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RECHERCHES SUR LA POURRITURE DES FRUITS

enlevé à plusieurs pommes un segment delà peau, j’ai recouvert la plaie avec des spores d’une mucédinée (mucor ou penicilium ), puis j’ai placé ces pommes, les unes dans une atmosphère sèche, les autres dans une atmosphère humide. Celles-ci n’ont pas tai’dé à pourrir dans les parties en contact avec les spores qui avaient germé, tandis que les autres sont restées intactes. On conçoit que sur des fruits très humides, cette expérience ne puisse donner le même résultat.

D’après ces observations, j’ai pu conserver longtemps, dans une atmosphère sèche, des fruits de plusieurs espèces et très mûrs qui ont fini par se dessécher sans avoir subi la pourriture. De nombreuses expériences faites depuis l’hiver dernier m’avaient fait penser que les poires, par ce procédé et en fermant le tube de leur calice avec de l’huile, peuvent échapper à la pourriture et au blettissement, mais j’ai reconnu récemment qu’il n’en est pas toujours ainsi, et que cette altération peut se produire en l’absence d’un mycélium.

J’ai dit déjà que la pourriture déterminée par un mucor ou par un pénicillium offre quelques différences dans sa consistance et sa coloration comme dans la rapidité de son développement ; les autres mucédinées donnent aussi à la pourriture qu’elles déterminent des caractères particuliers : un helminthosporium, qui se développe sur la carotte, la réduit en un putrilage noirâtre; un selenosporium? (Corda), que j’ai observé sur le concombre et que j’ai propagé sur ce fruit et sur d’autres, donne une belle couleur rouge à la chair du concombre, tandis que la pourriture déterminée sur ce fruit par un pénicillium ou par un mucor n’a point de coloration particulière.

De ces faits et de ceux que j’ai exposés dans une précédente communication, je crois pouvoir tirer les conclusions suivantes :

Les mucédinées vulgaires qui se développent sur les substances organiques inertes peuvent se développer aussi sur un organisme vivant. Il n’est point nécessaire que cet organisme soit primitivement altéré ou malade pour que l'envahisssement

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ait lien; il suffit que des conditions extérieures amènent dans son tissu des spores ou des filaments de mycélium de ces mucédinées.

Les conséquences du développement de ces champignons sont- l’altération profonde des tissus envahis, altération désignée communément sous le nom de pourriture. La pouriture est variable dans ses caractères, suivant la mucédinée qui la détermine ; enfin, la condition la plus générale du développement de la pourriture est l’humidité atmosphérique.

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On a donné le nom de bactéries à des infusoires filiformes dont le corps n’est point flexueux et dont les mouvements ne sont point ondulatoires.

Les bactéries sont les premiers êtres q^ii apparaissent dans les matières organiques envoie de décomposition. La petitesse extrême de leurs dimensions et la simplicité apparente de leur organisation non seulement ne permettent point de distinguer d’une manière certaine, les unes des autres, leurs diverses espèces, mais ces conditions jettent souvent aussi de l’incertitude sur la distinction de ces petits êtres d’avec des espèces appartenant à d’autres genres voisins par leur organisation. Les bactéries sont classées parmi les vibrion iens ; elles se produisent dans les mêmes circonstances et sous les mêmes influences que ces infusoires filiformes; leur existence suitles mêmes lois ; leurs propriétés vitales, leurs effets sur les milieux dans lesquels elles se développent ou l'action des changements de ces milieux sur elles -mêmes, celle des réactifs, enfin tout ce (pie nous pouvons constater relativement à ces êtres est anaogue ou identique avec ce que nous connaissons des autres êtres de la même famille.

Ainsi la séparation des bactéries d’avec les autres vibrioniens ne peut être nettement tracée, et l’histoire naturelle, physiologique ou pathologique, du genre bacterium n’est point distincte de celle de la famille dont ce genre fait partie.

Nous donnerons donc ici l'histoire générale des vibrioniens.

l Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (G. Masson, Asselin et C‘\ éditeurs). En raison du caractère particulier et eu but non commercial de la publication, MM. les Editeurs ont autorisé la reproduction de cet article.

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SI. — Histoire naturelle.

Les vibrioniens, suivant la définition classique, sont des animaux filiformes, extrêmement minces, sans organisation appréciable, sans organes locomoteurs visibles, et se mouvant par l’effet de leur contractilité générale. Ce sont, de fous les infusoires, ceux qui apparaissent les premiers dans les matières organiques privées de vie. Ils sont toujours simples, c’est-à-dire non rameux, et libres, c’est-à-dire non fixés à quelque corps solide; ils s’offrent à notre œil, aidé du plus puissant microscope, comme des lignes très minces, droites ou sinueuses, articulées ou non.

