‹ L'œuvre de Corot (volume 3)Chapitre 294 sur 368 · L. V. (Louis Viardot). — Le National, 5 avril · texte numérisé non relu

L. V. (Louis Viardot). — Le National, 5 avril

« ... On dirait qu'il a eu quelque embarras à couvrir sa

« toile. Que les touffes d'arbustes soient dispersées, passe ;

< nous ne sommes pas dans le Bois de Boulogne, mais

< les blocs de rochers devraient être mieux groupés et « mieux assortis. L'ange qui vient, aux cris de la mère, « sauver en Israël toute la race arabe, vole très loin et très « haut I il descend du ciel... »

Corot est encore cité par :

A (?), Le Constitutionnel, 16 mai.

BoissARD (Fernand). — Journal de l'Institut historique, t. II, p. 147-141.

Aucune mention dans :

Sazerac (H. L.) : Lettre sur le Salon de 1835. Paris, 1835, in-8° (non terminé).

La Revue des Deux-Mondes ; i" avril (article de G. Planche).

Le Journal des Débats (article de E.-J. Delécluze).

SALON L'Artiste, i" série ; t. XI, p. 136.

* Peut-être pourrait-on comparer le style qu'il affectionne * et tant soit peu guindé au style raide et manière de cette « fraction de nos peintres d'histoire qui suit la banière de « l'auteur du Saint-Symphorien. Il semble, sinon dédaigner « la couleur, du moins avoir peu senti le charme qu'elle « répand, dans sa variété, sur la nature.

« Quel que soit le pays qu'il représente, il n'emploie « qu'un certain nombre de tons, toujours les mêmes, ternes « et pâles. Sa touche pourrait être un peu plus vive et plus e animée. En regard de ces critiques, il faut dire que sa ■?: pensée a de l'élévation, et que ses paysages respirent une « sorte de poésie un peu sérieuse à la vérité, et dénuée « d'ornements *.

Barbier (Alexandre). — Salon de 1836, suite d'articles publiés dans le Journal de Paris. Paris, in-8°, p. 90.

« J'oubliais encore une Ciiinpagne de Rome bien lourde, « bien grise, bien opaque, de ^I. Corot ».

Delécluze (E.-J.). — Journal des Débats.

Répétition, à peu de chose près, de ce qui a été dit en 1834, les éloges en moins.

Musset (Alfred de). — Revue des Deux- Mondes. 4' série ; t. VI, p. i86.

« Je regrette de n'avoir pas gardé une place distincte aux « paysagistes ; car je trouve tant de noms sur ma plume que « je suis sûr d'en oublier. Doivent être cités honorablement « MM... Corot, dont la Campagne de Rome a de grands « admirateurs. , . >

SALON

La Nouvelle Mi-

Tardieu (Alexandre).

nerve, t. IV, p. 444.

« La Campagne de Rome en hiver, par M. Corot, ... « a un caractère, un effet d'ensemble qui intéresse; et d'ail- T. leurs la touche en est remarquable et ferme. »

Aucune mention dans le Salon de G. Planche {Chronique de Par/5) réimprimé dans ses Etudes sur l'Ecole française.

Batissier (Louis). — L'Artiste. 1" série; t. XllI, p. 146.

" Le pays sauvage au milieu duquel Saint-Jérôme s'aban- « donne à ses mystiques contemplations n'offre rien de « bien saisissant. Ces rochers tristes et dénudés, ces terres « lointaines, ces arbres rares et tordus, sont d'un effet assez « pauvre ; cependant on reconnaît dans ce tableau, une vé- « ritable puissance de dessin ; il est fâcheux qu'il soit privé « de tout sentiment de couleur. Nous aimons mieux de « M. Corot sa Vue prise dans l'Ile d'Ischia. L'aspect en a « plus de charme et l'exécution en est meilleure ; mais là, « comme toujours, la peinture de M. Corot manque de « ressort. Le dessin n'a rien d'animé, la couleur rien de «: chaud ; l'air ne joue pas dans le feuillage de ses arbres et « la lumière ne se répand pas largement. *

Cité dans notre t. I, p. 82.

Barbier (A.). — Revue des Deux-Mondes ; 4' série, t. X, p. 165 (15 avril).

Corot « homme d'instinct, a le sentiment de certains « coins de la nature romaine qu'il reproduit avec une « naïveté brutale. Ses tons sont justes et bien posés, mais « ils sont généralement gris et peu flatteurs... »

Le National ;

Decamps (Alexandre).

30 avril.

« M. Coraux (sic), dans un tableau de Saint-Jérôme et les *: deux paysages qu'il a pris au milieu des admirables sites •r de l'Italie méridionale, a heureusement choisi les lignes « qui composent ses tableaux ; la couleur en est simple et « brillante, mais des empâtements présentent peut-être, ça « et là, un peu de lourdeur. *

Delécluze (E.-J.). — Journal des Débats; 3 et 18 mars.

