J 1 A I 04-M
N"^ iioj^ 1104, iiO) : Cavaliers
y ' -^^^ / i'* Cavalier arabe passant un gué. / J — Dessin à la plume. — H.o"^32, jf^/î O" ~ ^^M'IW-' ^^c^ o"'2 2. — Reproduit en fac-
-^-(m^^- ^'"^'^^ P^i" ^- ^- I^obaut, dans (VX^'S'-^^i "^=^^7%^^ j^jC^^fe.^ les dimensions de : H. o^Sao, ' ' "^P^^ ^"^-^^M^^^ '^^^^^^^^^^ L. o"^220. — Gravé sur zinc Qf^'-'^'-^^^ 'if'.../^^^^ ' ""^m^-y^ pour r Illustrât ion, septembre fm^^M' rÂ^X^^ W^^^^yl '864. - N» 420 de la Vente --^li^/^ - -."^Ç^r posthume : 36o tr. à M. le baron ■ ^^i^^^fei^ """^^^^ de Laage. — Cat. A. Moreau,
2" Cavalier arabe. — Croquis à la mine de plomb. — H. o"'290, L. o'"225. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut, dans les dimensions de : H. o'"290, L. o'"225. — Vente posthume, à M. Arosa. — Non catalogué par M. Moreau. 3° Cavalier mameluck au galop. — Dessina la plume. — H. o"'32, L. o'"20. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut, dans les dimensions de : H. o"'320, L. o'"200. — N" 419 de la Vente posthume 1450 fr. à M. de Laage.— Non cataloguépar M. Moreau.
Le premier dessin et le troisième prouvent combien Delacroix fut préoccupé toute sa vie de rompre sa main au maniement des tailles en vue de la gravure. En effet, pour exécuter un dessin en des dimensions pareilles, il faut une souplesse de main toute particulière, e'' la pratique du métier s'impose forcément, quand elle ne prend pas le dessus sur la pensée.
N'' 1106 : Cavalier fantaisie
Croquis plume. — H. o"'i7, L. o"M8. — Vente posthume. — Vente Pils, 1876. — Non catalogué par M. Moreau.
^-^^PSj^ Les moindres croquis faits par un homme de génie sont précieux à ^-^-^ /M^^ recueillir, non à titre de modèles de dessin bons à mettre entre les ^2-^^ mains des débutants, bien entendu, mais comme témoignage de leur '^^XjI.J^^ activité. Mieux, souvent, que des œuvres plus parfaites, ces simples '^^g^^^^" " traits donnent l'émotion de la vie. C'est en nous inspirant de cette ^ idée que nous avons recueilli, avec un soin qui peut paraître excessif les improvisations qui naissaient avec tant de facilité sous le crayon de Delacroix.
ÉTUDES POUR LE PLAFOND D'APOLLON N° 1107 : Études diverses
Près de deux cents feuilles de dessins et croquis pour le sujet même et les ornements ou motifs qui l'entourent. — Figurèrent sous les 292, 298, 294, à la Vente posthume, et furent vendues ensemble 1,427 fr. — Non cataloguées par M. Moreau.
L'ŒUVRL: DK DELACROIX
I 108 : Apollon vainqueur
Dessin à la mine de plomb. — H. ()"''2(), L. o"'45. — Reproduit en t'ac-simile par A. Robaut, dans les dimensions de : H. o'^iqo, L. o"'45o. — Hélio-
des coursiers licroïqucs que la faille attelait au char d'Apollon. Avec quelle facilité d'invention pittoresque, le grand artiste a varié l'attitude des nobles animaux: deux d'entre eux sont lancés à l'allure du trot tellement allongé, que, pour les suivre, les deux autres s'enlèvent au galop. La différence du mouvement engendre les plus curieuses combinaisons de lignes.
Toile. — H. o"'70, L. o"'65. — N" 3o de la Vente posthume : i ,001) fr. à M. Dauzats. — Non catalogué par M. Moreau.
Toile. — H. i"'o5, L. i'"40. — N" 28 de la Vente posthume, retiré. — Vente après décès de M. Piron, i865 : 6,100 fr. — Appartient au Musée de Bruxelles, qui l'a payé 22,000 fr. — Cat. A. Moreau, p. 258.