Malgré leur extrême minceur, les vibrioniens ont été vus par les plus anciens micrographes ; Leeuvenhoek reconnut leur présence dans les matières intestinales et dans le tartre dentaire. Mais des êtres si simples et si uniformes ne pouvaient offrir beaucoup d’attraits à Incuriosité des observateurs, aussi les travaux relatifs à ces infusoires ne concernent- ils guère que leur classification. Depuis longtemps l’étude des vibrioniens était complètement délaissée, lorsque, dans ses recherches sur les fermentations, M. Pasteur découvrit que ces petits êtres apportent des modifications profondes dans la constitution chimique des milieux où ils se développent. La connaissance de ces infusoires acquit donc dès lors une importance réelle.

Classifications , rapports. — Fr. Millier, le premier, chercha à déterminer les caractères génériques ou spécifiques des vibrioniens et à les classer (1773). Il créa le genre vibrio, dans lequel il réunit de vrais vibrioniens avec des êtres appartenant à d’autres classes des règnes végétal et animal, et, d'un autre côté, il reporta des vibrioniens aux monadiens.

Bory de Saint-Vincent (1824-1830) entreprit de réformer celte classification : il créa la famille des vibrionides dans laquelle il réunit des êtres très différents par leur organisa t ion et rapprocha, dans un genre qu’il désigna sous le nom de melanella, des vibrioniens fort dissemblables et que les

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observateurs modernes ont rapportés à deux genres ( bâcle rium, spirillum) .

Enfin, M. Ehrenberg (1838) établit, sur des caractères homogènes, la famille des vibrioniens, à laquelle Dujardin n’apporta que de légères modifications. Elle fut divisée en trois genres :

Les filaments rigides et à mouvement vacillant formèrent le genre bacterium ;

Les filaments flexibles et à mouvements ondulatoires formèrent le genre vibrio;

Les filaments en hélice et à mouvements rotatoires formèrent le genre spirillum;

Dans cette classification, le mouvement est pris comme caractère principal; d’une part il fait ranger les vibrioniens parmi les animaux, de l’autre, il sert à la distinction des genres. Quant à des vibrioniens immobiles , il ne paraîtrait pas qu’il en existe, car la classification ne leur donne aucune place. Toutefois cela peut s’expliquer par le fait que les infusoires animaux ont eu, presque seuls, le privilège d’attirer l’attention des observateurs au microscope, et que le caractère de l’animalité n'étant point apparent chez les filaments immobiles, ces observateurs ne les considéraient point comme de leur domaine.

Or, sil on examine les infusions artificielles ou les liquides organiques dans lesquels se développent ordinairement les vibrioniens, on découvre parfois, soit mêlés aves ces infusoires actifs et mouvants, soit sans mélange, des myriades de filaments très minces, droits ou flexueux, articulés ou non, toujouis simples et libres, identiques, en un mot, par tous leurs caractères avec les vibrioniens, sauf par un seul : ils n’ont point de mouvement. Ces infusoires immobiles appartiennent donc, avec évidence, à la même catégorie que ceux qui sont doués de mouvement; cependant ceux-ci étant considérés comme des animaux, la motilité des uns, l'immobilité des autres devraient les rejeter nécessairement dans deux familles appartenant à des règnes différents.

Mais la motilité n’est pas un caractère absolu d'animalité, comme on le croyait autrefois. Les vibrioniens, malgré leurs mouvements, sont des végétaux, aussi bien que les filaments immobiles, et tous ces êtres appartiennent k la même famille. Cette opinion, que j’ai émise dès 1859, est basée sur les considérations suivantes : « Les vibrioniens n’ont point d organes de digestion ni d’organes de locomotion ; ils sont homogènes dans toute leur étendue; les deux extrémités, généralement semblables, n’ont aucun caractère particulier qui puisse y faire distinguer la tête ou la queue, et leur pro gression, qui se fait aussi bien et indifféremment par l’une ou par l’autre de ces extrémités, prouve qu’il n’y a point entre elles de distinction. En cela même, les vibrioniens se séparent nettement des animaux chez lesquels des segments isolés, des tronçons expérimentalement détachés, suivent toujours, dans leur progression, la direction que leur eût donnée la tête. Par ces différents caractères, les vibrioniens se rapprochent des conferves filamenteuses; ils s’en rapprochent encore par leur constitution chimique. Reste donc, comme caractère distinctif des vibrioniens, la faculté de locomotion: mais cette faculté se retrouve chez beaucoup de conferves : des diatomées possèdent, comme les bactéries, un mouvement oscillant ; des oscillaires, et en particulier des sulfuraires, ont, comme les vibrions, un mouvement ondulatoire; et le mouvement circulaire si remarquable des spirillum se retrouve chez des conferves du genre spirulina (Kützing) qui constituent de longues hélices. Enfin, chez toutes ces conferves, comme chez les vibrioniens, la progression a lieu indifféremment et souvent alternativement par l’une ou par l'autre des extrémités. 1

Cette manière de voir n'a point rencontré de contradicteurs; elle est partagée par un savant botaniste, M. Rabenhorst2, qui classe les vibrioniens parmi les oscillariées (1865).

