‹ L'œuvre de C.-J. DavaineChapitre 21 sur 132 · INTITULÉ · texte numérisé non relu

INTITULÉ

Recherches sur la constitution et le diagnostic de l'oedème malin1

La maladie charbonneuse chez l’homme se développe, dans la plupart des cas, sous la forme d’une pustule dont l’apparence particulière permet ordinairement de la reconnaître à son début. Mais cette maladie se développe parfois aussi comme une simple tuméfaction sans caractères spéciaux : c’est l’œdème malin ou charbonneux dont le Dr Bourgeois

(d’Etampes) le premier, en 1843, a fait connaître la nature. La découverte de cet observateur habile a été confirmée par plusieurs médecins des contrées où règne enzootiquement le charbon. Si, tout d’abord, elle n’a point été universellement acceptée elle n’a plus laissé de prise au doute lorsque, en 1865, le Dr Debrou (d’Orléans) a constaté chez un malade atteint d’œdème malin tous les caractères du charbon; après la mort de ce malade, j’ai pu reconnaître l’existence des bactéridies dans le sang du cœur et delà rate ainsi que dans les organes d’un cobaye qui mourut des suites de l'inoculation de ce sang 2.

La connaissance si tardive de la nature de l’ œdème malin fait déjà pressentir que les phénomènes apparents du charbon, dans cette forme de la maladie, ne sont pas très accusés et qu’il doit en résulter une grande obscurité pour le diagnostic. Cette obscurité est telle, en effet, que le médecin

1 Bulletin de l' Académie de médecine, 1870, p. 50,

2 Debrou, Observations d'oedème malin ou charbonneux des paupières (Archives générales de médecine, octobre 1865, p. 103).

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