18 mars: «... Il nous a fallu le secours du livret pour « être certain que nous étions en effet devant une produc- « tion dont on nous avait parlé si avantageusement (le « Saiut-Jèrôme). Les éloges inconsidérés attirent nécessai- « rement des critiques sévères et dans cette occasion nous « serions en droit de nous venger du petit désappointement « que nous avons éprouvé. Mais malgré son Saint-Jérôme, « M. Corot n'en est pas moins à nos yeux un homme de « mérite, un artiste consciencieux qui fait mille efforts pour « trouver des sujets, des formes et des apparences qui « cadrent avec sa pensée ; et ce travail, même quand il « n'est pas couronné de succès, nous le respectons. »

Gautier (Théophile). — La Presse ; 8 mars.

«... he premier tableau remarquable qui se présente (à

« partir du fond de la galerie) est le Saint-Jérôme àe Corot,

« l'auteur à'Agar dans le désert ; c'est différemment beau

« et c'est aussi beau... En avançant vers le Salon carré,

« vous parvenez à un paysage de Corot, un effet de soleil

« couchant avec de grands bois et de belles eaux limpides,

« qui ont l'air d'un second ciel. »

Dans le même journal, le ao mars, Th. Gautier, étudie l'oeuvre des paysagistes E. Bertin, Aligny et Corot.

« Voyez Corot, est-ce qu'on ne se casserait pas la tête < contre ses tons de pierre. Il a le don de la peinture

« opaque, chose rare en France, où presque tous les tableaux « font liintenie et semblent éclairés par derrière...

« Corot tâche à concilier l'imitation de la nature avec les « grandes lignes.

Dans le numéro du 21 mars, il étudie spécialement les tableaux exposés par Corot et vante les solides qualités du Saint-Jérôme dans le Désert ainsi que le charme du Paysage au Soleil couchajit et de la Vue prise à Ischia.

Journal des Artistes, XI' année, t. 21, I" vol. (5 mars et 23 avril), p. 149. Corot est cité p. 261 :

< ...Vue prise dans vile d' Ischia... exécutée d'une ma- « nière large et sévère. »

Planche (Gustave). — Salon de 1837, dans Etudes sur l'Ecole française (1851-1852); t. II, Paris, in-i2°, p. 98.

« Le Saint-Jérôme de M. Corot présente un mélange « malheureux de vérité, de mollesse et d'indécision. Nulle « grandeur dans les lignes, mais de la naïveté dans la cou- « leur, de la gaucherie dans le dessin, et un effet manqué. »

ViARDOT (Louis). — Le Siècle, 17 avril.

« Saint-Jérôme..., œuvre fort distinguée et fort remar- < quable, qui prouve dans son auteur un travail conscien- « cieux et patient pour arriver à l'expression de sa « pensée. . . m

YY (?). — Le Constitutionnel, 28 avril.

« Le ton général est bon, mais l'effet manque de concen- « tration ; tous les objets attirent trop également le regard. « Ici la facture, comme dans les autres ouvrages de l'auteur, « est large et puissante ; mais (qu'on me pardonne le mot) « on y voit un peu le pouce. Elle a quelque chose de « l'ébauche d'un sculpteur. On dirait qu'après avoir tout « bien construit, après avoir établi l'harmonie de tons et « mené chaque portion presque jusqu'à la fin, le peintre a « dédaigné d'achever, ou bien qu'il n'a pas cet amour de « l'art nécessaire pour compléter son œuvre. Je hasarde « ces obsen'ations parce que je suis convaincu que les « paysages de M. Corot seraient irréprochables s'il se « prescrivait seulement plus d'étude et de patience... *

SALON L'Artiste, 8" série, t. XV, p. 54 et 135.

« N'oublions-nous pas par exemple, M. Corot ? Aussi la « faute en est un peu à M. Corot lui-même. Ses paysages, * qui sont toujours d'un beau sentiment de composition, « sont plus que jamais, cette année, d'une exécution froide « et terne, absolument dépourvus d'éclat et de ressort. »

Delécluze (E.-J.). — Journal des Débats, 27 avril.

« En observant les ouvrages que >L Corot a exposés « depuis cinq ou six ans, il est impossible de ne pas recon- « naitre que cet artiste a un sentiment profond et vrai de la « nature. Il est évident qu'il l'épie et l'étudié avec amour « et qu'il la rend même avec une certaine vérité. Toutefois,

< ça et là, on surprend une affectation de simplicité et de

< naturel qui altère le bien qui s'y trouve... M. Corot se « laisse agiter trop souvent par les apparitions de la grande « ombre de Poussin. »

Journal des Artistes, XII* année, t. 23, I" vol. (27 avril), p. 234.

Le nom de Corot est cité parmi ceux des paysagistes distingués.

Mercey (Frédéric). — Revue des Deux- Mondes, 4' série, t. XIII, p. 401.

«... Nous n'aimons guère cette mythologie réfugiée dans « le paysage et se cachant à l'ombre des bosquets ; cepen- « dant le Silène de M. Corot nous a paru posséder au plus « haut degré cette naïveté que son auteur cherche si opi- « niâtrement et dont il est l'un des plus constants apôtres.»