Par leur petitesse et leur simplicité, les vibrioniens com-

1 Davaine, Comptes rendus de l'Académie des sciences , 10 octobre 1864.

2 Floi-a Europæa algarum,

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mencent la série des végétaux ; les genres bactenum et vibrio sont voisins des leptothrix auxquels ils ressemblent \ ar leur forme et leur organisation ; ils en diffèrent en ce que les leptothrix sont fixés par l’une de leurs extrémités et qu’ils acquièrent ordinairement une plus grande longueur. Le genre spirillum est très voisin des oscillariées en hélice qui forment le genre spirulina (Kützing), car les spirochætes, regardés par les uns comme spirillum et par les autres comme spirulina, forment, en quelque sorte, un trait d’union entre les deux genres. 11 existe enfin des vibrioniens qui ne peuvent être facilement distingués de certaines clostériesou de certaines navicules dont les dimensions ne surpassent point celles de ces infusoires filifornes.

Organisation. — Les vibrioniens les plus petits échappent, sans doute, à tous nos moyens d’observation; ceux qui ne peuvent être aperçus qu’aux plus forts grossissements du microscope, nous apparaissent comme des points mouvants ou immobiles. Les plus longs atteignent jusqu’à 0mm,20.

L’organisation des vibrioniens, vu l’insuffisance de nos moyens d’observation, paraît très simple ; un filament réduit à une paroi sans contenu, tel est l’aspect des vibrions les plus minces ; chez les plus volumineux, dont l’épaisseur va jusqu’à 0ram,00i, une substance uniformément répartie, analogue sans doute à l'endochrome des algues tubuleuses, peut être plus ou moins distinctement reconnue. Dans certaines espèces, cette substance est assez visiblement disposée en amas réguliers, rappelant la disposition de l’endochrome nucléaire des algues tubuleuses, et ce caractère doit sans doute faire considérer les filaments ou les articles qui le possèdent comme des conferves se rapprochant soit des hygrocroeis, soit des clostéries, etc. Après la mort des vibrioniens, la substance contenue s’altère et occupe des espaces variables, laissant des intervalles vides, qui permettent de la reconnaître facilement. Les vibrioniens envoie de décomposition, mêlés à d’autres encore vivants, pourraient donner lieu à une méprise et faire croire à deux espèces distinctes.

De 1 aspect qu’ils prennent en se desséchant sur une plaque de verre, M. Ehrenberg a conclu que chaque filament est tormé d’une série d’animalcules à peine plus longs que larges et retenus par une division spontanée imparfaite. La manière dont ces filaments se désagrègent après leur mort montre, en effet, que la segmentation se prépare longtemps avant quelle ne devienne apparente chez l’individu vivant. Toutefois, d’après mes observations, je 11e puis admettre que la pluart des vibrions et des spirillum soient formés d’un certain nombre de corpuscules subglobuleux. Les caractères spécifiques donnés par M. Ehrenberg, d’après cette constitution des filaments, me paraissent tout à fait fictifs. C’était aussi l’opinion de Dujardin.

Motilité. — Les vibrioniens sont plus ou moins agiles et leurs mouvements peuvent être très variés. Les bactéries avancent, reculent, oscillent, ou pirouettent autour de leur centre ou de leurs extrémités, comme des tiges rigides ; les vibrioniens se redressent ou s’infléchissent en ondulant comme le serpent ; les spirillum vont en tournant autour de leur grand axe et leur progression dans un sens, puis dans l’autre, se fait par une rotation inverse, comme une hélice qui avance ou recule selon le sens de la rotation.

La locomotion des vibrioniens rigides ( bacterium ou spirillum) ne peut s’expliquer. M. Ehrenberg a cru voir un cil vibratil à son bacterium triloculare. Dujardin reste à ce sujet dans le doute ; il faut attendre de nouveaux moyens d’observation pour résoudre cette question.

