‹ L'œuvre de C.-J. DavaineChapitre 14 sur 132 · RÉPONSE A UNE COMMUNICATION DE MM. LEPLAT ET JAILLARD · texte numérisé non relu

RÉPONSE A UNE COMMUNICATION DE MM. LEPLAT ET JAILLARD

nairement de la vache et conservé depuis huit jours, et un autre lapin avec le même sang conservé depuis onze jours; ces deux animaux sont morts, l’un en onze heures et demie, l’autre en quatorze heures.

4° Pendant ces trois derniers étés, j’ai inoculé un très grand nombre d’animaux, lapins, cobayes, rats, souris, avec le sang de rate du mouton et la pustule maligne de l’homme. Aucun de ces petits animaux, toujours assez nombreux, qui habitaient le même local, n’a contracté la maladie charbonneuse sans avoir été inoculé.

Depuis le 15 août, jour de l’introduction de la maladie septique de la vache dans ce local, plusieurs lapins et plusieurs cobayes sont mortspar le fait de la simple cohabitation. L’inoculation de leur sang à d’autres animaux a prouvé la nature contagieuse de la maladie dont ils étaient morts.

En résumé, la rapidité de la mort après l’inoculation, la transmission de la maladie aux oiseaux, la conservation de la septicité malgré la putréfaction, la contagion chez les petits rongeurs par la cohabitation offrent entre la maladie septique originaire de la vache et celle du sang de rate des différences profondes et caractéristiques.

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