EXPOSITION DE DIJON
ScHALER (Auguste). — Les Beaux-Arts à l'Exposition de Dijon. Dijon, 1858, in-8° ; p. 63.
SALON
AsTRUc (Zacharie). — Les quatorze stations du Salon. — Août 185Q. Préface de George Sand. Paris, 1859, grand in-i8;p. ig (Macbeth) et 173 {Dante et Virgile; Tyrol italien; Paysage avec figures \ Idylle.)
Dissertations longues et verbeuses, élogieuses d'un bout à l'autre.
AuBERT (Maurice). — Souvenirs du Salon de 1859. Paris, 1859, in-i6; p. 25.
Le meilleur des sept tableaux de Corot est le Souvenir du Limousin. Résumé des jugements de la critique sur le maître.
Baudelaire (Charles). — Revue française.
Salon, réimprimé dans : Curiosités esthétiques. (Œuvres complètes, t. II). Paris. (Ciilmann-Lév}'), 1884, in-8" ; p. 329-331.
Il y a chez Corot « une infaillible rigueur d'harmonie » et un •^ profond sentiment de la construction ». Sa couleur n'apparaît trop douce et s» lumière crépusculaire que « par contraste avec les peintures criardes qui l'entourent, a
Bertall. — Galette de Paris, 1859.
Caricature de Dante et Virgile avec cette légende : «■ Les « deux poètes, déguisés en parapluies, — pour conserver « un sévère incognito, — visitent un paysage de Corot « peuplé d'animaux en feutre et peint avec du jus de « réglisse et de la suie combinés. On leur avait dit que le « paysage représentait l'enfer ; ils assurent que cela ne vaut « pas le diable. >
Castagnary. — L'Audience, réimprimé dans : Salons, t. I; p. 87-89.
Cité par nous, T. I; p. 192.
Chesneau (Ernest). — Libre étude sur l'Art contemporain. Salon de 1839. Paris, grand in-8" ; (tirage à part de la Revue des races latines), p. 163.
■r D'une inhabileté de main devenue proverbiale, Corot « ne possède pas le don de la couleur... Mais il transmet « avec naïveté et force l'impression toujours poétique qu'il « reçoit de la nature. *
Delécluze (E.-J.).
20 août.
Simple mention de nom.
Journal des Débats,
Belloy(A. de), t. VII; p. 19.
-L'Artiste. Nouvelle série.
Du Camp (Maxime) — Le Salon de 1859.
Paris, in-i8; p. 151.
« La peinture de Corot « tourne dans un cercle qui ne se « renouvelle pas *. Ses qualités essentielles sont la douceur « et la rêverie. Le meilleur tableau de son exposition est le « Souvenir du Limousin. *
Dumas (Alexandre). — L'Indépendance belge. Réimprimé dans: L'Art et les Contemporains au Salon de 1859. Paris, in-i8, p. 142-143-
« Corot est un poète à la manière d'André Chénier et de
« Théocrite ; seulement il écrit avec un pinceau... C'est
« toujours au reste la même idylle qu'il refait, mais c'est
« une idylle pleine de sentiment. Maintenant, comme pein-
« ture, c'est maladroit, c'est malpropre, c'est saupoudré de
« farine ; mais, malgré tout cela, l'artiste y met tellement
« tout son cœur, toute son âme, toute son espérance, que
« cela fait plaisir à voir... »
DuMESNiL (Henri). — Le Salon de 1859.
Paris, in-i8; p. 12-16.
Longue étude très sympathique.
Du P.ws (A.-J.). — L'Illustration, t. XXII , p. 52 et t. XXIII, p. 143.
« M. Corot est un poète qui s'amuse .\ peindre. C'est le « plus naïf et le plus frais de nos paysagistes et cependant « sa couleur est grise, cendrée, noirâtre. Ses tons sont « sales, son faire est des plus négligés... Il n'a point fait « école parce qu'il a en lui quelque chose qui ne se com- « munique pas : le sentiment. Mais son influence n'en a « pas moins été considérable sur les paysagistes modernes.»
Eloge de VlJyJle et du Paysage avec figures, mais sévère critique des autres toiles. « ...Ce sont des portraits tout « à fait indignes d'une exposition, et par suite un encou- « ragement au laisser-aller complaisant que l'on n'est que « trop disposé à apporter aujourd'hui dans l'exécution de « petits ouvrages de peinture. »
DuPLESSis (Georges). — Revue des Beaux- Arts, t. X; p. 176-177.
T... La plus grande puissance et la meilleure organisation c des paysagistes... >
DuviviER (J.-H.).— Indiscrétion. Salon de 1859. Paris, 1859, in-8°; p. 14-15.
FouRNEL (Victor). — Le Correspondant, nouvelle série, t. II (mai-aoiàt) ; p. 268.
De parti pris, Corot encadre de paysages ses scènes préhistoriques; il eut dû plutôt prendre à l'ancienne école « la variété dans les lignes et l'invention dans les plans. » Monotonie et lourdeur.
JouRDAN (Louis). — Le Siècle, 22 avril. Réimprimé dans: Les Peintres Français.
Salon de 1859. Paris, 1859 ; in-i8.
Lépinois (E. de B. de). — L'Art dans la Rue et l'Art au Salon. Paris, 1859, in-i8 ;
Cité par nous, t. I, p. 193.
Mantz (Paul). — Galette des Beaux- Arts, i" partie, t. II ; p. 295.
« M. Corot est un poète, un musicien, un charmeur... <r. C'est peu de chose au sentiment des virtuoses de la tou- « che ; mais, pour nous, c'est la nature elle-même... Nul n'a «• reçu autant que M. Corot le don de l'impression morale... »
Saint-Victor (Paul de). — L'Artiste, nouvelle série, i"' semestre, 1861 ; p. 32. Les paysagistes contemporains.
« Jusqu'ici nous n'avions que de la sympathie pour le <^ talent de M. Corot ; il nous force à l'admiration. » (Longue " étude élogieuse de Dante et Virgile et de Macbeth.)
Stevens (Mathilde). — Impressions d'une femme au Salon de 1859. Paris, in-12; p. 43.
Aucune mention dans La Revue des Deux- Mondes. (Seconde série, 29' année, t. XXI ; article de Henri Delaborde).
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