XXIV AVANT-PROPOS
l'humanité, où la femme ne ressemble presque jamais à l'homme. L'étude de l'homme, à ne considérer que les deux sexes, est donc double de celle du monde animaL — L'auteur a suivi cette idée de Balzac dans son étude; il a réservé à la fin de chaque introduction, une analyse spé* ciale au genre de femmes étudiées dans les scènes qui' suivent. w
Arrivé aux Études philosophiques, l'auteur a cherché à découvrir, pour en apprécier la valeur, les idées de Balzac en métaphysique et on psychologie. — Pour lui, la Comédie Immaine est un vaste traité de philosophie expérimentale dont les Etudes analytiques — si elles avaient paru — auraient été lontologie, les Etudes philosophiques la psychologie, les Études de mœurs la morale, et le génie de l'écrivain la logique. — Il s'est attaché à rendre compte du fameux Traité de la Volonté, que contient Louis Lambert; il a expliqué et commenté l'émouvant symbole de la Peau de CluKjrin en faisant allusion à ce sujet au terrible mal du siècle dont se plaignait Musset, la névrose d'aujourd'hui qui fait tant de victimes et que Balzac, avec son gros bon sens, appelait l'intempérance du désir. Enfin, dans Séraphifa, une des œuvres inaperçues mais capitales do la Comédie humaine, l'auteur a exallé l'ardent sj)irilualismo de Balzac, (|ui (^st ù opposer au matérialisme ' du jour, source des excès de la lilléralure décadente et naturaliste. Dans la nouvelle Jésus-C/irist en Flandre, il a résumé le sons moral de la Comédie humaine. Inutile de p.ulor (b; tout cv ([iii ;i été dit, au cours de l'élude, sur la |iolili(|uo d(^ Biil/.ac, ses opinions on nialièro (h; législation, (Il liisloiro, SOS aji|)récialions de nos lois sociales tant de fois iTMianiécs |i;ir b- fait des révolutions. Balzac savait