Les mouvements chez les vibrioniens ne sont pas constants : il est facile de reconnaître que ces infusoires sont généralement immobiles dans la première période de leur développement et que cette période d’immobilité dure quelquefois plusieurs jours. Dans une infusion artificielle, on peut alors désagréger la pellicule où ils sont enfermés sans les voir acquérir de mouvements spontanés, tandis que plus tard ils se désagrègent d’eux-mêmes etfourmillent dans le liquide ambiant. Alors même, leurs mouvements ne sont pas con-

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stants et l’on en voit qui entrent en repos par intervalles. Les vibrioniens cessent cntin de se mouvoii , ils tombent dans un état d'inertie qui n est pas toujours leur rnort , je m en suis assuré expérimentalement ; ils restent en effet plusieurs jouis dans cet état de repos, sans qu’aucune altération se manifeste dans leur constitution; c’est donc à tort que des observateurs parlent des vibrions morts sur le seul caractère de l’absence de leurs mouvements. Bien plus, tout un genre de vibrioniens ainsi que je l’ai déjà dit, est constamment dépourvu de motilité.

Respiration. — Les vibrioniens, certaines espèces au moins, respirent le gaz oxygène libre, comme les êLres organisés en général ; mais il en est d’autres qui s’emparent de l’oxygène qui entre dans des combinaisons peu stables, telles que le sucre, l’acide tartrique, etc. Non seulement ces derniers ne respirent point l’oxygène libre, mais encore ils ne peuvent se développer en présence de ce gaz. La faculté de s’approprier l’oxygène qui entre dans certaines combinaisons, n’appartient point en propre aux vibrioniens : M. Pasteur, qui l’a découverte, a proposé de désigner les êtres, qui respirent l’oxygène libre sous le nom d 'aérobies, et ceux qui respirent l’oxygéne combine sous celui d' anaérobies . D’après les recherches de cet illustre observateur, la plupart des vibrioniens seraient anaérobies ; toutefois on ne sait pas encore si plusieurs de leurs espèces ne pourraient être, suivant les circonstances, tantôt aérobies, tantôt anaérobies. Nous verrons dans la suite de cet article l’importance que peut avoir cette question.

Rapport avec le milieu. — Les vibrioniens, pas plus que les autres êtres organisés, n’ont la faculté de se développer dans des milieux différents et dans des conditions diverses. J'ai mis ce fait en évidence par des expériences très simples ; il suffit, en effet, de changer l’une des conditions du milieu pour voir périr aussitôt ou en très peu de temps les vibrio- 1 liens qui s’y trouvent. Un abaissement dans la température d’un liquide organique, la substitution d’une eau pure à une

eau corrompue, d'eau de mer à de l’eau douce ou réciproquement font disparaître promptement les infusoires filiformes qui s’étaient développés dans ces divers liquides.

La subordination de tel vibrionien à tel milieu est quel quefois plus étroite qu’on ne peut le présumer d'après ces faits ; ainsi les bactéridies qui déterminent la maladie charbonneuse se développent dans le sang chez l’homme, chez le mouton, le lapin, le cobaye, le rat, etc. ; mais elles ne se développent point dans ce liquide chez les oiseaux ni même chez le chien, quoique l’analyse chimique et l’inspection microscopique ne puissent faire reconnaître de différence essentielle entre le sang de ce dernier animal et celui des autres mammifères.

Le choix que semblent faire certains êtres organisés, en se développant dans telle condition et non dans telle autre qui nous paraît identique, se montre sur une grande échelle dans le parasitisme. Cette question inexplicable n’est pas moins intéressante au point de vue de la pathologie qu’à celui de la physiologie. Un exemple pris dans le sujet qui nous occupe peut nous faire pénétrer plus avant dans ce mystère, en nous montrant que des différences presque insaisissables pour nous, sont néanmoins sensibles pour certains êtres vivants.

Cet exemple nous est offert par le ferment de l’acide tar trique ordinaire qui est un vibrionien.

On sait que cet acide a la propriété de dévier à droite la lumière polarisée ; c’est pourquoi on l’a désigné sous le nom d 'acide tartrique droit. Or, il existe un autre acide tartri que, l'acide tartrique gauche , qui ne diffère du précédent que par l’impossibilité de superposer leurs formes, d'ailleurs indentiques, et par le pouvoir rotatoire sur le rayon de lumière polarisée qui, s’exerçant à droite dans le premier s’exerce à gauche dans celui-ci, exactement de la même quantité en valeur absolue. Du reste, il y a entre les propriétés chimiques de ces deux acides une identité telle qu’il est matériellement

impossible de les distinguer. Ces différences sont donc exacte-

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ment de même ordre que celles qui distinguent la main droite delà main gauche. Eh bien! le vibrion-ferment qui détruit l’acide tartrique droit n’a aucune action sur l’acide tartrique gauche ; c’est-à-dire qu’il ne se développe point dans un milieu où ce dernier acide existe à l’exclusion de l’autre. L’acide racémique offre la combinaison singulière d’une molécule d’acide tartrique droit avec une molécule d’acide tartrique gauche;. or, si le racémate d’ammoniaque, par exemple, est soumis à la fermentation du vibrion tartrique droit, la fermentation se continue jusqu’à ce que le premier de ces acides ait complètement disparu, mais l’acide tartrique gauche reste tout entier intact.