Quoique portée au numéro 28 de la Vente posthume, cette esquisse n'y fut pas mise aux enchères, le légataire, M. Piron, l'ayant conservée. — C'est plus qu'une esquisse; mais ce qui donne à cette œuvre l'apparence de l'a peu près et la déprécie aux yeux des amateurs, ce sont les coins en accessoires représentant l'encadrement du sujet lui-même. Delacroix avait beaucoup travaillé à cette toile, afin que son praticien pût préparer avec certitude. C'est du moins ce qu'il écrivait à C. Dutillcux, le 10 avril iS5i. — Dans le haut, une teinte grisâtre formant cadre; dans le bas, l'indication des Hgures sculptées d'après Le Brun. (Voir le n" 1117.I
N° 1 1 1 1 : Esquisse ébauche du plafond d'Apollon
Toile. — H. i"'o5, L. t"'40. — N*» 29 de la Vente posthume: 5.i5ofr. à M. Cadart. — Appartient à M. Petit. — Cat. A. Moreau, p. 3 10.
La lourdeur de cette peinture nous interdit d'en attribuer l'exécution, au moins complète, à Delacroix. Cependant, elle figurait à la Vente posthume, et nous avons dû la cataloguer.
N" 1109 : Esquisse du plafond
N° II 10 ; Esquisse pour le plafond d'Apollon
2()4 i, 'ŒUVRE DE DELACROIX 1849
N'* III2 : Le serpent python
^J'^b "il Croquis à la mine de plomb. — H. o'"3i, L. o'"5o. — ■^-^ .Xt Vente posthume, partie du n° 294 : à M. Pérignon. — Non /^"(l^^^^^-^'A^ catalogué par M. Moreau.
'^é'^^^i^^^^ Dans une lettre du 5 octobre i85o, à Constant Dutilleux, Delacroix -'s^^f^^'0^^i^^^<^^i^y psrle précisément de ce plafond : « Je n'ai pu encore commencer ^^^^/^^^^^^é^^ à Saint-Sulpice, quoique mes compositions soient arrêtées. Le ^^-^ W^>^ travail qu'on me demande, et dont je vous ai parlé, est un plafond qui doit figurer dans la restauration de la galerie d'Apollon, au Louvre. C'est un ouvrage très important, qui sera placé dans le plus bel endroit du monde, à côté des belles compositions de Lebrun. Vous voyez que le pas est glissant et qu'il faut se tenir ferme. Je commence à avancer dans ce travail. » (Lettre à C. Dutilleux, édition Burty.)
N° II 13 : Le serpent python
Croquis à la mine de plomb. — H. o"^o8, L. o"'i2. — Appartient . M- Chenavard. — • Non catalogué par M. Moreau.
/^V?S'^^^P^ Delacroix, qui ne peignait point d'après le modèle, consultait cependant la nature avec un soin scrupuleux. Au moment d'exécuter les monstres
^'^■-'^^^^^^ et les animaux du plafond d'Apollon, il allait au Jardin des Plantes, pour y faire des études, comme en témoigne le billet suivant, adressé à M. Pierret : « Ce jeudi matin. Cher ami, j'ai oublié de te demander hier de me procurer, s'il est encore possible, une entrée au Musée d'histoire naturelle, les jours non publics, afin d'y faire quelques croquis
dont j'ai besoin. Autrefois, tu en avais facilement. Tu me les mettrais à la poste E. D. »
Dans un album du maître, on trouve une note sur « le corps énorme du boa avec sa petite tête.»
N" II 14 : Hercule et Cacus
f^—S^ Dessin à la plume. — In-quarto. — Gravé sur bois pour V Au- ^^10^ tographe^ mars 1864, dans les dimensions de : H. o'"i95, L. o'"i5o. — N° 291 de la Vente posthume : 2o5 fr. à M. Ch. ^^^^'^^f Yriarte. — Cat. A. Moreau, p. 144. ( .^^'/'^'^^m^ Dans une lettre de 1828, à M. Pierret, Delacroix parle dedessins d'anim^^sÊ^-^ maux qu'il a empruntés et négligé de rendre à un M. Barry. M. Philippe ^^ys^^,^â^&Sv^ Burty accompagne la publication de cette lettre de la note suivante : ^^7^^^"°^^^^^^ " " M . Barry, sculpteur paysagiste, n'est autre que Barye, si peu ^,^^$^1^^^^'^^ communicatif à tous les âges de sa vie, qu'il n'est nullement surprenant ^^^^^^^^^^0 '^^^ Delacroix se soit trompé sur l'orthographe de son nom. Ils avaient ^""^^^^«^■^ fait, en compagnie, m'a dit M. Delacroix, des études au crayon ou a l'encre, des lions, des lionnes, des tigres, dans une superbe ménagerie qui s'était établie à la foire de Saint-Cloud, et aussi des études d'écorché , d'après une lionne morte, au Jardin des Plantes; un de ces croquis est devenu, dans le plafond d'Apollon, le monstre qu'assomme Hercule. « La nature est la source inépuisable de toute invention. Delacroix y retournait, c'est pourquoi il est original, quand tant d'autres décorateurs s'immobilisent dans la banalité des inventions antérieures.
