NOUVELLES RECHERCHES
SUR LES INFUSOIRES DU SANG DANS LA MALADIE CONNUE SOUS LE NOM DE SANG DE RATE1 — 1 863 —
Les résultats de mes premières investigations sur les infusoires du sang de rate, communiqués à l’Académie dans la séance du 27 juillet, ont été pleinement confirmés par de nouvelles recherches.
Sur quatorze inoculations pratiquées sur des lapins avec du sang frais infecté de bactéries, quatorze fois des bactéries semblables se sont produites et toujours la mort s’en est suivie. Dans plusieurs cas les infusoires ont été observés deux, quatre et cinq heures avant la mort de l’animal inoculé. Dans plusieurs de ces cas, du sang pris à l’animal encore vivant a transmis la maladie et a déterminé la mort avec infection par des bactéries.
Les bactéries se développent dans le sang et non dans un organe spécial. Lorsque, par une recherche persévérante, on découvre au début de l’infection quelques-uns de ces corpuscules, ils sont très courts en même temps que très rares, mais bientôt on les voit se multiplier et s’accroître rapidement; leur évolution complète ne met qu’un petit nombre d’heures à s’accomplir : un lapin dont le sang ne m’offrit que quelques bactéries, longues au plus de quatre à six millièmes de millimètre, mourut au bout île quatre heures; son sang, examiné immédiatement, renfermait un nombre considérable de bactéries, dont quelques-unes, les plus longues que j’aie
1 Comptes yen lus de l'Académie des sciences, 10 et 17 août 1SG3.