Je n’ai point à signaler l’intérêt philosophique ou physiologique du fait que M. Pasteur a mis en lumière; ce fait ne doit figurer ici que comme un exemple de l’étroite union de certains vibrioniens avec une condition déterminée des milieux où vivent ces infusoires.

Propriétés vitales. — Les vibrioniens ont des propriétés vitales variables suivant leurs espèces; ces propriétés varient peut-être aussi suivant que les vibrioniens sont développés ou à l’état de germe ; mais quelle est l’organisation de ces germes ? C’est ce que nous ignorons L

Parmi les vibrioniens, il en est qui subissent une dessicca tion complète sans perdre leur vitalité : tels sont ceux de la maladie charbonneuse. Ils peuvent même, dans cet état, conserver leur vitalité pendant un an; d’un autre côté, ces mêmes infusoires perdent la faculté de s’inoculer, c’est-àdire qu’ils périssent dès qu’ils sont placés dans une certaine quantité d eau. Je me suis assuré par plusieurs expériences que d’autres vibrioniens ne peuvent nullement supporter la dessiccation.

Les vibrioniens ou leurs germes supportent des températures plus ou moins élevées suivant leurs espèces, mais cette faculté peut être influencée parla nature ou par la qualité du

l V. Bactéries de la pourriture.

Davaine. L’Œuvre.

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milieu dans lequel se trouvent ces petits êtres. Les bactéridies charbonneuses supportent sans périr, lorsqu’elles sont desséchées, une température de -+- 100°, température qui les tue constamment lorsqu’elles sont humides. Les bactéries qui déterminent la pourriture de certains végétaux périssent à 52° (Davaine). Les vibrioniens qui se développent dans le vin (vin tourné) et qui l’altèrent sont tués par une tempéra ture de -t- 60° à 70° (Pasteur). Ceux qui se développeut dans le lait et dans l’urine supportent une température voisine de -+- 100°; toutefois, il y a sous ce rapport quelques différences, suivant que le liquide est acide ou alcalin : dans le lait acide il suffît pour tuer tous les vibrioniens ou leurs germes d’une température de -t- 100°; s’il est neutre ou alcalin, il faut porter la température jusqu’à -t- 110° (Pasteur). 11 en est de même pour ceux qui se développent dans de l’eau sucrée albumineuse ; ils sont tués à -t- 100°, lorsque ce liquide acquiert de l’acidité, mais en présence de la craie qui enlève cette acidité, ils ne le sont qu’à + 110° (Pasteur).

Ces faits sont importants à connaître, si l’on veut rechercher les conditions du développement ou de la transmission des vibrioniens dans certains cas.

Génération. — On ne connaît aux vibrioniens qu’un seul mode de génération, c’est la fissiparité. Elle se montre avant que ces infusoires aient atteint une longueur déterminée, et, pour ainsi dire dès leur apparition, ce qui augmente singuliè rement leur faculté de propagation. Lorsque le milieu dans lequel les vibrioniens se forment est liquide, ils se développent en plus grand nombre dans une couche plus ou moins épaisse qui surnage; lorsque ce milieu est d’une certaine consistance, comme le lait, ils se développent aussi bien dans la profondeur qu’à la superficie; mais, à vrai dire, ces variations me paraissent en rapport plutôt avec l’espèce des vibrioniens qu’avec la consistance du liquide. Souvent ces infusoires se produisent par groupes disséminés et dans une substance visqueuse ou mucilagineuse. Cette substance est-elle le produit d une fermentation (fermentation visqueuse) déterminée par les vibrio-

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niens ou bien une sorte d’atmosphère organique inhérente à leur constitution comme on le voit à certaines algues, coccochlorées, nostocs, etc. ? Quoi qu’il en soit, cette substance mucilagineuseparaîtêtre corrélative à la formation des vibrionienset ne précède point leur apparition. Le plus souvent sans forme déterminée, elle revêt parfois celle d’arborisations ou celle des éponges, et les vibrioniens s’y trouvent rangés dans un certain ordre. La potasse dissout le mucilage et laisse libres les corpuscules contenus. Ces différents aspects des groupes de vibrioniens que j’ai vus dans des infusions végétales, dans de l’urine albumineuse et dans du jaune d’œuf, répondent probablement à des espèces particulières.