1^49 L'ŒUVr<K DE DELACROIX 2[\b
N""* III), 1116 : Etudes pour l;i partie inférieure
■ /^^^^ - ~3 '^■^ Deux croquis à la mine de plomb. — In- '^'klIyP'/M-^'^'^''" xi>-^L yt>. quarto. — Appartient à M. Devrez, archi- "■^^Srig^^X, ^^fi^K ~ catalogue par M. Moreau.
■ jg^^^^l^^ -"itXvCî^^^S^r^- Il suffit de se reporter à notre vignette d'après — ^>^jx.ù5JWS^ — ~— l'cnsembic du plafond pour reconnaître que ces belles études de sangliers n'ont pas été utilisées pour cette grande composition. Ils n'en sont pas moins précieux par l'admirable décision du trait, toujours indiqué dans le sens du mouvement montrant toutes les énergies de forme de l'animal.
N"* 1 1 17 : Bordure de Le Brun
Dessin à la mine de plomb. — H. o"'3 i 5, L. o'"585. .yy^^;^- . — Photogravé par Dujardin pour les Dessins de
décoration, publics par A. Quantin, dans le.'^ di- S'^VM^^S^^^^^llèWt "tensions de : H. o"'i4i, L. o"'2C)5. — Vente pos- |^.\r'. vjvf: .à'^'^'a,^^^ thumc. — Appartient à M. le docteur Verdier. —
catalogue par M. Moreau.
^i^-^ÉhËàM^'^'^^^^^^^^^-^^ Voulant maintenir la plus parfaite unité entre son
croix commença par dessiner l'ordonnance architecturale où son plafond allait s'encadrer, interprétation magnifique de la somptueuse bordure restaurée d'après les modèles fournis par I.e Brun, motif magnifique, d'ailleurs, et dont l'éclat et les complications fastueuses ont déterminé les formes mouvementées et les colorations puissantes auxquelles s'est arrêtée la volonté réfléchie du maître. — Delacroix a dû faire le dessin de cet encadrement en regardant dans une glace, afin de n'avoir pas h lever les yeux sans cesse, car la disposition est en sens inverse des figures et de l'ornementation. Notre vignette rétablit le tout dans son vrai sens.
LE PLAFOND D'APOLLON N" II 18; Apollon vainqueur du serpent python
Toile. — H. 8"', L. 7'"5o. — Grave sur bois pour l' Illustration, décembre i83 i , dans les dimensions de : H.o'"ii5, L. o^^iog. — Lithographie par Achille Sirouy, 1879. dans les dimensions de : H. o'"595, L. ©""SSS. — Reproduit en héliogravure incdiic par Lemercier, dans les dimensionsdc : H. o"'i02,L. o'"090.— Cat. A. Moreau, p. 2 i 5.
« Par la beauté de la composition, l'heureuse disposition des figures, la richesse de la couleur, la vigueur et l'harmonie des tons, la magie du clair obscur, ce plafond est vraiment digne de la magnifique ornementation qui l'environne... » [P. Petroz.i — La toile de ce grand plafond a été peinte pliéc en deux dans l'atelier, très grand pourtant, de la rue Notre-Dame de Lorette, D4. On a souvent dit que Delacroix avait reçu pour ce travail la somme de 1 8,000 francs.
C'est une erreur. Cette somme, il est vrai, avait été fixée tout d'abord, mais l'architecte Duban, voyant Delacroix peindre cette immense toile, dont il suivait l'exécution avec un très vif intérêt, comprit quelle était la valeur d'une œuvre aussi considérable, exécutée avec tant
d'amour et d'entrain, et, de son propre mouvement, il fit élever le prix à 24,000 francs. Telle est l'affirmation de Jenny Le Guillou à Constant Dutilleux. — Cette composition, si justement célèbre , porte aussi le titre de : « Triomplie d'Apollon Pythien. »
Nous n'avons pas à faire ici l'historique de la galerie d'Apollon, mais nous croyons que le lecteur