‹ L'œuvre de MeyerbeerChapitre 10 sur 25 · LE PARDON DE PLOERMEL · texte numérisé non relu

LE PARDON DE PLOERMEL

grand style, comme le récitatif et la romance de Pierre au dernier acte :

0 jours heureux de joie et de misère...

Catherine revient à la raison, en entendant un air de flûte que Pierre travaillait à Saardam, où ils se sont connus et qu'au premier acte il avait commencé à jouer. La réminiscence d'une chanson de Danilowitz et d'un chœur de paysans hollandais achèvent sa guérison, et alors c'est le motif de la prière à sa mère qu'elle pense tout d'abord à murmurer, comme l'indique le rappel du thème à l'orchestre.

U Étoile du Nord fut représentée pour la première fois, le 16 février 1854, avec Mlle Caroline Duprez, la fille du ténor de l'Opéra, dans le rôle de Catherine, M. Bataille dans celui de Pierre, Mlle Lefebvre interprétant Prascovia, etc.

Cinq ans après, le même théâtre donnait une nouvelle œuvre de Meyerbeer, la dernière qu'il lui fut donné d'entendre : c'était le Pardon de Ploè'rmel, opéra-comique de Jules Barbier et Carré, représenté pour la première fois le 4 avril 1859.

Après l'Étoile du Nord, Meyerbeer voulut

sans doute se délasser dans une paysannerie mêlée de merveilleux, en composant le Pardon.

Il faut avouer que les parties pittoresques de l'ouvrage sont traitées de la plus heureuse façon ; quant au côté fantastique, Meyerbeer y a moins réussi. On peut dire aussi que le manque d'intérêt du livret n'était pas fait pour l'inspirer.

On ne saurait raconter l'action, qui est un conte sans caractère.

Un chevrier breton, Hoël, veut trouver de l'or pour pouvoir épouser sa fiancée pauvre, Dinorah : celle-ci persuadée par un rival d'Hoël et croyant à l'infidélité de son amant, devient folle : le traître Corentin souhaite la mort d'Hoël,pour le remplacer dans le cœur de Dinorah.

La partition contient bon nombre de morceaux plus intéressants que ceux qui les chantent.

D'abord, il faut louer l'ouverture qui réunit plusieurs thèmes de l'œuvre ; celui de la Berceuse de Dinorah, la marche religieuse, puis le chœur des saintes Maries, chanté derrière le rideau, effet nouveau au théâtre à cette époque.

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