Dans la nature comme dans les infusions artificielles faites en vue de l’étude, il se passe un certain temps avant que les vibrioniens se montrent; mais dès lors qu’ils le font, leur multiplication a lieu avec une prodigieuse rapidité : il y a là une sorte d’incubation, pour employer le langage médical, incubation qui est souvent, sans doute, plus apparente que réelle. Elle peut tenir à des conditions de milieu, mais elle lient souvent aussi probablement à l’imperfection de notre examen. Dans un milieu qui est apte au développement des vibrioniens, ce développement s’accomplit immédiatement. Si 1 on place le vibrion-ferment de l’acide tartrique droit dans une solution aqueuse de tartrate d’ammoniaque, après quelques heures de contact, on peut prouver qu’il y a du tartrate transformé (Pasteur). Ici nous ne voyons pas d’incubation parce que nous possédons un procédé pour reconnaître immédiatement le développement du vibrion tartrique; mais pour beaucoup d’autres vibrioniens nous n’avonspas de procédé analogue. Dans ces cas, la période d incubation n’est aussi, sans doute, qu’apparente et la génération par fissiparité peut nous en donner la raison, comme elle peut rendre compte ensuite de 1 apparition rapide et presque soudaine des vibrioniens.

Examinons ce qui se passerait pour l’un de ces infusoires qui se développerait dans le sang d un animal, et prenons pour exemple les bactéridies charbonneuses. On sait qu’après

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l’inoculation, il se passe un certain temps, variable avec le volume de l’animal inoculé, avant que les bactéridies deviennent apparentes et que les phénomènes morbides se déclarent; or, un animal qui meurt de leur influence offre ordinairement dans sonsang un nombrede ces filaments qui surpasse de beaucoup celui des corpuscules sanguins. Supposons qu'il y ait égalité chez un homme qui meurt du charbon : c’est, d’après le nombre approximativement connu des corpuscules du sang de l’homme, un nombre de soixante milliards (60.000.000.000) de bactéridies produites dans un temps donné. Ce temps est variable, sans doute, maison pourra rester dans les limites du vrai en disant trois jours (72 heures). Une bactéridie charbonneuse a de 4 à 12 millièmes de millimètre de longueur en moyenne, il suffit donc, pour qu’elle reproduise par scission une autre bactéridie semblable, qu’elle s’accroisse au plus de 12 millièmes de millimètre. Admettons qu’elle le fasse en deux heures; cette supposition n’a rien d’exagéré, car j’ai vu des filaments de mucor mucedo s’accroître de 25 millièmes de millimètre par heure, et des filaments de Y oïdium fructigenum s’accroître de 14 centièmes de millimètre dans le même temps. D’après cette supposition, une bactéridie introduite dans le sang se multipliera dans la progression suivante : après deux heures, deux bactéridies; après quatre heures, quatre bactéridies ; après six heures, huit bactéridies; après vingt-quatre heures, leur nombre sera de quatre mille quatre-vingt-seize, nombre tout à fait insignifiant relativement à celui des corpuscules du sang; après quarante-huit heures, il sera de seize millions sept cent soixante dix-sept mille deux cent seize, une bactéridie environ sur trois mille cinq cents corpuscules sanguins. A cette époque, les recherches les plus minutieuses ne pourraient faire reconnaître d’une manière certaine l’existence de ces vibrioniens, et l’on peut croire qu’il n’y aurait encore aucun phénomène morbide apparent. Cette période de quarante-huit heures recevra donc le nom de période d'incubation. Mais bientôt la progression marchera d’une manière prodigieusement rapide : entre la soixantième

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et la soixante-douzième heure, les bactéridies monteront de un milliard à soixante et onze milliards, c’est-à-dire qu’étant avec les corpuscules sanguins dans le rapport de un à soixante, elles arriveront en douze heures à dépasser le nombre de ces corpuscules ; à la soixante-quatorzième heure, elles l’auront plus que doublé.

Ainsi que le montre ce calcul basé sur le mode de génération des vibrioniens, la période que nous regardons comme une incubation ne nous offre ce caractère que par l'insuffisance de notre examen, et l’apparition rapide, soudaine de ces petits êtres qui constituerait la période d’activité, n’est que le résultat de leur multiplication régulière et normale.

