‹ L'œuvre de Corot (volume 3)Chapitre 297 sur 368 · EXPOSITION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

EXPOSITION UNIVERSELLE

About (Edmond).— Voyage à travers l'Exposition des Beaux-Arts. Paris, in-i6 (1835); p. 217.

« Aucun artiste n'a plus de style et ne fait mieux passer « ses idées dans le paysage. Il transforme tout ce qu'il « touche, il s'approprie tout ce qu'il peint, il ne copie « jamais, et, lors même qu'il travaille d'après nature, il « invente. »

Bernard (Frédéric). (Théodore Pelloquet).

— Journal pour Tous, 25 août.

Delacroix (Journal de Eugène). — Edit.

Fiat et Piot. Paris, 1S93-93, in-8°, t. III, p. 115 (7 novembre 18S3).

Cité par nous, t. I, p. i6i.

Delécluze. — Journal des Débats, 16 décembre ; réimprimé dans : Les Beaux-Arts dans les Deux-Mondes en 1853. (Exposition Universelle). Paris, in-12, 1856.

« L'intention de ces tableaux est charmante ; mais, en « peinture comme en morale, il ne suffit pas d'avoir une « bonne pensée, une bonne intention, il faut les réaliser; « et, malgré toute notre bonne volonté, nous ne pouvons « prendre les tableaux de M. Corot que pour de gracieuses « esquisses. »

Du Camp (Maxime). — Revue de Paris, i" août. Réimprimé dans : Les Beaux-Arts à l'Exposition Universelle de 1855. Paris, 1855; in-8° p. 237.

« Les paysages de M. Corot ne sont peut-être pas de « ceux qu'on voit, mais ils sont certainement ceux que « l'on rêve...

« Les arbres sont dessinés sans contours et peints sans « couleur : comment cela s'est-il fait? Il l'ignore lui-même. « 11 se dit un beau jour : *: Je vais peindre un soleil cou- « chant. « Il prend ses brosses et sa palette; il esquisse « des arbres, des eaux, des personnages, sans trop y « songer : il ne songe qu'au soleil couchant. Le tableau « exposé, vous ne remarquez ni les personnages, ni les « eaux, ni les arbres ; vous vous écriez des la première vue : « Ah le beau soleil couchant I *

Gautier (Théophile). — Les Beaux-Arts en Europe, i" série. Paris, 1836 ; p. 129. (Réimpression d'articles parus dans le Moniteur).

Gebauer (Ernest). — Les Beaux-Arts à l'Exposition Universelle de 1835. Paris, in-i8, p. 149.

« Les paysages de Corot ont de la poésie et de la grâce, « mais ils manquent de vérité et de précision. »

La Rochenoire (Jean de). — Exposition Universelle des Beaux-Arts. Le Salon de 1875 apprécié à sa juste valeur. Paris, 2 vol. in-8°; t. II, p. 66.

c M. Coi-ot... avec un dessin pénible, une maladresse « inouïe de faire, une couleur mal appliquée et une persé- « vérance opiniâtre, négligeant enfin et comme à plaisir « (car il peint, quand il veut, mieux que pas un) les moyens « sersiles d'une imitation matérielle..., parvient, pardesvoies « qui lui sont propres, à inonder notre âme de poésie. »

LouDUN (Eugène). (Alphonse B.\lleydieri. — Exposition Universelle de 1S55. Paris, 1855, in-8°, (tirage à part de l'Union), p. 158.

Parallèle entre les peintres classiques et les peintres romantiques : Corot exprime non des sites, mais des impressions. *

Perrier (Charles). — L'Artiste, 5' série, t. XV ; p. 141. Réimprimé dans les Etudes sur les Beaux-Arts en France et à l'Etranger, du même.

« Ce que Corot poursuit, ce n'est pas la forme palpable, « c'est l'idée. C'est un poète qui s'adresse à d'autres poètes. « Comme peintre, il ne procède de personne et ne rappelle « que Claude Lorrain, quelquefois. »

Pl.\nche (Gustave). — La Revue des Deux- Mondes, nouv. pér. 2* série, 25" année, t. XI;

« M. Corot vaut mieux que sa réputation... (S'il) est « excellent dans le domaine de l'invention, ses admirateurs « les plus pervers sont obligés de confesser qu'il exécute « avec une certaine gaucherie ce qu'il a si parfaitement « conçu. Sa main n'obéit pas à sa fantaisie... Avec une « imagination moins riche et une main plus habile, il « rallierait sans peine un plus grand nombre de suffrages. »

ViGNOx (Claude). (M^'Noémie Const.\nt). — Exposition Universelle de 1855. Beaux-Arts. Paris, 1855, in-i8 (7 1/2 f.) ; p. 253.

