L’ENFANT MALADE
PORTRAIT DE M-"c GALLIMARD
En i8go, il v ;i scission entre les artistes (|iti faisaient partie de la Société des Artistes français et qui exposaient an Palais de I Industrie. Un nouveau Salon est fondé par Meissonier, Pmi s de Chavannes, Carolus-Duran, Bracquemond, Dalou, Galland, Boll, Due/, Gervex, Ca/in, Besnard, Dagnan-Bouveret, Bodin, \\ al tuer, Bixens, Béraud, Bi I lotte, Montenard. Ces messieurs, pour la plupart, sinon tous, après avoir désiré et accepté les récompenses (pi il était de mode de se distribuer annuellement, entre soi, après chaque exposition des Champs-Elysées, s’avisèrent que ce svstème était déplorable et qu’ils étaient
submergés par la marée croissante des hors concours et des exempts. Ils
fondèrent donc la Société nationale des Beaux-Arts, sous la présidence de Meissonier, et appelèrent à eux les mécontents. Les récompenses étaient supprimées. On établissait toutefois des catégories de fondateurs, délégués, sociétaires, associés. C’était, après tout, un progrès, ('I nous avons gagné au nouveau Salon un meilleur choix, une diminution du nombre des œuvres, un arrangement mieux raisonné. C’est bien quelque chose, et le souvenir de Meissonier se révoltant contre Bouguereau ne reste qu'une scène amusante de l’éternelle comédie.
Carrière passa à la Société nationale.
Il v gagna, comme les autres, de pouvoir donner une idée plus exacte de son travail. Le nombre des œuvres, en effet, n était plus limité : les études intéressantes pouvaient être montrées auprès des tableaux achevés. Beaucoup ont abusé de ce droit nouveau, ont montré des séries de pochades cpii auraient dû rester dans leur atelier comme des notes à consulter. Carrière est étude plus sévère pour lui-même, et quoiqu il
donne sur la toile, dès les premiers coups de brosse, les plus justes indications de formes, il n’a jamais envoyé, aux Salons annuels du Champ-de-Mars, en œuvres de tous formats, que des pages réfléchies, savamment exécutées, qui ont donné à connaître une infinité de nuances de son talent.
La première année, en 1890, il expose six toiles : Sommeil, I endr esse, la Coupe, Jeune Fille \ sa Coiffure, le Cahier, le Déjeuner.
En 1891, sept toiles : Portrait d Alphonse Daudet; le Matin ; la I imbale; Portrait de Paul Verlaine; Rêverie; Portrait de Gustave Geffroy; Portrait d’Armand Ber fox.
En 1892, une toile : Maternité, commandée par I Etat et qui fut placée au Musée du Luxembourg.
En i8i)3, quatre toiles : Portrait de Gabriel Sé ailles; Portrait de MUe Ménard-Dori an ; Portraits; Portrait de Charles Morice.
En 1894, une toile : Tèt e de Femme, étude pour un tableau en préparation :
le Théâtre de Belleville ; quatre lithographies : un portrait d'Alphonse Daudet, et trois sujets pour I Estampe Originale, d’André Marty, pour le recueil des œuvres posthumes d’Albert Aurier et pour 1’ Artiste.
En 1890, une toile : le Théâtre
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PORTRAIT DE Mllc P. MEN AR D - DORI AN
de M. Gabriel Séailles; le Sommeil; I )oit i an ; Portrait de Paul Verlaine ;
Populaire, ou Théâtre de Belleaille, et une nouvelle lithographie pour I Estampe