AVANT-PROPOS
Notre travail est divisé en deux parties : l’une comprend l’histoire de l’Émaillerie limousine d’après les textes et les monuments connus, l’autre donne les spécimens les plus intéressants des différents objets sur lesquels nos émailleurs ont exercé leur talent. Il sera terminé par une table analytique très détaillée destinée à faciliter les recherches.
On ne peut écrire avec utilité sur les arts sans mettre en quelque sorte sous les yeux du lecteur un certain nombre des monuments qu’ils ont produits; si minutieuses que soient des descriptions, elles sont nécessairement incomplètes parce qu’elles s’adressent à l’intelligence quand c’est aux yeux qu’il faudrait parler, aussi avons-nous inséré dans notre ouvrage 500 gravures qui appuieront nos exposés et nos dissertations.
Nous nous sommes fait un devoir scrupuleux d’indiquer les sources où nous avons puisé, pour qu’on puisse, au besoin, contrôler nos affirmations.
Nous citons toujours, lorsque l’occasion s’en présente, les noms des auteurs qui nous ont fourni des renseignements et ceux des amis dévoués qui ont bien voulu faciliter nos recherches.
Ce serait nous répéter que de les nommer dans ce court préambule. Nous devons cependant faire une exception pour M. Emile Molinier, attaché à la conservation du Musée du Louvre. Non-seulement M. Emile Molinier nous a envoyé les photographies ou les dessins de nombreuses pièces émaillées disséminées dans les collections publiques et particulières, mais, tout en nous aidant de ses conseils, il a généreusement mis à notre disposition les notes précieuses du cours d’archéologie qu’il professe à Paris depuis trois ans. Tous ceux qui connaissent les ouvrages de M. Emile Molinier et sa haute compétence pour toutes les œuvres d’art qui indistinctement se rattachent au Moyen-âge, comprendront combien son concours nous a été utile. Pour nous nous regardons comme un devoir et un plaisir de l’affirmer, et nous sommes heureux de pouvoir rendre ainsi justice à sa complaisance et à son talent.