Développement sur ce thème que Corot est « poète plus que peintre. »

SALON

About (Edmond). — Nos Artistes au Salon de 1857. Paris, 1858, in-12 ; p. 120.

« M. Corot, parti de la couleur, est arrivé doucement, en T cheminant sous bois, jusqu'à la lisière du dessin. Je ne « dis pas qu'il soit de force à peindre un portrait; il ne « serait pas capable de modeler V Œdipe de M. Ingres ou la « Médée de M. Delacroix. Si on le plaçait avec M. Desgoft'e « devant un chêne ou un olivier, je crois en conscience « qu'il ferait l'arbre moins ressemblant, et qu'il n'aurait que < l'accessit. Mais il dessine admirablement une masse verte, « il sait nouer un groupe d'Amours et le faire entrer dans « le paysage ; ses petites figures de femmes sont souvent « excellentes, pourvu qu'on les laisse où elles sont. »

Bertall. — Journal amusant; 19 septembre.

Charge de \' Incendie de Sodome, avec cette légende : « Sodome au jus de réglisse, par M. Corot. — La Bible « assure que Sodome fut dévorée par l'incendie. M. Corot « prétend que la punition ne fut pas si terrrible, et que « cette ville coupable fut simplement passée au jus de « réglisse. La croyance de M. Corot est respectable et nous « paraît émaner d'un brave homme. »

Castagnary. — Le Présent, revue européenne. Réimprimé sous le titre : Philosophie du Salon de 1857. Paris, 1858, in-i8, augmenté d'une préface, et dans : Salons, Paris, 1892, in-12, t. I ; p. 25.

« C'est vague, c'est indécis ; le sentiment des individua- « lités naturelles de l'arbre, de la plante, du rocher, ne s'y « fait guère jour ; mais la pénétration vive des choses géné- « raies, des herbes mouillées, des ombres fraîches, des « lumières pures, y est fortement accusée et suffît à la « simplicité des motifs. »

Delécluze (E.-J.). — Journal des Débats ] 20 aoiit.

«... Ses peintures ne nous donnent que des sensations « imparfaites, passagères comme celles que ferait naître « et évanouir tout aussitôt la harpe éolienne... Quoi qu'il « en soit cependant de l'exécution vague des tableaux de « Jî. Corot, cet artiste doit être rangé au nombre des véri- « tables paysagistes, par cela seul que l'être humain anime « toutes ses compositions champêtres. »

Du Camp (Maxime). — Le Salon de 1857.

Paris, in-12; p. 115.

Simple mention sympathique.

L'Illustration, t.XXX;

Du Pays(A. J.).

(25 septembre), p. 202.

« L'exécution est nulle, le coloris n'existe pas ; ... mais il « y a le sentiment et cela suffit à l'artiste pour vous donner « un instant l'impression de ces jolis rêves et vous inspirer « le regret qu'ils se soient envolés. »

FouRNEL (Victor). — Le Correspondant, nouvelle série, t. V. (mai-août); p. 745.

L'auteur proclame sa prédilection pour les paj'sages de Corot, tout en lui reprochant son peu de naïveté et de réalité.

Gautier (Théophile), velle série, t. II ; p. 114.

Très sympathique.

L'Artiste, nou-

Nadar, jury au Salon de 1857. — Paris, in-12 oblong.

Dans la préface, l'auteur parle de la rue Laffitte : « Dévo- « tieusement et instinctivement, j'accomplis ma petite « station à chacun des reposoirs de Cachardy, de Beu- <: gniet, de Détrimont, de Cornut, de Waille; je vois des « Delacroix, je vois des Troyon, je vois des Corot... »

Perrier (Charles). — L'Art français au Salon de 1857. — Paris, in-12 ; p. 133.

Longue dissertation sur la peinture de Corot, vague, mais très expressive.

Planche (Gustave). — Revue des Deux- Mondes, seconde série, 27* année, t. X; p. 398-

« Corot a de l'ingéniosité, de la grandeur, de la fraîcheur. « Mais... il exprime toujours ce qu'il a conçu avec la même « gaucherie, la même maladresse. Il sait très bien ce qu'il « veut, et ce qu'il veut est presque toujours digne de a louange. L'heure venue de traduire sa volonté, sa main « hésite... Terrains, troncs et feuillages, tout demeure à « l'état d'ébauche dans les compositions de M. Corot. Or « les ébauches ne peuvent séduire que les gens du métier... « M. Corot n'a pas le droit de se plaindre. Il possède l'es- « time et la sympathie des hommes du métier ; il n'est pas « populaire et ne devait pas l'être... >

Tardieu (Alexandre).

tionnel, 21 août 1857.

Simple mention de nom.

Le Constitu-

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