EXPOSITION DE TOULOUSE
Buisson (J.). — Revue de Toulouse, i" mai, p. 21.
Journal Illustré de l'Exposition Toulousaine (3 août 1865)
SALON
Blanc (Charles). — Galette des Beaux- Arts, 1" pér., t. 21 ; p. 38-40.
La poésie compense les erreurs du peintre et les rend pardonnables.
Beaurin (Charles). — L'Artiste, 2' semestre, 1866 ; p. 148.
Lettre à Arsène Houssaye. L'auteur défend Corot contre le reproche de monotonie qui lui est adressé.
Castagnary. — La Liberté (5 et 13 mai), réimprimé dans : Salons, t. I ; p. 224, 225 et 234.
Clément (Charles). — Journal des Débats, 19 juin.
Ses tableaux « ne sont ni meilleurs, ni moins bons que « ceux que le peintre nous donne depuis bien des années. »
Deriège (Félix). — Le Siècle, 10 juin.
« ... Je ne dis pas qu'il n'y ait de la fraîcheur, de la «• poésie et un certain charme dans ces deux toiles de « M. Corot; mais je prétends que ce n'est pas réellement « du paysage, que c'est du décor, de la fantaisie sans règle « et sans limite ; que rien n'y est sérieusement étudié, ni les « terrains, ni les eaux, ni les arbres, ni les personnages ; « qu'à force de répéter ces noires silhouettes, M. Corot en < fait des poncifs. Or, ce n'était pas la peine de devenir un « des chefs de la nouvelle école pour substituer d'autres « poncifs à ceux de l'Académie. *.
Le Monde des Arts, 15
Diguet (Ch.).
avril ; p. 33-34.
V. Rien qu'au sujet choisi par le peintre on présage une <r toile sinon magistrale, du moins d'une grande valeur, — - « l'indécis étant la qualité dominante de ce chef d'école si « fantasque, si scabreux dans l'imitation. *
Du Camp (Maxime). — Revue des Deux- Mondes, 2' pér., t. LXIII, p. 71S.
c Deux agréables paysages de M. Corot, avec des ciels nacrés dont il a seul le secret. »
Du Pays — (A.-J.)- — L'Illustration, 14 juillet, t. XLVIII ; p! 30.
Lagrange (L.). Le Correspondant, nouvelle série, t. 32 ; p. 211.
« ... M. Corot laisse ses rêveries, si légères jadis, prendre < un embompoint inquiétant. »
Merson (Olivier).
2 juillet.
Opinion nationale,
r . . . Voyez M. Corot. En bonne sincérité, quel homme « connaisseur et indépendant pouvait supposer que cet
< artiste serait un candidat sérieux aux récompenses supé-
< Heures? Eh bien ! il n'en est pas moins vrai que l'an passé « il s'en est fallu d'une seule voix qu'il n'obtînt la première « couronne. Dieu sait ce que le public eût dit si la mysti- « fication eût été poussée jusqu'au bout et cette année avec « ses ébauches de tableaux, ses caricatures de paysages, s'il » n'a pas été aussi près du but, encore a-t-il obtenu un bon c nombre de suffrages.
« Je voudrais bien savoir décidément ce qu'on trouve de « si admirable dans la peinture de M. Corot. Car enfin j'y € vois surtout le recommencement perpétuel du même « motif, de la même impression, de la même ritournelle. « Il y a aussi là-dedans, dit-on, beaucoup de poésie. C'est «• juste, et voilà vingt ans que le poète exécute le même «• Iredon sur le même flageolet. Quant à la recherche du « mieux, quant à la moindre lutte avec la réalité, bien malin « qui en rencontrerait quelque part. Or, dans cette obstina- « lion têtue à ne rien inventer, dans cette façon commode « et facile de substituer sa manière à la vérité, le jeu des « touches à l'observation de la nature, le lazzi à l'impres- « sion franche et loyale, l'aplomb et l'adresse à l'étude, je « suis navré de le dire, mais on est bien forcé d'y recon- « naître les signes de l'impuissance et de l'incapacité et nul- « lement ceux de la force et du talent...
« C'est égal, le Soir ou la Solitude. .. a trouvé amateur à « 18.000 francs... Bornons-nous à admirer le taux extraor- « dinaire auquel les peintres arrivent parfois à se priser, « ceux-là même qui passent pour superlativement simples « et naïfs et pleins d'une enfantine candeur. *
MoNTiFAUD (Marc de) mestre i8bb ; p. 176.
L'Artiste, 2' se-
« Les oeuvres de M. Corot manquent généralement de
< cette variété dans les motifs et dans le faire qui sont ce- « pendant la preuve d'une fécondité qu'on se plaît à recoii- « naître dans la nature. *
Saint-Victor (Paul de). — La Presse, 10 juin.
« M. Corot joue à ravir de la petite flûte idyllique, mais « sa flûte n'a que trois trous et il devient très dillicile de dis- « tinguer ses mélodies l'une de l'autre... Je ne puis me faire
< à ces arbres bourbeux à peine ébauchés. »
Thoré (T.). — L'Indépendance Belge (4* article). Réimprimé dans: Salons de W. Biirger. Paris, 1870, in-12 ; t. II, p. 319.
< ... Toujours le même, tendre et nébuleux... >
ViLLEMER (marquis de). — Le Figaro, 13 mai.
« Interprétation élégiaque qui, à proprement parler, ne «■ s'appelle pas couleur, mais plutôt harmonie. »
Zola (Emile). — Mon Salon. Paris, 1866, in-12, 20 mai. Adieux d'un critique d'art, p. 67.
« Si M. Corot consentait à tuer, une fois pour toutes, les « nymphes dont il peuple ses bois et à les remplacer par « des paysannes, je l'aimerais outre mesure.
« Je sais qu'à ces feuillages légers, à cette aurore humide « et souriante, il faut des créatures diaphanes, des rêves « habillés de vapeurs. Aussi suis-je tenté parfois de deman- « der au maître une nature plus humaine, plus vigoureuse. « Cette année, il a exposé des études peintes sans doute à < l'atelier. Je préfère mille fois une pochade, une esquisse « faite par lui en pleins champs, face à face avec la réalité c puissante. »