Dans un liquide naturel, dans une infusion artificielle aptes à la reproduction des vibrioniens, il semble aussi qu'il y ait une péiùode d’incubation suivie d'une génération presque instantanée; mais si l’on examine au microscope, à de courts intervalles, la surface de ces liquides, on reconnaît que les vibrioniens s’y produisent longtemps avant que la simple vue puisse en faire soupçonner l’existence. Les vibrioniens primitifs, les germes, si l’on veut, sont répartis irrégu librement à la surface et isolés les uns des autres. Chacun d’eux devenant un centre de propagation, les groupes s’étendent, se rejoignent bientôt et recouvrent uniformément toute la surface. Lorsque la pellicule qu’ils constituent devient appréciable aux yeux, leur nombre est déjà prodigieux et la fissiparité les multiplie alors pour ainsi dire à vue d’œil.

L’universalité des vibrioniens et la rapidité avec laquelle ils apparaissent dans une foule de milieux divers a pu faire croire à leur génération spontanée. Quelques expériences ont même été faites récemment à l’appui de cette manière de voir. Telles sont celles de M. Donné avec l’œuf de la poule et celles de M. Onimus avec du sang renfermé dans des sacs de baudruche. Quant à l’œuf de la poule, ses éléments viennent du sang; mais, en outre, on sait que des parasites, remontant de 1 intestin dans l’oviducte, peuvent se Irouver renfermés dans la coquille; ou bien, ce qui est beaucoup plus commun.

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du sang versé par les Vaisseaux du calice, au moment de sa rupture, se trouve à la surface du vitellus1. La question, pour les expériences de M. Donné, comme pour celles de M. Onimus, en supposant des procédés opératoires irréprochables, se réduit donc h savoir si des germes de vibrioniens peuvent se trouver dans le sang. Or, dans les vaisseaux d’animaux morts depuis fort peu de temps et dont le corps est ouvert au moment de l'examen, il n’est pas rare de trouver des vibrioniens doués de mouvements très actifs. J’en ai vu dans le sang des veines mésaraïques du lapin moins de douze heures après la mort.

Ajoutons que les bactéridies charbonneuses, introduites dans les voies digestives, passent assez rapidement dans le sang chez certains animaux et déterminent le charbon. Les vibrioniens de la putréfaction peuvent évidemment pénétrer dans ce liquide de la même manière; s’ils ne s’y développent pas, c’est qu’ils ne trouvent pas pendant la vie les conditions favorables à leur développement. Les modifications du sang, après la mort, font naître ces conditions. L’apparition des vibrioniens, dans les expériences de M. Donné etdeM. Onimus ne peuvent elles s’expliquer de cette manière?

Caractères distinctifs. — Les vibrioniens, étant de sim pies filaments, assez souvent immobiles ou quelquefois doués de mouvements browniens, il importe de ne pas les confondre avec d’autres corps filamenteux et notamment avec des cristaux en aiguilles. Il suffit, pour éviter celte erreur, de les soumettre a l’action de quelques réactifs ou de les examiner dans certaines conditions : l'acide sulfurique et la potasse caustique ne détruisent point immédiatement les vibrioniens; ces filaments pâlissent, mais ils résistent longtemps, quelquefois indéfiniment, à leur action. L’iode les jaunit et les rend plus apparents. Leur mort, déterminée par un changement de milieu, par une température élevée, etc., amène en peu de temps leur destruction, sans qu’il en reste de traces. Des

l Davsinc, Mémoire sur les anomalies :1e l'œuf. Paris, 1SÜ0.

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espèces qui se développent dans des liquides naturels dispa raissent parla putréfaction.

Caractères génériques ou spécifiques. — Une question importante à résoudre est celle de la détermination spécifique des vibrioniens. A quels caractères reconnait-on qu’un vibrionieiî constitue une espèce particulière? Jusqu’ici on a pris pour base de cette détermination la forme du corps et le mouvement; mais le plus simple examen montre souvent, d'une espèce ainsi déterminée à une autre et même d'un genre à l’autre, des transitions tellement graduées et insensibles que l’insuffisance de ces caractères ne peut être un instant douteuse. Ces transitions ont été remarquées par les classificateurs eux-mèmes,- qui ont hésité quelquefois à rapporter des individus à telle ou telle espèce ou qui n’ont pu s’accorder sur la caractéristique de ces espèces.

Pour apprécier l’importance des caractères extérieurs dans cette détermination, il eût fallu posséder des espèces bien déterminées. On se trouvait donc là dans un cercle vicieux.

Il est, d’ailleurs, facile de prouver expérimentalement que l’apparence extérieure de ces infusoires est loin de suffire pour les caractériser, et que, sous la même forme, se cachent des êtres différents. Cette preuve, nous l’avons déjà donnée en montrant que des vibrioniens de tout point semblables entre eux, mais vivant dans des milieux différents, périssent par leur transposition d’un milieu dans l’autre. D’après cela, nous devons admettre que le vibrio rugula qui, suivant Dujardin, se trouve dans les matières intestinales de l’homme, et dans les infusions de chenevis, 11e constitue point une espèce unique et qu’il en est de même pour le vibrio bacillus et pour le spirillum volulans, lesquels, suivant le même observateur, se développent dans des infusions d’eau douce et d’eau de mer.

