‹ L'œuvre de C.-J. DavaineChapitre 71 sur 132 · RECHERCHES SUR LES BACTÉRIES · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR LES BACTÉRIES

distinctes qui sont au fond de meme nature et le produit delà même cause.

La première de ces altérations pathologiques s’observe sur presque toutes les plantes envahies par les bactéries, et entre autres, sur les jeunes tiges de stapelia europœa. La seconde, c'est-à-dire la forme ulcérative, est commune sur les tiges anciennes de ce même slapelia. Je l’ai fort rarement observée sur d’autres plantes.

Physiologie. — La propagation de ces bactéries par l’inoculation peut servir encore à l'étude de leurs propriétés physiologiques. J’ai reconnu, par ce moyen, que les bactéries gardent leur vitalité malgré la dessiccation la plus complète ; j’ai constaté, en outre, que leur vitalité n’était pas perdue après un an de conservation en cet étal.

Les bactéries, dans le liquide extrait de la plante où elles se sont développées, perdent leur mouvement vers 50° C. ; elles périssent à 52° C, ; en effet, après avoir été maintenues à cette température pendant huit à dix minutes, elles ne reprennent plus le mouvement, et l’inoculation praliquée aux plantes les plus susceptibles d’être envahies reste constamment sans résultat.

Les bactéries desséchées supportent, ainsi qu’on pouvait le prévoir, une température plus élevée que lorsqu’elles sont humides.

La température agit sur les bactéries renfermées encore dans les tissus du végétal comme lorsqu’elles en sont sorties ; si l’on expose une plante grasse, atteinte de ces bactéries, à une température un peu supérieure à 52° C., soit 55° C. (beaucoup de plantes grasses résistent bien à cette température), et si l’espace de temps est suffisant pour que la chaleur pénètre toute l’épaisseur de la partie malade, les bactéries perdent le mouvement, l’altération qu’elles déterminent cesse de faire des progrès, la partie désorganisée se dessèche, et la plante continue de végéter comme si elle n’avait point été atteinte.

Est-il nécessaire de faire remarquer la parfaite conformité

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du résultat de ces dernières expériences avec les observations de M. Pasteur sur les maladies du vin ?

Nous avons vu que les bactéries dont il vient d’être question constituent tantôt de longs filaments, tantôt de simples corpuscules ou des particules sans forme déterminée et d’une petitesse extrême. Or, j’ai constaté expérimentalement, en les soumettant, soit à une température voisine de 50° C., soit au contact d’un acide ou d’un alcali très faible, j’ai constaté, dis-je, que les corpuscules les plus courts résistent mieux à ces divers agents que les corpuscules les plus longs, et qu’ils sont, par conséquent, doués d’une vitalité plus énergique.

Ce fait me paraît digne d’attention, autant sous le rapport de la question des générations spontanées que sous celui de la pathologie; en effet, les corpuscules plus petits, qui sont de simples granulations et n’ont pas les caractères morphologiques des bactéries, possèdent une vitalité qui n’est pas moindre que celle des filaments les plus longs. Les propriétés virulentes de ces corps persistent à l’état sec, et cela pendant un an, et peut-être beaucoup plus. Ces corpuscules, réduits à l’état de poussière ou de granulations, constituent donc des germes dépourvus de tout caractère morphologique qui puisse les faire reconnaître, à l’examen microscopique, pour des êtres organisés.

MONADIENS

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