Planche (G.). — Salon paru d'abord dans la Chroniqtie de Paris, Revue du XIX' Siècle, tome VI et réimprimé dans : Etudes sur l'Ecole française (1851-1852). Peinture et sculpture. Paris, 1855, 2 vol. in-i8; tome II, p. 141-142.

«... C'est à peine si quelques hommes sérieux lui « tiennent compte de ses courageuses entreprises, et se « plaisent à étudier ses œuvres. Cependant il serait fâcheux « que M. Corot se laissât rebuter par l'indifférence de la « foule, car il y a dans ses compositions, indécises et incom- « plètes, une élévation de style que le paysage réel rend de « jour en jour plus précieuse. Tandis que des caravanes de « peintres se partagent la France et copient, à qui mieux « mieux, un bouquet de bois, un buisson, une haie, un ruis- « seau, et comptent les cailloux qui bordent un fossé, il est « bon que des hommes persévérants, tels que M. Corot, « dédaignent la réalité vulgaire, et se proposent l'invention « dans le paysage. Accompli ou inaccompli, ce dessein a « le droit d'être encouragé. Nous ignorons s'il sera donné « à M. Corot d'atteindre le but qu'il entrevoit ; nous igno- « rons s'il réussira, dans un avenir prochain, à traduire « clairement sa pensée, mais nous souhaitons que la foule « lui tienne compte des etïorts qu'il a faits jusqu'ici afin qu'il « persévère dans la route qu'il a choisie ; car les p.aysages « de M. Corot sont une utile protestation contre la réalité « mesquine qui menace d'envahir notre école. Il s'occupe « de l'idéal, et son ambition mérite d'être applaudie. »

Thoré (Théophile). — La Revue de Paris; nouv. sér.; t. 53, p. 57 et 58 (6 mai).

«... M. Corot qui est d'un caractère calme et ascétique « voit la nature comme cela (sèche et sans vie luxuriante)... « Il y a d'ailleurs des qualités singulières dans les ouvrages « de M. Corot: de la sévérité, de la tournure, quelquefois « de l'élégance et de la finesse, un ton faible, mais toujours « juste et harmonieux... » (Suit l'étude des toiles exposées).

« Malgré la science et la conscience, M. Corot a peu de « succès au Salon. »

Aucune mention dans :

Le Siècle (article d'Alphonse Royer).

Le Journal de l'Institut historique (article du chevalier Alexandre Lenoir).

Le Constitutionnel (articles anonymes).

SALON

Barbier (Alex.). — Salon de 1839, par l'auteur d'un compte-rendu du Salon de 1836. Paris, in-i2, p. 139.

« On dit que M. Corot dessine à merveille ; je le crois,

« bien qu'à cet égard sa couleur me masque une bonne <- partie de son talent ; mais, du reste, apprenez que tout «• ce que possède M. Decamps, des qualités d'un grand « peintre, manque à M. Corot. »

Blanx (Charles). — Revue du Progrès, 1" mai, p. 475-476.

Delécluze (E.-J.). — Journal des Débats, 21 mars.

« Depuis quelques années, un peintre détalent, M.Corot, « a poussé cette résolution (de sacrifier les détails à l'en- « semble) jusqu'à la faire prendre pour de la négligence. »

Dréolle (J.-A.). — historique ; p. 149.

Simple mention de nom.

Journal de l'Institut

Fl.\ndrin (Hippolyte). — Lettres et pensées, publiées par le V" Henri Delaborde. Paris, 1865, in-8", p. 298.

Compte rendu du Salon de 1839, dans une lettre du II mars, à Eugène Roger ; Flandrin y cite Corot, sans plus.

Gautier (Théophile). — La Presse, 27 avril.

Compte rendu en vers, cité dans notre t. I, p. 83.

Janin (J.). — L'Artiste, 2' série ; t. II, p. 269.

« M. Corot, ce grand artiste, a rapporté de l'Italie un « beau paysage. Talent sévère, plein de conscience, qui ne « sera jamais populaire; il mérite toute notre estime, tous « nos éloges. ^

Journal des Artistes, XIII' année, t. XXV, I" volume, 24 mars, p. i86.

« ... A côté, on voit un paysage poussinesque représentant '■. un Siti" d' Hcilie . . . par >I. Corot ; la composition en est

* sévère; les lignes belles et grandes ; l'effet en est majes- ' tueux ; il ne lui manque peut-être qu'un peu de finesse ; r. le Soir... est encore un charmant paysage : M. Corot pos- « sède un talent sévère et comprend très bien le style dit « historique. . . *

T. (Thoré). — Le Constitutionnel,^ mai.

« M. Corot est un homme austère et méditatif, qui com-

* prend ainsi la nature. Il n'a pas besoin de se faire la « leçon pour cela. Il produit tout naturellement de la peinf ture calme, triste, pleine de pensée et d'élévation. lia exposé « deux petits paysages. Le Soir est un chef-d'œuvre pour le ■?• caractère du dessin et la douce harmonie de la lumière. :»

Aucune mention dans :

Le Siècle (article d'Alphonse Royer).

La Revue des Deux-Mondes (article de Prosper Mérimée).

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