‹ L'œuvre de C.-J. DavaineChapitre 69 sur 132 · PHYSIOLOGIQUES ET PATHOLOGIQUES SUR LES BACTERIES · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIQUES ET PATHOLOGIQUES SUR LES BACTERIES

Les êtres vivants offrent dans leur organisme des milieux variés, qui pourraient être envahis par les vibrioniens s’ils n’étaient préservés par un épiderme protecteur ou par d’autres moyens, ün conçoit qu’une espèce de ces petits êtres introduite artificiellement dans l’un de ces milieux vivants, et qui s'y propagerait, serait accessible à nos investigations. *<\insi l’on pourrait étudier, soit les modifications qu’ils éprouveraient par leur transport d’un milieu dans un autre, soit celles que leur feraient subir divers agents avec lesquels ils seraient mis en rapport. C’est au moins ce qu’il est permis d’inférer de l’observation des bactéridies charbonneuses qui, à l’exclusion de toute autre espèce, se multiplient dans le sang des mammifères herbivores lorsque leurs germes ont été déposés dans ce liquide.

Suivant ces considérations, j’ai cherché à placer d’autres espèces de vibrioniens dans des conditions analogues à celles qui ont permis letude des bactéridies du charbon, et ces tentatives ne sont point toujours restées sans résultat.

Les plantes grasses, dont le parenchyme contient une grande quantité de liquide, m’avaient paru convenir a*u but que je m’étais proposé. En effet, j’ai vu qu’un certain nombre de ces plantes étaient susceptibles d’être envahies par des vibrioniens introduits artificiellement dans leurs tissus.

L’espèce de ces infusoires, qui fut l’objet des recherches dont je vais parler, appartiendrait, d’après ses caractères

1 Complet rendus de l'Xcadémic des sciences, 9 mars 1868.

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