Les conditions apparentes, qui, dans ces simples filaments, pourraient offrir des différences caractéristiques, sont la longueur, l’épaisseur, les formes droite ou recourbée, la continuité ou l’interruption en articles distincts, c’est enfin la

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variété des mouvements. Or, les découvertes modernes nous ayant fait connaître quelques espèces bien déterminées par les conditions spéciales dans lesquelles elles se développent, nous avons des données pour apprécier la valeur de ces caractères; quanta la longueur et à l’épaisseur, on voit quelquefois, chez les animaux morts du charbon, des bactéridies très courtes et très minces dans les gros vaisseaux, très longues et épaisses dans la rate, variations qui se montrent aussi d’un animal à un autre ; les bactéries de la pourriture nous offrent des différences non moins grandes. Quant à la forme et à la constitution, on voit le vibrion de l’acide lactique constitué par des filaments souvent de un ou deux articles, et d’autres fois de huit et dix filaments droits ou diversement recourbés. Dans d’autres vibrioniens dont on suit le développement, on remarque l’absence de mouvement ou des mouvements variés suivant les circonstances. Toutes ces différences de longueur, de constitution, de mouvements sont souvent en rapport avec l’âge des individus d’une même espèce.

Les caractères extérieurs des vibrioniens ne sont point inutiles, sans doute, dans la classification, caron peut admettre rationnellement qu’un vibrionien droit et un vibrionien roulé en hélice ne sont point spécifiquement les mêmes; mais, considérés seuls, ils sont insuffisants pour déterminer les espèces. Celles qui sont décrites aujourd’hui par les classificateurs doivent être considérées comme l’expression de types sous lesquels se cachent un certain nombre d’espèces distinctes. Le vrai caractère spécifique est le milieu spécial dans lequelse développe le vibrionien, ou mieux sa fonction physiologique; mais on conçoit que plus le milieu est complexe, plus la détermination devient incertaine; de là la nécessité de prendre en considération tous les caractères.

Classification. — Nous conserverons donc les espèces décrites jusqu’aujourd’hui comme des types auxquels peuvent être rapportées un certain nombre d’espèces réelles, tout en donnant, pour leur détermination, une valeur beaucoup plus grande à la condition dans laquelle vivent les vibrio-

BACTERIES

niens. Nous nous bornerons à ajouter à la classification d’Ehrenberg et de Dujardin un genre nouveau, celui des vibrioniens sans mouvement que nous nommerons bactéridies, à cause de leur ressemblance avec les bactéries, et, dans les genres, nous ajouterons quelques espèces nouvellement acquises à la science.

Nous classerons les vibrioniens dans l’ordre suivant :

Filaments droits ou / Se mouvant spontané- l Rigides. . Bacterium.

infléchis, mais non ’ ment J Flexueux. Vibrio.

tournés en hélice, f Immobiles Bacteridium.

Filaments tournés en hélice Spirillum,

I. — Genre BACTÉRIE. Bacterium (Ehrenberg, Dujardin). CorpS filiforme, roide, devenant plus ou moins distinctement articulé par suite d’une division spontanée imparfaite ; mouvement vacillant, non ondulatoire (Dujardin).

1. Bacterium termo (Dujardin). Corps filiformes, cylin driques, un peu renflés au milieu, deux à cinq fois aussi longs que larges ; quelquefois assemblés deux à deux par l’effet de la division spontanée, animés cTun mouvement vacillant ; longueur, 0mra,003 à0mm,002; épaisseur, 0mm, 001 8 à 0mm,0006 (Dujardin).

Dans la variole chez l’homme et dans cette maladie, communiquée au lapin se trouve un bacterium termo, épais de 0mm,0008 à 0mm,00l ; long de 0mm,007 à 0mm,01 (L. Coze et Y. Feltz) .

Le bacterium termo est le plus petit des etres organisés ■visibles, il apparaît au bout de très peu de temps, même de quelques heures, dans les matières végétales (?) ou animales qui se décomposent. Il commence par être immobile <'t bientôt il se multiplie par myriades. Il se montre d’abord seul, c est-à-dire a l’exclusion de tout autre infusoire, toutefois il est si facile de confondre le premier âge des autres vibrioniens avec le bacterium termo qu’on ne peut affirmer qu il en soit toujours ainsi.

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