L. P. (Louis Peisse
avril .
Le National, 23
« Cette année, il n'a pas été heureux. A force de vouloir « être neuf, il est près de tomber, s'il ne se ravise, dans un « maniérisme d'autant plus fâcheux qu'il n'a aucun de ces « faux brillants qui sont la ressource de tant d'artistes « routiniers. »
Vergn'aud (A.-D.). — Examen du Salon de 1834. Paris, Delaunay et Roret, in-8°.
« Les défauts (poncif, couleurs convention, manque de « perspective) rachetés par AL Berlin par les qualités que « venons de citer (noblesse de la composition, pureté de « dessin) sont outrés avec une déplorable exagération dans « les paysages de >LM. Aligny, Bodinier, Boisselier, Corot, « Forvètu... »
Aucune mention dans : Alvimar (Général d'); Salon de 1834. Paris, in-8°.
D... Alexandre (Decamps ?) : Le Musée, Revue du Salon. Paris, in-4°.
Laviron (Gabriel) : Le Salon de 1834. Paris, in-8°.
Sazerac (Hilaire L.) : Lettres sur le Salon de 1834. Paris, in-8°.
W. Le libre Examen, IV année, n" 10 et 12 (6 et 12 mars).
SALON
L'Artiste, 1" série; t. IX, p. 90.
« M. Corot a trouvé aussi bien que >L Delacroix à ne « pas ressembler à ses prédécesseurs. Cet ange dans ce vaste < paysage, cet espoir lointain qui ne voit pas la mère c désolée, ce grand paysage, voilà à mon sens une grande « et noble idée, admirablement exécutée... »
Voir encore notre T. I ; p. 74.
Le Charivari ; 39 mai. — Notice accompagnant une lithographie à'Agar dans le Désert, par Nanteuil.
« Le beau tableau de M. Corot : Ag^ir diUis le désert, « attirait seulement au dernier Salon le petit nombre de « connaisseurs qui ne suivent pas, comme les moutons de ♦ Panurge, la foule se ruant devant les grandes et les petites
« miniatures. Notre croquis est seulement un souvenir, une « mention que nous devions à un des ouvrages les plus « estimables de cette Exposition ».
Decamps (Alexandre). ■ — Revue Républicaine, t. V, p. 82 et 84.
« Le sentiment d'une nature aride et désolée, l'étendue « du désert y sont compris avec un rare succès et concou- « rent heureusement à l'expression de détresse dans laquelle « l'artiste a voulu peindre la malheureuse Agar implorant « le ciel comme la dernière espérance laissée à son déses- « poir ».
Journal des Artistes. — 9* année, t. XVII, I" vol. (26 avril), p. 266.
Les pa3'sages Je Corot sont cités parmi « les paysages « vieux style *.
Lenormant (Charles). — Revue des Deux- Mondes, 4* série, t. Il, p. 167. De l'Ecole Française, en 1835. Salon annuel. Réimprimé dans Beaux-Arts et Voyages précédés d'une notice par M. Guizot. 2 voL, 1861, in-8''; t. 1, pp. 84, 113-115-
« J'ai été le premier à reconnaître la manière large, « grave et abstractive de MM. Aligny, Edouard Bortin et « Corot...
« M. Corot aussi, sous quelques rapports, ne parle la « langue du paysage qu'en bégayant ! sa touche est tou- « jours lourde et mate; la souplesse, l'humidité, le charme « de la nature lui sont comme étrangers ». (Vif éloge néanmoins à'Ag^ir).
Voir encore notre T. I, p. 74.
ScHŒLCHER (Victor). — Revue de Paris :
t. XVII, p. 166.
T Ce paysage est à mes yeux le plus beau, parce que c'est
-► celui qui satisfait le mieux mon esprit, et donne le plus
'T. d'aliment h ma pensée. Que le hasard ou la volonté de
« M. Corot, dont nous ne connaissions encore rien de dis-
« tingué, l'eût amené à faire ce qu'il a fait, toujours est-il
« qu'il deviendra un des grands noms de l'Ecole Française,
« s'il persiste dans cette route, où il faut être aussi fort
« penseur qu'habile peintre ».
Vergnaud (A.-D.). — Petit pamphlet sur quelques tableaux du Salon de 1835 et sur beaucoup de journalistes qui en ont rendu compte. Paris, in-8.
Les critiques ont prouvé à qui n'a pas vu que la peinture de Corot est admirable. Vergnaud, qui a vu, est d'un avis entièrement opposé.