EXPOSITION DES BEAUX-ARTS A ANVERS
Guiffrey (J.-J.) — Galette des Beaux-Arts, i" pér., t. XVII; p. 368.
SAL ON
L'Autographe an Salon de 186^, 2' livraison ; 7 mai.
Dessin de Corot, d'après le Souvenir du Lie de Neini.
Cham. — Le Salon de 1865, Paris, in-4'.
Caricature du Souvenir du hie de Nfini, avec cette légende : t Source merveilleuse découverte par Corot pour « l'embellissement de la chevelure. Voir le tableau f ci-dessus ser\-ant de prospectus. »
Chesneau (Ernest). — Le Constitutionnel ; 2 mai et 27 juin.
Clément (Charles). — Journal des Débats; 23 avril.
Deriège (Félix). — Le Siècle; 10 mai.
'« M. Corot est un peintre éminemment original et dont « l'individualité n'appartient à aucune école. Il a jusqu'à un « certain point les traditions du paysage historique, mais « en se rapprochant de la nature. »
Du Pays (A.-T.). —L'Illustration, t. XLVI ; p. 91.
€ Si vous examinez a un point de vue critique cet ouvrage « qui vous a charmé par la simplicité de sa composition et « son unité d'aspect... rien de précis dans les contours, « rien d'étudié dans le détail du modelé intérieur. Les « valeurs même {sic) ne sont pas observées... Quant à « l'exécution, elle est du laisser-aller le plus imperturbable. « C'est une franche ébauche. *
Gallet (Louis).
in-12; p. 10.
Le Salon de 1865. Paris,
Jahyer (Félix). — Etude sur les Beaux- Arts. Salon de 1865. Paris, in-12; p. 180.
Critique très acerbe du maître qui « est poète, c'est vrai, mais tout de convention. » Bien d'autres avant lui sont dignes de la médaille d'honneur. « C'est un paysagiste dis- « tingué... Ce n'est pas un grand maître et la postérité « sera moins généreuse envers lui que ses amis. »
Lagrange (L.). — Le Correspondant.
Simple mention de nom.
Lescure (De). — Revue contemporaine
(mai-juin), t. XLV; p. 553.
Corot est un très grand paysagiste, mais monotone et qui n'atteint pas au comble de l'art oii Claude Lorrain est parvenu.
Mantz (Paul).— Galette des Beaux-Arts, i"pér. t. XIX; p. i6.
« Corot touche directement au grand art; c'est pour ce'a
< sans doute qu'il n'a pu obtenir... la médaille d'honneur. » Eloge de sa peinture.
Merson (Olivier). — L'opinion nationale.
15 et 24 mai.
«... Prenez garde, dit-on, ce sont des œuvres de poète !
« Mais encore faudrait-il que la forme y fût. Avec la meil-
< leure volonté du monde, il est impossible d'accepter cette « exécution comme définitive et là, sous la lâcheté d'une « vague ébauche, je vois tout au plus le germe de tableaux
< qui eussent pu être charmants si le travail en avait été c poursuivi et qui, dans l'état, semblent autant de gageures « entreprises contre la vérité et le bons sens.
« Une ébauche ! Voyez la belle affaire ! Combien de « mauvais peintres en fabriquent de superbes?... Il faudrait c donc que M. Corot consentît à achever ce qu'il a com- « mencé, à peindre ce qu'il a ébauché ? Mais est-il en « mesure de satisfaire une pareille exigence? Puisque d'au- « cuns l'assurent expressément , je veux bien le croire ; « cependant, franchement, il n'y paraît guère. Que veut-il « avant tout? Imprimer sur ses œuvres sa personnalité et « comme il craint toujours de n'être compris qu'à demi, il « donne à cette personnalité la plus grande extension pos- « sible, lui sacrifiant d'un seul coup l'exemple des maîtres et « les éléments de richesse et de variété que la nature « renouvelle sans cesse, dont elle se montre si étonnara- « ment prodigue. »
« Toute réflexion faite, le grand mérite de l'artiste réside « principalement dans une manière de dessiner et de colo- « ricr qui se vaporise en lignes incertaines, qui se dissout
< en tons indéterminés. Or, cela, sans être précisément du
< dessin et de la couleur, encore moins de la peinture, a « pourtant une teinte de mystère qui exerce une sorte de « charme...
« Sur la question de savoir si les tableaux de Corot « étaient dignes effectivement de la première récompense, « pour tous les hommes de bonne foi le do»te n'est pas « permis ; leur triomphe eût été un scandale.
« ... Ce n'est pas sans regret que je viens affliger un « artiste estimable. Cependant la situation exigeait un lan- « gage non déguisé. Plaise à Dieu que M. Corot préfère la < franchise à la flatterie. *
MoNTiFAUD (Marc de). — L'Artiste, nouvelle série, i" semestre 1865, p. 218.
MouY (Ch. de). — Revue française, p. 202.
Privât (Gonzague). — Place aux Jeunes!
Causeries critiques surleSalonde 1865, in-12; p. 32.
Sault (de). — Le Temps, 9 mai.
Thoré (T.). — Indépendance Belge (4* article). Réimprimé dans: Salons de W. Bûrger. Paris, 1870, in-12 ; t. Il, p. 223.
« ... Corot n'a presque jamais fait qu'un seul et même « paysage, mais il est bon... »
Aucune mention dans la Revue des Deux- Mondes, 2' pér. 35' année, t. LV'II, article de Maxime Du Camp.