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RECHERCHES SUR UNE MALADIE SEPTIQUE DE LA VACHE

après la mort, enfin par le fait de. sa communication à des animaux qui ne contractent jamais la maladie charbonneuse.

Dans une prochaine communication j’établirai sur des faits multipliés ce que je ne puis qu’indiquer aujourd’hui.

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RECHERCHES

SUR UNE MALADIE SEPTIQUE DE LA VACHE REGARDEE COMME DE NATURE CHARBONNEUSE1 — 1 865 —

J’ai annoncé dans une précédente communication que la maladie septique de la vache, inoculée à des lapins par MM. Leplat et Jaillard, n’est pas de la même nature que celle qui, chez le mouton, est vulgairement connue sous le nom de sang de raie , et chez l’homme sous celui de pustule maligne. Je vais rapporter des faits qui, je pense, ne laisseront dans les esprits aucun doute à ce sujet :

1° Sur trente-cinq lapins inoculés en 1862 avec du sang charbonneux frais, et pour lesquels l’heure de l’inoculation et celle de la mort ont été notées, la moyenne de la vie entre ces deux époques a été de quarante-trois heures (Mémoires de la Société de biologie , année 1863, p. 200) ; la durée la plus longue, quatre-vingt-onze heures ; la plus courte, dix-huit heures.

Sur cinq lapins inoculés avec le sang septique provenant de la vache, la moyenne de la vie a été douze heures; la durée la plus longue, quinze heures; la plus courte, huit heures.

Ces différences remarquables se sont produites d’une manière analogue pour le cobaye et pour le rat.

2U Dans leurs expériences sur les maladies charbonneuses,

l Comptes fendus de l'Académie des sciences, 28 août 1865.

CHARBON, SEPTICÉMIE

expériences qui ont acquis une grande notoriété, les membres de l’Association médicale d’Eure-et-Loir ont inoculé sans résultat le sang de rate du mouton à deux poulets, deux canards, un pigeon, et ils en ont conclu que cette maladie n’est pas transmissible aux oiseaux. Moi-même, j’ai inoculé ce sang à plusieurs poulets, à un canard, à des moineaux, pinsons, verdiers, etc. ; j’ai nourri pendant plusieurs semaines ces poulets et ce canard de rates et de foies d’animaux morts du sang de rate ; aucun de ces oiseaux n’a contracté le charbon ; on peut donc conclure de toutes ces expériences que la maladie charbonneuse n’est point transmissible aux oiseaux.

Il n’en est pas de même de la maladie septique delà vache.

J’ai mis dans la même cage quatre moineaux bien portants et vigoureux : deux furent inoculés avec le sang septique d’un lapin mort depuis vingt heures. L’un de ces moineaux est mort au bout de neuf heures, l’autre au bout de onze heures. Les deux autres moineaux restés bien portants furent inoculés le lendemain avec le sang d’un lapin mort depuis six heures. Ils moururent tous les deux onze heures après, à quelques minutes d’intervalle. L’inoculation chez ces animaux avait été pratiquée dans la région des pectoraux par quatre piqûres très petites et superficielles, incapables de leur être nuisibles.

Deux poulets furent inoculés de même avec le sang de deux lapins différents ; l’un mourut en vingt-deux heures, l’autre en dix-huit heures.

3° J’ai déjà dit, dans une autre communication à l’Académie, que le sang charbonneux perd par la putréfaction la faculté de s’inoculer, en même temps que les bactéridies se détruisent. En été, par une température voisine de 30 degrés centigrades, cette faculté se perd même en deux jours; par une température moyenne, elle disparaît en cinq à six jours au plus.

Il en est autrement pour la maladie septique de la vache.

J’ai inoculé un lapin avec le sang putréfié provenant origi-

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